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Cahiers d'études africaines, n° 245-246 - Salariats d'en bas
Bourel E ; Vadot G.
EHESS
33,00 €
Épuisé
EAN :9782713229268
Les réflexions relatives au salariat en Afrique ont connu différentes modes et fait l'objet d'intérêts fluctuants, inscrits dans des historicités plurielles. Ce numéro propose d'en renouveler la compréhension dans plusieurs secteurs d'activités. Il part du constat de l'augmentation récente de la fraction salariée des classes populaires dans de nombreux pays, mobilisée dans les chantiers, les mines, les plantations, le gardiennage ou à travers la monétisation de rapports de travail qui ne l'étaient pas auparavant. Les analyses empiriques et théoriques proposées souhaitent éclairer ce phénomène resté trop discret dans les réflexions scientifiques et l'appréhension des dynamiques globales du point de vue de l'Afrique. Ce numéro étudie les pratiques et les imaginaires associés au travail salarié ainsi que les trajectoires biographiques des salarié. e. s subalternes en s'inscrivant dans plusieurs horizons disciplinaires. En outre, il revisite le rapport salarial en Afrique et relance le débat sur les outils d'analyse pour l'étudier.
Burel Erwan ; Le Corre-Carrasco Marion ; Merlo-Mor
Cet ouvrage est le fruit des journées d'études autour de la nouvelle question au programme de l'agrégation interne d'espagnol, "Le théâtre espagnol contemporain de la mémoire : Juan Mayorga, Laila Ripoll, José Sanchis Sinisterra" , à la Villa Hispánica de Cogny, en octobre 2021. La publication se centre sur la question de la récupération de la mémoire historique en Espagne et la manière dont le théâtre s'est emparé de cette problématique, avec l'étude de trois pièces emblématiques : Terror y miseria en el primer franquismo de Sanchis Sinisterra, Los ninos perdidos de Ripoll et El jardín quemado de Mayorga".
À l'aube du 19octobre 1995, le cadavre d'un homme est découvert dans des rochers, à 80km de Djibouti. Le corps en partie carbonisé est celui d'un magistrat français de 39 ans, coopérant depuis un an au ministère de la Justice djiboutien. Son nom : Bernard Borrel. Alors que le corps du juge est toujours à l'endroit où on l'a retrouvé, un télégramme part de l'ambassade de France à Djibouti vers le Quai d'Orsay à Paris : "Bernard Borrel s'est donné la mort". Sa femme, Élisabeth, est informée du suicide de son mari. On lui promet une autopsie à Djibouti ; elle n'aura jamais lieu. Quand elle demande des documents médicaux, comme les radiographies du corps de Bernard, on lui annonce qu'ils ont disparu. Des amis, des parents tentent de la convaincre que le suicide ne tient pas. Élisabeth, elle-même magistrate, a du mal à admettre qu'on lui cache les vraies raisons de la disparition de son mari. Peu à peu pourtant, elle se rend à l'évidence : elle a été manipulée. Elle dépose finalement plainte pour assassinat en 1997, à Toulouse. Et là, tout commence. Ce livre est l'histoire engagée et passionnante, documents et révélations à l'appui, du long combat d'une femme contre une version fabriquée à la hâte, contre la raison d'État et avec un seul objectif : la vérité.
Frédéric Borel est professeur de physique - chimie. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Jeux mathématiques pour tous (Tana, 2003) et Comprendre la physique (Eyroll, 2007).
Mendelssohn Moses ; Bourel Dominique ; Levinas Emm
Juif refusant à la fois le prosélytisme et l'abandon de ses propres convictions religieuses, Moses Mendelssohn ouvre, dans Jérusalem, la voie aujourd'hui sans retour du dialogue d'idées entre Occident et judaïsme. "L'?uvre de Mendelssohn est actuelle et anime le judaïsme d'aujourd'hui. En effet, elle inaugure une époque nouvelle dans l'histoire juive. Elle témoigne d'un judaïsme se voulant en symbiose avec le monde humain non juif par-delà l'universalisme mystique de l'être-pour-les-autres, qui lui a toujours été familier", écrit Emmanuel Levinas dans sa Préface à cette édition.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.