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Le deuil du pouvoir. Essais sur l'abdication
Boureau Alain ; Péneau Corinne
BELLES LETTRES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782251381213
Au début de 2013, deux abdications souveraines se sont produites : celles de Beatrix, reine des Pays-Bas, annoncée le 28 janvier et celle du pape Benoît XVI, proclamée le 11 février. L'actualité prenait en écharpe les huit siècles que nous parcourons ici. L'abdication, ce renoncement au pouvoir, constitue l'état pur d'un acte de la volonté dans la sphère politique ou religieuse. Une instance souveraine, qui ne dépend de rien d'autre que de soi-même, décide de s'abolir. L'abdication apparaît alors non comme le simple abandon du pouvoir, mais comme un acte de pouvoir- celui de l'individu imposant son choix, se repliant sur son corps et abandonnant le corps politique - ou, du moins, comme une autre façon de le manipuler et de s'en saisir. Ce livre entend donner un écho et un prolongement au texte fondateur et magistral de Jacques Le Brun, Le Pouvoir d'abdiquer. Essai sur la déchéance volontaire, paru en 2009. Notre entreprise a étendu ces variations aux cas mentionnés par Jacques Le Brun sans qu'il en traite, soit dans l'arc temporel premier, pour l'abdication de Christine de Suède (Corinne Péneau), soit dans les temps antérieurs pour la renonciation du pape Célestin V, placée dans la perspective globale du mue siècle (Alain Boureau), ou postérieurs, quant aux départs de De Gaulle (Jean-Michel Rey). Pierre-Antoine Fabre, pour sa part, a ajouté au dossier le cas doctrinal de l'abdication du supérieur jésuite en faveur de son collatéral dans les Constitutions de l'ordre. Et Jacques Le Brun s'est attaché à repérer les échos contemporains de l'abdication dans le film Habemus Papam de Nanni Moretti et dans Le Roi Lear.
Encore le sujet et son émergence médiévale, dira-t-on! Toujours l'individu! Toujours la personne! Comment espérer apporter du neuf dans l'histoire de la pensée médiévale du sujet? On doit renverser la question: comment peut-on parler d'autre chose que de la condition de sujet? Des milliers d'années de littérature, d'histoire ou de philosophie n'ont jamais épuisé l'insondable. Il ne le sera jamais. Ce livre offre une variation nouvelle, avec l'espoir de frôler, dans son parcours propre, quelque noyau lourd de sens. La pensée du Moyen Age central offre un des moments rares où l'humanité, procédant à une mise en ordre et ployant sous des représentations diverses et contradictoires (pensées antique, juive, arabe et chrétienne) ressent la nécessité d'un examen libre et détaillé, sans limites. Comment l'être humain peut-il être un, dans l'instant comme dans la succession? Comment loger un esprit dans un corps? Pourquoi ne cesse-t-on jamais de penser? Aucune interrogation ne fut aussi riche et radicale avant la psychanalyse. Cet ouvrage se veut aussi le récit d'une lutte contre l'aliénation de soi, contre les doubles qui ne cessent d'étouffer l'individu. De vagues individus constitue le troisième volume de la série La Raison scolastique, après La Religion de l'État (2006) et L'Empire du livre (2007). Biographie de l'auteur Alain Boureau, directeur d'études à est médiéviste. Parmi ses derniers ouvrages: La Papesse Jeanne (1988), L'Evénement sans fin. Récit et christianisme au Moyen Âge (1993), Le Droit de cuissage. Histoire de la fabrication d'un mythe (1995), Théologie, science et censure au XIIIe siècle. Le cas de Jean Peckham (1999), La Loi du royaume. Les moines, le droit et la construction de la nation anglaise, (XIe-XIIIe siècles) (2001) Satan hérétique. La naissance de la démonologie dans l'Occident médiéval (1280-1330) (2004).
Résumé : Une femme, travestie en homme, aurait occupé la chaire de saint Pierre vers 855. C'est du moins ce qu'affirme une tradition légendaire largement répandue depuis le XIIe siècle, encore vivace de nos jours. Au-delà de son allure romanesque, le récit met en jeu un interdit fondamental de la culture catholique : le refus du sacerdoce féminin. Il pose aussi la question troublante de l'imposture : que se passe-t-il quand un pouvoir suprême (et divinement sanctionné) se laisse usurper ? Ce livre propose d'abord de repérer l'origine du récit en interrogeant un rite imaginaire (mais constamment rapporté) qui soutient l'existence de la papesse : lors du couronnement pontifical, on vérifierait la virilité du pape, afin de conjurer la menace d'une nouvelle papesse. Qu'est-ce qui se noue autour de ce rite ? Puis on aborde une autre énigme de Jeanne : jusqu'au XVIe siècle, l'Eglise croit et fait croire à l'authenticité de l'épisode. Comment expliquer ce paradoxe ? L'enquête établit les contextes précis d'utilisation du récit, en abordant, de biais, les moments de grande tension de l'Eglise médiévale (question de la pauvreté franciscaine, Grand Schisme). L'auteur esquisse une théorie de l'historicité des modes de croyance. Enfin, rejetée par l'Eglise catholique, la papesse entre dans l'argumentation réformée et anticléricale et passe en littérature où elle poursuit son existence étrange et fascinante.
Résumé : Ce livre aurait pu s'intituler " L'archevêque et les cadavres ". De fait, on y trouve un cadavre qui saigne devant un meurtrier, des mauvais coups, des fureurs, de funestes destins. Mais tout, ici, passe par la doctrine : la violence affecte le discours et l'événement central est constitué par la condamnation, en 1286, de thèses universitaires, tenues à l'université d'Oxford, portant essentiellement sur la nature du corps du Christ mort. Or il se trouve que l'auteur de cette condamnation, l'archevêque franciscain Jean Peckham avait été, trois ans avant cette condamnation, au centre d'une affaire de dénonciation miraculeuse et publique de ce que certains considéraient comme son injustice criminelle : les ossements de l'évêque Thomas de Cantiloupe, mort en exil, avaient saigné en traversant la province du persécuteur. Grâce à une analyse minutieuse du texte de la censure et de ses divers contextes, l'auteur lance des propositions nouvelles sur les pratiques universitaires médiévales, sur la fortune et l'infortune du thomisme, sur la dynamique des concepts et des disciplines scolastiques, sur les articulations entre mentalités communes et culture savante, entre spiritualité et savoir ainsi que sur l'émergence de la formalisation scientifique...
Résumé : Un empire - la domination exercée par la Bible et les autorités - fit naître en retour le rêve d'exercer un pouvoir par l'activité intellectuelle, fondée sur une maîtrise du Livre et matérialisée par les productions de textes. Ainsi s'établit le savoir scolastique. Le présent ouvrage propose une étude du sens et des moyens de l'activité de pensée lors d'un des beaux matins de l'Occident médiéval. Alain Boureau montre d'abord comment se forma une communauté intellectuelle, qui était aussi une corporation sociale, source de promotion et d'exclusion, d'exaltation libre et de dures contraintes. L'institution s'établit autour d'un texte d'enseignement et de débat, les Sentences de Pierre Lombard. Un savoir nouveau en terre chrétienne impliquait de maîtriser les éléments de l'héritage religieux et ancestral : la Bible, les principes de la foi et la patristique. Après avoir analysé les techniques textuelles mises en pratique, que sont l'abstraction intellectuelle et son complément, la casuistique, l'analyse universelle et l'élaboration des distinctions, Alain Boureau oppose la formation d'un langage rationnel dans la communauté scolastique au discours institutionnel qui se solidifia, et à la grande singularité d'une parole individuelle issue de la langue commune. L'Empire du livre constitue, après La Religion de l'État, le deuxième volume de la série La Raison scolastique.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.