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Sociologie du polar politique. Entre nihilisme et stratégie de la tension
Bourgoin Nicolas
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782336413433
Depuis une vingtaine d'années, un nouveau courant s'est imposé dans le champ de la littérature noire : le polar politique d'inspiration nihiliste. A la fois contestataire et pessimiste mais dénué d'affiliation partisane, il marque avec le néo-polar des années 70-80 une rupture franche qui renvoie à des évolutions sociales récentes. Pour mieux comprendre cette mini-révolution, nous avons analysé l'un de ses thèmes de prédilection : la stratégie de la tension. Nous avons étudié le processus de production de sept oeuvres dans ses trois dimensions : le producteur, le produit et sa réception. Comment ces nouveaux entrants dans ce champ littéraire ont-ils bousculé les codes du polar ? Comment ont-ils mis en forme la stratégie de la tension dans leur roman ? Pour répondre à ces questions, nous avons interrogé ces oeuvres, leurs auteurs et leurs lecteurs au moyen de différentes méthodes : biblioscopie, entretiens directifs, analyse de contenu, enquête par questionnaire... Notre approche a montré les racines sociales de ce nouveau polar politique et les problématiques qui l'alimentent - chaos de l'après-communisme, peur du terrorisme, scepticisme à l'égard des institutions et des Etats. Ces thématiques font de ce courant littéraire un révélateur de nos sociétés du "nouveau désordre mondial".
1980 : dans un an, la gauche va " changer la vie ". Venu de sa province natale, Philippe monte à Paris pour y faire ses études et s'inscrit à Nanterre où il noue des liens politiques qui le mèneront peu à peu à l'action violente. Fils d'ouvrier mais doté d'un physique avantageux, il multiplie les conquêtes féminines, avec une prédilection pour les femmes de la bourgeoisie qui lui font oublier son infortune sociale. 1985 : le temps des désillusions. Au faîte de sa réussite, Philippe voit sa vie basculer peu à peu. Le monde qu'il a construit, porté par ses espérances révolutionnaires, semble se déliter tandis que les renoncements de la gauche sonnent le glas des utopies émancipatrices. Philippe pourra-t-il échapper aux fantômes de son passé ?
Que peuvent nous apprendre les statistiques de condamnation ? La démarche suivie ici est résolument constructiviste, considérant celles-ci non comme une mesure, même imparfaite, de la criminalité mais comme un produit de la norme juridique - qui définit les frontières du crime - et des politiques pénales - qui déterminent les priorités répressives. Prises dans ce sens, elles deviennent alors productrices de savoir sur la société : les réécritures et les relectures du code pénal sont dictées par des représentations relatives au crime, au criminel et à la réaction sociale appropriée qui ont évolué selon le contexte social et historique. Nous nous proposons d'analyser ainsi les changements à l'origine des variations de la criminalité légale depuis près de deux siècles : économiques (répression accrue de la criminalité contre les biens pendant les périodes de récession), politiques (répression accrue de la criminalité contre la chose publique sous les gouvernements autoritaires, en particulier au 19e siècle) et sociaux (répression accrue des agressions contre les enfants à partir du milieu du 19e siècle, en lien avec les lois sur la protection de l'enfance, puis répression accrue contre les viols à partir de la décennie 1970, à l'époque des mouvements féministes). En retour, la comptabilité des faits relatifs aux condamnations est un outil qui a permis au pouvoir de rationaliser son économie répressive. La statistique, science étatique par excellence, est en quelque sorte le versant chiffré des politiques de contrôle social.
Résumé : Il veut détruire l'humanité. Elle va tout faire pour l'en empêcher. Ils sont venus sur terre - Pestilence, Guerre, Famine et Mort. Chevauchant leurs effroyables destriers, les quatre cavaliers ont parcouru le globe, avec chacun le pouvoir d'anéantir l'humanité. Ils sont venus sur terre... pour nous éliminer tous. Quand Pestilence se dirige vers sa ville, Sara Burn n'a qu'une seule certitude : tous ceux qu'elle connaît, tous ceux qu'elle aime, vont mourir. A moins, bien sûr, que le cavalier aux traits angéliques ne soit arrêté avant. Et c'est exactement ce qu'elle espère accomplir lorsqu'elle tire sur la créature démoniaque et la jette à bas de sa monture. Dommage que personne ne l'ait informée que Pestilence ne peut être tué. Le cavalier - bien vivant et extrêmement furieux - la retient maintenant prisonnière et a hâte de la voir souffrir. Pourtant, après des semaines passées à ses côtés, les sentiments qu'il éprouve pour elle, et ceux qu'elle ressent pour lui, deviennent de plus en plus confus. Sara a peut-être enfin l'opportunité de sauver le monde... mais son coeur, lui, a de fortes chances d'y rester.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.