Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La vérité, c'est d'abord que j'ai mal à la tête
Bourgeois Marianne
DIFFERENCE
15,15 €
Épuisé
EAN :9782729112943
Jésus interrogé par Pilate dans Le Maître et Marguerite répond : " La vérité, c'est d'abord que tu as mal à la tête. " La citation détournée de Boulgakov donne son titre au récit. On y voit la narratrice lire le roman d'une vieille romancière et se prendre la tête entre les mains. N'est-elle pas montrée du doigt et noircie à dessein par le biais d'un personnage du livre ? La vieille romancière n'est-elle pas une amie de l'écrivain célèbre auquel elle ne cesse de penser ? En marchant rue Vieille-du-Temple, au fil d'un long monologue qui s'adresse à lui, elle fait le point sur sa vie. Tandis que les souvenirs défilent, s'interposent les commentaires puisés dans l'?uvre de son interlocuteur comme un contrepoint salubre à ses ruminations. Une rencontre inattendue la surprend au coin de la rue... Et si la vérité c'était d'abord qu'elle avait mal à la tête ?...
Si la raison moderne déclarée en son principe par Descartes comme libre affirmation personnelle de l'universel généralise son application avec le projet rousseauiste d'une politique de la liberté, c'est dans l'écartèlement reconnu entre le volontarisme moral de celle-ci et le constat de son destin historique négatif. Le développement de la raison politique moderne est alors, depuis les deux révolutions marquées par l'héritage de Rousseau, celle, pratique, de 1789, et celle, théorique, de Kant, ordonné à la fondation et détermination nouvelle d'un droit essentiellement républicain, c'est-à-dire à la difficile conciliation des deux exigences conjuguées par un rationalisme qui se veut aussi bien une philosophie morale qu'une philosophie historiale de la politique. Les études composant le présent recueil analysent les divers aspects et moments d'une telle raison politique moderne, de leur socle doctrinal à leur insertion historique. On s'est interrogé notamment sur la signification concrète revêtue par eux dans le contexte proprement français, mais également européen et mondial, de leur problématisation aussi la plus actuelle.
Le texte de Hegel sur le Droit naturel, sans doute le plus difficile — par son exceptionnelle densité — qu'il ait jamais écrit, méritait qu'un Commentaire lui fût consacré, aussi en raison de la place privilégiée qui est la sienne au sein du hégélianisme, et, par là, de toute notre culture. Oeuvre-tournant, où s'assume la crise du monde moderne naissant, il récapitule de façon critique la réflexion théologico-politique du jeune Hegel, et institue originellement et originalement, en ses axes fondamentaux, la spéculation que le Système va développer. Mais dire qu'en lui se nouent, entre autres, les problématiques du rapport des sciences et de la philosophie, de la raison et de l'histoire (en son procès dialectique), du droit et de l'Etat, de l'économie et de la politique, etc., c'est dire qu'il est déjà au coeur d'interrogations qui sont encore les nôtres.
Trente-cinq ans plus tard je revenais dans le port de Gênes voir les travaux réalisés par un architecte auquel rien ne laissait prévoir que je m?intéresserais un jour et pourtant au fur et à mesure que je découvrais son travail, je comprenais mieux ce qui avait pu me pousser à mettre mes pas dans les siens. Et je me demandais soudain si le cargo d?autrefois, celui sur lequel je m?étais embarquée à Brooklyn, n?avait pas croisé en approchant du port un voilier blanc qui partait au large toutes voiles dehors et s?il n?y avait pas à bord de ce voilier l?architecte génois auquel serait confié des années plus tard la rénovation du Porto Antico à l?occasion des célébrations du 500e anniversaire de la navigation de Christophe Colomb ? Renzo Piano, puisqu?il s?agit de lui, a souvent expliqué que la meilleure échappée pour lui, c?était une sortie en mer à bord d?un voilier. En octobre 1974 il était sur le chantier du Centre Pompidou. Marianne Bourgeois nous entraine à Gênes, le plus vieux centre historique d?Europe dont le port a été réaménagé en 1992 par Renzo Piano mais aussi ville natale de l?architecte, à Paris en 1974 quand le Centre Beaubourg provoqua scandale ou admiration, à Bâle dans le raffinement de la Fondation Beyeler, à Osaka pour la prouesse technique de l?aéroport posé comme un nénuphar sur la mer et enfin à New York, relevant le défi de la mesure et démesure du New York Times Building, de la Morgan Library ou du Whitney Museum. Elle nous livre ainsi un portrait sensible de l?architecte et une profonde et ample méditation sur l?architecture.
Si tout le monde en Occident a déjà vu des madones à l'enfant, qu'en est-il des pères à l'enfant ? A une époque où nos sociétés se métamorphosent, n'est-il pas intéressant d'interroger les rapports de père à fils, du moins l'image qui en a été donnée au cours des siècles ? Cet essai rassemble une vingtaine d'artistes qui, en Occident, du Ier au XVIIe siècle, ont représenté un père avec un fils, tableau profane ou sacré, depuis Enée blessé avec son fils sur une fresque de Pompéi jusqu'au Retour du Fils prodigue par Rembrandt. Une promenade guidée à travers les temps forts de l'histoire de l'art qui entend fournir au lecteur de quoi alimenter sa curiosité et lui permettre de poursuivre sa propre réflexion.
Un homme sans nom, à la recherche de sa mémoire, un enfant, une femme, une ourse et Ney. Cinq personnages, peut-être quatre, peut-être un seul en train de rêver, se frôlent en quête de réponses à des questions informulées dans ce récit atemporel, rythmé en courts chapitres. L'espace et les époques se mêlent entre les sommets des montagnes et l'océan. Le mystère reste entier. Au lecteur d'en démêler les fils. L'auteur de Café Europa réécrit ici de fond en comble un récit qu'il avait publié jeune sous pseudonyme. Les obsessions présentes dans Café Europa et Le Livre canoë réapparaissent dans des paysages glacés. Tout est signe. Les empreintes sur la neige ou sur le sable, comme le nombre des vagues, comme les gestes des hommes, comme l'écriture qui griffe la page blanche. Mais si tout est signe, comment les interpréter, comment les déchiffrer? Dans ce très beau livre, énigmatique et dense, Serge Delaive montre une nouvelle fois son grand talent d'écrivain.
Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, Lunus, Juan Serafini, Henk, Sofia, Angel, Hernàn et Lucas, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate... Chaque protagoniste interagit, de près ou de loin, avec les autres. Au lecteur de rassembler les pièces manquantes de ce puzzle, agencées comme des fractales, ces objets mathématiques qui illustrent si bien "l'effet papillon" ou comment l'inattendu peut se glisser au milieu des phénomènes les mieux ordonnés.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Et si votre meilleur ami avait des raisons de se taire? et si un petit garçon voulait que sa "Nanouche" vole? et si un chien ou un lapin n'était pas en peluche? et si une femme se transformait en faisant laver sa voiture? et si un destin se dessinait à la suite d'un mot mal placé? et si la folie se jouait de la tristesse? et si la maladie, la mort et, surtout, l'amour n'étaient pas ce que l'on croit? Dix-sept nouvelles où se côtoient fiction et réalité, où le vrai et le virtuel s'enchevêtrent dans l'aventure de la vie et de la mort. Toutes, elles racontent les "possibles" d'un monde "avec des si"..., où le téléphone joue un rôle non négligeable. Biographie de l'auteur Claudine Helft est membre de l'Académie Mallarmé, du jury du Prix Alain Bosquet et présidente du Prix Louise Labé. Traduits dans une quinzaine de langues, ses poèmes figurent dans de nombreuses anthologies. De Claudine Helft, La Différence a publié un recueil de poèmes, Une indécente éternité (2007), et un roman, Un divorce d'amour (2009).