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L'ENGENDREMENT
BOURG LIONEL
QUIDAM
10,00 €
Épuisé
EAN :9782915018196
Il faut du temps pour naître. Du temps et des errances, des cris ou des étreintes, des paysages qui ne s'oublieront plus et, parce qu'on n'a pas le choix, des mots qu'il faut aller chercher parmi ceux qui tombent d'un poste de radio, surgissent au détour d'une page ou bavent, exultent, s'offrent à aimer enfin, à haïr parfois, aux lèvres d'une mère. C'est que l'on ne vient pas plus facilement à la réalité du monde qu'à son imaginaire. Que tout brûle, tout égare et qu'un vieil enfant assiste désormais, désemparé, au naufrage de celle qui, pleurant, braillant des insanités, chantant à tue-tête ou psalmodiant des phrases folles arrachées à ses songes comme à quelques grands livres, ne lui donna pas que l'incertaine clarté du jour.
Résumé : Léo Ferré est mort le 14 juillet 1993. Ce livre n'est pas à proprement parler un hommage, encore moins une hagiographie. Il est plutôt le constat rigoureux de l'influence qu'un artiste hors normes a pu avoir sur un jeune homme, et au-delà sur toute une génération, née entre 1940 et 1960. Influence qui n'a cessé de se propager pour toucher les générations suivantes... jusqu'à aujourd'hui. Ce livre marque aussi le vide immense laissé par Ferré. C'est surtout un texte sur la poésie, sur l'amour, sur l'engagement. Qui, mieux que Lionel Bourg, pouvait signer ce merveilleux aveu de fidélité ?
Livre de mémoire, d'émotions teintées d'humour, d'enfance et d'âge mûr, Geoffroy-Guichard, le vert paradis des dieux trop humains ne se veut pas simple apologie de l'équipe stéphanoise mais, le football brassant de multiples enjeux, une sorte de rêverie ou de méditation alliant la nostalgie aux considérations les plus actuelles. Légende et réalité dès lors s'unissent, l'évocation de la finale de la Coupe d'Europe à Glasgow demeurant sans doute le fil conducteur de ce récit très autobiographique.
Lionel Bourg poursuit depuis des années une quête autobiographique où rien n'est laissé au hasard. Il le prouve une fois de plus en nous invitant à le suivre, avec ses phrases amples et sinueuses, ici et ailleurs, en l'occurrence de Douala (et Limé, Bonassama, Buéa au Cameroun), à Rennes où il fit halte durant plusieurs semaines en 2007 avec passage obligé à Saint-Etienne (où il vit). D'autres rendez-vous affleurent au fil des pages rencontres au fond du bar ou rue des embruns avec des écrivains, des anonymes, des proches, des livres, des toiles, des lieux de résidence ou d'errance... Au final, tous ces trajets, ces croisements d'émotions, de sensualité, de doute, d'égarement, tous ces éclats de mémoire conjugués au présent forment bloc et scintillent, se transformant en une multitude de "feux mal éteints" capables de nous guider longuement, d'un bout à l'autre d'un voyage hors normes, dans une grande et tonique traversée par-delà les creux et les hauts fonds de la réalité humaine. Biographie de l'auteur Lionel Bourg est né en 1949 à Saint-Chamond. Auteur de nombreux ouvrages, notamment aux éditions Cadex (essais, récits, carnets, journaux et poèmes), il a reçu le Prix Rhône-Alpes du livre en 2005 pour son récit Montagne noire (éd."Le Temps qu'il fait). Il a récemment publié L'ombre lente du temps (Fata Morgana), L'engendrement (éd. Quidam), Où le songe demeure (Créaphis) et Le Chemin des écluses (éd. Folle Avoine)."
Pressenti par une station locale à vocation impertinente, je devais confier à des auditeurs l'humeur où me plonge la lecture des journaux. Patatras ! L'émission ne dépassa pas le stade des louables intentions. Chroniqueur sans emploi, j'avais toutefois pris goût à la rédaction de quelques paragraphes élaborés dans la fièvre. Me taire, me priver d'un exercice bénéfique à ma santé mentale, renoncer à cette façon de mémoires du temps, tout cela s'avérait au-dessus de mes forces et c'est malicieusement que j'ai continué... " Décapant ! Réjouissant !
Années soixante-dix : Arno K. habite un quartier délabré de Berlin-Est. Surveillé par la Stasi à cause de ses activités "hostiles et négatives", il est assigné à résidence et à un travail obligatoire. Il fait l'objet de "mesures de désintégration" mises en place suivant un plan destiné à l'isoler et à le pousser insidieusement au suicide. Dans un style laconique et elliptique ? écho littéraire à la privation de parole induite par le système politique et le mode de société "sur écoute permanente" ?, Karsten Dümmel propose, avec Le Temps des immortelles, un roman qui se situe entre Kafka, Orwell et Bradbury.
Un Anglais volant se pose à Fayolle. Pourquoi est-il venu se poser précisément là ? Qui est-il vraiment ? Dans le village, personne n'a de réponse mais tout le monde a une histoire. L'Anglais parle, mais nul ne le comprend. Nouveau Christ, imposteur ou invention collective, il fait des choses extraordinaires... Par-delà son nonsense burlesque, il est une certitude : L'Anglais volant donne indéniablement du grain à moudre à notre pensée.
S'il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d'expliquer sa vie." Elle a fait de son existence une digue pour retenir le passé. Jusqu'à la rupture. Elle est née au Pays basque et a vieilli à Montréal. Un soir de mai 2018, le hasard la ramène brutalement en arrière. Sans savoir encore jusqu'où les mots la mèneront, elle écrit à l'homme de sa vie pour tenter de s'expliquer et qu'il puisse comprendre. Il y a des choix qui changent des vies. Certains, plus définitivement que d'autres. Elle n'a que deux certitudes : elle s'appelle Oyana et l'ETA n'existe plus.
Après une carrière dans le feuilleton radiophonique, un comédien se retrouve au chômage. Il est approché par des services spéciaux de la police. Contre une somme importante, on lui demande de reconstituer, à partir de quelques documents, la voix d'un prisonnier politique mort sous la torture et d'endosser le rôle de celui-ci dans une fausse conférence de presse justifiant un meurtre... Avec cette mise en scène de la dialectique de la vertu et de la corruption dans trois secteurs d'activité interconnectés - police, politique et journalisme -, Rafael Menjívar Ochoa donne à voir, de l'intérieur, un monde désabusé, cynique, où tous les acteurs, manipulés ou manipulateurs, jouent une pièce dont ils ignorent ce qu'elle signifie.