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Réflexions sur les grands Hommes qui sont morts en plaisantant
Boureau-Deslandes André-François
SHS EDITIONS
14,00 €
Épuisé
EAN :9791041954872
Il est difficile de déterminer au juste le goût qui règne aujourd'hui dans le monde. Quelque bizarre qu'il soit, un Auteur est obligé de s'y conformer, quand il veut plaire au Public. On est déjà las des Livres écrits dans le style de Monsieur de la Rochechefoucault, ou de Monsieur de la Bruyère ; je veux dire, de ceux qui ne contiennent que des maximes détachées ou des réflexions morales. Les Ouvrages de galanterie, & en général toutes les Histoires qui ont l'air de Roman, n'ont plus de cours ; on commence à préférer la Vérité aux vraisemblances les plus flatteuses & les plus agréables. Je sais que l'étude de la Philosophie est maintenant fort à la mode. Tous ceux qui combattent nos préjugés, ou qui éclaircissent une matière abstraite, sont bien reçus, du moins par les Lecteurs intelligents Les plus beaux efforts de l'esprit humain sont ceux qui tendent à perfectionner notre Raison. Pour moi, je me suis senti trop faible à la vue d'un travail si considérable, & j'ai tâché de mériter par une autre voie l'approbation du Monde savant. On ne dédaigne pas aujourd'hui un heureux mélange d'érudition & de critique, pourvu que ce mélange soit également éloigné de l'aridité des Compilateurs, & de l'affectation du Pédantisme. Voilà le milieu que j'ai cru devoir tenir, pour donner à cet Ouvrage un air d'élégance & de vivacité. On trouvera ici des endroits qui paraîtront peut-être chargés d'un trop grand nombre de citations : j'avoue que c'est un mal, mais un mal inévitable mérite d'être excusé. La nature du sujet a voulu que je me servisse du témoignage de plusieurs Auteurs anciens & modernes, je leur ai fait parler leur Langue naturelle, quand j'ai cru ne pouvoir conserver en Français les grâces & la beauté de l'original. L'Urbanité des Romains & l'Atticisme des Grecs sont des choses qui s'altèrent facilement par une traduction : il faut être aussi sûr de son génie que l'était feu Monsieur d'Ablancourt, pour entreprendre de naturaliser les Apophtegmes des Anciens. Comme je n'ai pas travaillé à ce Livre dans le dessein de toujours badiner, ou de toujours parler sérieusement, j'espère qu'on y trouvera une assez grande variété. Oserai-je le dire, j'ai affecté un certain désordre dans l'arrangement des matières, afin de les rendre plus neuves & plus égayées. Une régularité trop scrupuleuse déplait & ennuie à la fin ; mais un peu d'embarras étonne l'imagination, & l'invite à fixer sa légèreté naturelle. Il y a des points de vue qu'on ne cherche que pour trouver des objets dont la diversité soit pleine de bizarreries, l'Art même vient souvent au secours de la nature, pour augmenter un si agréable désordre, & pour le faire mieux sentir.
Boureau Alain ; Desgranges Michel ; Vidal-Naquet P
La principale originalité du christianisme est de se fonder sur un récit beaucoup plus que sur des préceptes. Règles de vie, dogme et rituel y passent toujours par l'interprétation d'un récit, celui de l'Incarnation. Dieu s'est fait homme à un moment précis de l'Histoire, et son enseignement est transmis par des narrations (paraboles), elles-mêmes rapportées par d'autres narrations (les quatre Evangiles). Cet événement capital (la venue de Dieu sur Terre), mais fugitif à l'égard du temps historique, doit s'installer dans la durée de l'Histoire : d'abord par le commentaire perpétuel (exégèse infinie) et, ensuite, par la répétition (les saints imitent, dans leur vie, le récit originel). Tel est le paradoxe du christianisme, souligné dans le titre de l'ouvrage. Jusqu'au XVIème siècle, la construction du christianisme nécessite l'élaboration de nouveaux récits, capables de combler les aspects "incomplets" du récit original. Alain Boureau nous fait découvrir la prodigieuse inventivité narrative du christianisme, créateur d'un "art du récit". Trois vies de saints illustrent cette démonstration. Ces nouveaux récits tendent aussi à légitimer l'exclusion des Juifs : la "biographie" de Judas, ou la destruction des récits concurrents (ceux du Talmud) marquent ainsi la naissance de l'antisémitisme au Moyen Age.
Il est difficile de déterminer au juste le goût qui règne aujourd'hui dans le monde. Quelque bizarre qu'il soit, un Auteur est obligé de s'y conformer, quand il veut plaire au Public. On est déjà las des Livres écrits dans le style de Monsieur de la Rochechefoucault, ou de Monsieur de la Bruyère ; je veux dire, de ceux qui ne contiennent que des maximes détachées ou des réflexions morales. Les Ouvrages de galanterie, & en général toutes les Histoires qui ont l'air de Roman, n'ont plus de cours ; on commence à préférer la Vérité aux vraisemblances les plus flatteuses & les plus agréables"
L'Art de ne point s'ennuyer" d'André-François Boureau-Deslandes est un ouvrage fascinant qui explore les moyens de combattre l'ennui et de cultiver une vie pleine et satisfaisante. Publié au XVIIIe siècle, ce livre offre une réflexion profonde sur la quête du bonheur et l'art de vivre, s'inscrivant pleinement dans l'esprit des Lumières. Boureau-Deslandes, philosophe et homme de lettres, déploie dans cet ouvrage une sagesse pratique empreinte d'épicurisme moderne. Il examine avec finesse les causes de l'ennui et propose des stratégies concrètes pour y remédier, alliant réflexion philosophique et conseils pratiques. Ce faisant, il offre un véritable guide pour une vie épanouie et riche en expériences. L'ouvrage s'attache à montrer comment cultiver le plaisir intellectuel et sensuel comme antidote à l'ennui. Boureau-Deslandes explore diverses activités et attitudes susceptibles d'enrichir l'existence : la lecture, la conversation, la contemplation de la nature, l'exercice de l'esprit critique, et la pratique des arts. Il souligne l'importance de la curiosité et de l'ouverture d'esprit dans la quête du bonheur. Ce livre s'inscrit naturellement dans les catégories "Philosophie pratique" , "Art de vivre" et "Essais sur le bonheur" sur les plateformes de vente en ligne. Boureau-Deslandes y déploie une approche à la fois réflexive et pragmatique, alliant profondeur philosophique et accessibilité pour un large public. "L'Art de ne point s'ennuyer" ne se contente pas d'etre un simple manuel de développement personnel ; c'est une véritable réflexion sur la condition humaine et la recherche du sens de la vie. L'auteur montre comment l'ennui peut etre une opportunité de croissance personnelle et de découverte de soi, plutot qu'un état à fuir à tout prix. L'ouvrage aborde des questions fondamentales sur la nature du bonheur, le role du plaisir dans une vie bien vécue, et l'importance de l'équilibre entre activité et repos. Boureau-Deslandes examine comment ces aspects s'articulent pour créer une existence riche et satisfaisante, offrant ainsi une perspective unique sur l'art de vivre au siècle des Lumières. Un aspect particulièrement captivant du livre est son exploration de la dimension sociale du bonheur. L'auteur souligne l'importance des relations humaines, de la conversation stimulante et de l'engagement dans la vie de la cité comme moyens de combattre l'ennui et de trouver un sens à l'existence.
Structure : - Une introduction très complète : approche et objectifs pédagogiques, méthodologie et conseils ; - Une exploitation détaillée de toutes les activités du livre de l'élève, des activités de prolongement, des astuces de présentation au tableau, de mise en place des activités, d'exploitation de l'espace-classe et des informations culturelles ; - Les corrigés du livre de l'élève et du cahier d'activités ; - Des fiches de révision et d'approfondissement photocopiables pour gérer l'hétérogénéité ; - Des tests d'évaluation photocopiables.
Ce pamphlet, publié en juillet 1850, est le dernier que Bastiat ait écrit. L'auteur en perdit le manuscrit lors du déménagement de son domicile de la rue de Choiseul à la rue d'Alger. Après de longues et vaines recherches, il se décida à recommencer entièrement son oeuvre, et choisit pour base principale de ses démonstrations des discours récemment prononcés à l'Assemblée nationale. Cette tâche finie, il se reprocha d'avoir été trop sérieux, détruisit ce second manuscrit et finira par écrire la version définitive éditée dans le présent ouvrage.
Le sociologue Célestin Bouglé réunit en 1931 dans ce petit livre les résumés de quelques-unes de ses conférences données depuis la guerre auprès de divers groupements de propagande : pacifistes et féministes, laïques et coopérateurs. Comme il le reconnaît lui-même dans son avant-propos, "Le lecteur remarquera que, dans ces conférences elles-mêmes, je me suis efforcé d'incorporer et d'utiliser les résultats des-recherches de sociologie proprement dite auxquelles j'ai pu d'autre part me livrer, par exemple en étudiant les idées égalitaires, la démocratie ou les castes. La question reste ouverte : la difficile question des rapports de la science avec l'action, de la sociologie avec la morale proprement dite. J'ai touché pour ma part à cette question, qui obsède tant de philosophes aujourd'hui, en étudiant "l'évolution des valeurs" ; j'espère pouvoir y revenir quelque jour. Cet ouvrage comprend : Avant-propos, par Célestin Bouglé I. Tradition Française et Société des Nations II. La Coopération Intellectuelle Internationale III. Le Problème Moral de la Démocratie IV. La Vie Morale et l'Idéal National V. Féminisme et Sociologie VI. Producteurs et Coopérateurs.
L'Histoire de l'art est une vaste fresque qui va de la préhistoire jusqu'aux premières années du XXe siècle. Commencée en 1909, terminée en 1927, plusieurs fois remaniée, la totale nouveauté de l'entreprise d'Elie Faure a été d'introduire un genre nouveau devenu populaire et indispensable aujourd'hui : le livre d'art où chaque commentaire peut être comparé aux oeuvres elles-mêmes, la juxtaposition et la confrontation des images justifiant l'audace des rapprochements qui parfois paraissent insolites. Entreprise tout à fait nouvelle à l'époque, elle n'a été, Malraux mis à part, ni égalée, ni dépassée aujourd'hui.
Paul Landormy La musique française (volume 1) : De la Marseillaise à la mort de Berlioz Cette trilogie, promenade musicale et historique du critique Paul Charles-René Landormy, nous montre avec érudition l'évolution de la musique au fil des âges, soulignant pour chaque artiste la plus remarquable de ses oeuvres et l'influence qu'a pu avoir son époque et son entourage. Ce premier opus est consacré à la période qui s'étend de la Révolution à Berlioz. Outre des anecdotes sur les musiciens, plusieurs analyses d'oeuvres importantes - en particulier des opéras - nous sont proposées. Paul Charles-René Landormy est un philosophe, musicologue et critique musical français né le 3 janvier 1869 à Issy-les-Moulineaux et mort à Paris le 17 novembre 1943. Ouvrages : Socrate, Paris, Delaplane, 1901 Descartes, Paris, Delaplane, 1902 Histoire de la musique, Paris, Delaplane, 1910 (a fait l'objet de plusieurs rééditions, revues et augmentées) Brahms, Paris, Alcan, 1920 "Faust" de Gounod : étude historique et critique, analyse musicale, Paris, Mellottée, 1922 Bizet, Paris, Alcan, 1924 La vie de Schubert, Paris, Gallimard, 1928 Albert Roussel (1869-1937), Paris, 1937 Gluck, Paris, Gallimard, 1941 Gounod, Paris, Gallimard, 1942 La Musique française, Paris, Gallimard, 1943-1944 (3 volumes : De la Marseillaise à la mort de Berlioz ; De Franck à Debussy ; Après Debussy)