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Moi, Eugénie Grandet
Bourgeois Louise ; Frémon Jean
GALLIMARD
16,25 €
Épuisé
EAN :9782070131013
Entièrement fondée sur la mémoire et les « motivations enfantines », l?oeuvre de Louise Bourgeois est autobiographique. Au service de l?inconscient, son art cathartique renvoie aux relations mère-enfant ou père-enfant. Eugénie Grandet, célèbre dès sa publication en 1833, met en scène le père Grandet, vigneron d?une avarice instinctive, sa femme que l?insensibilité de son mari écrase et finit par tuer, et sa fille Eugénie, douce, bonne et aimante qui, déçue dans ses sentiments, se referme sur elle-même et devient une vieille fille charitable mais amère. Le roman de Balzac traite donc de lafamille, de l?adolescence, de la douleur et de la solitude: autant de thèmes que Louise Bourgeois, se disant non pas féministe mais « s?occupant du féminin », a explorés sans relâche depuis ses premières peintures, à la fin des années 1930. Il n?est donc rien d?étonnant à ce qu?Eugénie Grandet soit un personnage central dans la genèse de l?oeuvre de Louise Bourgeois qui y voit « le prototype de la femme qui ne s?est pas réalisée. Elle est dans l?impossibilité de s?épanouir. Ce personnage de Balzac est la prisonnière de son père qui avait besoin d?une bonne. Son destin est celui d?une femme qui n?a jamais l?occasion d?être une femme... » Revenant à la broderie, technique féminine par excellence mais surtout mode de création lié au souvenir de sa mère tisserande, Louise Bourgeois nous livre plusieurs séries d?oeuvres qui évoquent le temps qui passe, les occupations inutiles, le flétrissement, la solitude. Une incroyable poésie, non dépourvue d?humour, se dégage de cet art de l?intime, du secret, chez une artiste qui cultive une farouche solitude.
Résumé : Le papier à lettres créé par Louise Bourgoin pour le Papier fait de la Résistance ! Un kit de 20 feuillets + 10 enveloppes créé par Louise Bourgoin pour le Papier fait de la Résistance.
Les Observations diverses de Louise Bourgeois (1609) est le premier ouvrage médical français écrit par une sage-femme, "sage-femme de la Reine" qui accoucha six fois Marie de Médicis. Louise Bourgeois (1563-1636) a vécu à une époque où l'obstétrique évolue : tout entière entre les mains des sages-femmes, elle passe progressivement entre celles des médecins. Le vieux principe Viros non decet (cela ne sied pas aux hommes) va cesser d'être appliqué. Observations diverses sur la stérilité, perte de fruits, fécondité, accouchements et maladies des femmes et enfants nouveau-nés révèlent les croyances autour de la grossesse et les pratiques de l'accouchement. Les descriptions sont souvent truculentes et les comparaisons inattendues : la femme serait comme un grand vaisseau, chargé de passagers de qualité, dont la sage-femme est le pilote—mieux vaut choisir un pilote habile et compétent, connaissant bien les cartes pour savoir en quelle terre s'échouera le navire après la tempête. Combien de bateaux sont perdus à cause de bateliers peu expérimentés, étourdis ou ivrognes ! Au-delà d'une imagerie fantasmatique, ce livre, écrit dans une langue claire et précise, tâche en ce début du XVIIe siècle de jeter les bases d'une nouvelle médecine. Dans sa préface, Françoise Olive, présidente de l'Association des Sages-femmes libérales, rappelle les enjeux historiques de cette profession féminine.
On connaît Louise Bourgoin comme comédienne, c'est aussi une artiste plasticienne passionnée par la peinture. Libre et juste dans ses inspirations, elle nous entraîne à "lire" ces trésors du musée d'Orsay, dans l'impertinence et la poésie. Edwart Vignot complète ces songes et fantasmes par ses éclairages d'historien de l'art, jamais cuistre, toujours passionnant. Leurs regards croisés "déshabillent" les chefs-d'oeuvre peints, dessinés ou sculptés. En mettant à nu leurs sentiments et leurs connaissances, les auteurs, comme le firent tous ces artistes en leur temps, donnent à voir, à lire et à comprendre au-delà des apparences. Qu'il soit sage ou érotique, seul ou accompagné, féminin ou masculin, réel ou sublimé, le nu intrigue, émeut et parfois choque mais jamais ne laisse indifférent. Effeuiller cet ouvrage, c'est découvrir le Beau porté aux nues...
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.