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La forme de la ville. De l'Antiquité à la Renaissance
Bourdin Stéphane ; Paoli Michel ; Reltgen-Tallon A
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753536258
La forme de la ville peut être appréhendée à travers sa dimension concrète, urbanistique, mais également à travers les discours, les représentations et les récits d?expériences vécues. Cet ouvrage vise à interroger cette notion par une approche volontairement transdisciplinaire, qui met en perspective les acquis de l?histoire, de l?histoire de l?art, de l?archéologie, de la littérature comparée, sur un laps de temps qui s?étend de la protohistoire à la Renaissance. De l?individuel à l?analyse urbaine ou régionale, ce jeu d?échelle, appliqué à des situations variées, de l?Inde et du Nord-Est iranien à la Libye en passant par les villes de la Méditerranée antique, et de l?Occident médiéval au Paris de la Renaissance, permet de comprendre les multiples façons dont la forme de la ville a été pensée. La forme de la ville a en effet constitué un enjeu identitaire, ainsi dans l?Espagne de la Reconquête, en même temps que la traduction concrète d?une idéologie ou d?un pouvoir politique, par exemple dans les villes étrusques ou dans les villes médiévales italiennes transformées par les pouvoirs princiers. La ville, et sa représentation, possèdent également une dimension morale, archétypale, qui transparaît notamment dans les réminiscences livresques attachées à la description de telle ou telle, comme la Rome de Montaigne, la Troie de Virgile ou la Jérusalem de Hraban Maur. La forme de la ville se fait enfin parfois évanescente, problématique, tant le concept de "ville" varie en fonction des époques et des espaces.
Boudin-Lestienne Stéphane ; Mare Alexandre ; Girau
Née en 1891, passionnée par la peinture et la musique, Hélène Henry n'a jamais suivi aucune formation spécifique lorsqu'elle arrive à Paris, à 25 ans. Elle commence par acheter un petit métier à main, s'installe dans un atelier et crée des écharpes qu'elle vend à des couturiers comme Worth ou Nicole Groult. Elle apprend seule à se servir de son métier à tisser et en 1923, elle montre des essais à Francis Jourdain, dont les poteries l'inspirent. Il expose ses créations dans sa boutique et la présente à Pierre Chareau et au cercle de leurs amis "modernes" (Paul Poiret, Pierre Legrain, Jacques-Emile Ruhlmann). La même année, elle s'installe dans un atelier plus grand. H. Henry dessine et peint : bandes, rayures, damiers, motifs géométriques ou dégradés subtils d'une seule teinte. Elle expérimente de nouvelles techniques pour juxtaposer ou opposer des matières ou des points de tissage, en invente de nouveaux. Par le jeu des reliefs et des masses, ses créations semblent être réalisées en trois dimensions. Elle est la première en France à utiliser des fibres artificielles, rayonne ou viscose-fibrane, qu'elle croise avec des fils de coton et de laine. En 1925, elle participe à l'ambassade française du pavillon de la Société des artistes décorateurs (SAD), qui lance le style Arts déco lors de l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris, où ses tissus sont exposés dans le bureau-bibliothèque de P. Chareau et dans la salle de repos. Elle quitte la SAD en 1929 pour participer à la fondation de l'Union des artistes modernes (UAM), aux côtés de Mallet-Stevens, Herbst, Jourdain, Templier, Charlotte Perriand, Sonia Delaunay et d'Eileen Gray, entre autres. Elle reçoit des commandes pour la Villa Noailles de Mallet Stevens, à Hyères (1924) ; le palais du maharajah d'Indore (1930) ; le palais de la Société des nations, à Genève ; le paquebot Normandie ; l'Exposition internationale des arts et techniques de Paris en 1937. Après la guerre, elle participe, avec ses anciens amis de l'UAM, aux expositions de la section "Formes utiles" du Salon des arts ménagers où elle décline ses écossais, ses bandes et ses constructions rigoureuses. Mais ses créations, réalisées à la main, en exclusivité pour un client précis, ne trouvent plus preneur : ses remarquables pièces uniques ne peuvent lutter avec les tissus industriels qui arrivent sur le marché européen. Elle supervise cependant le tissage de ses modèles jusqu'à sa mort, en 1965. 20 ans plus tard, son talent est redécouvert grâce à des galeristes spécialisés et à des expositions comme Les Années UAM, au musée des Arts décoratifs de Paris, fin 1988-début 1989, ou Pierre Chareau, au Centre Pompidou à Paris, (1993-1994).
Le numéro est consacré aux rencontres conclusives du programme de recherche : "Contacts et acculturation dans l'Etrurie classique : images, notions, artefacts (CAECINA)". L'objectif consistait à étudier les mutations de la société étrusque entre son émergence et sa disparition (VIIe-Ier siècle av. J.-C.), au contact des peuples italiens (Celtes, Ligures, Romains...) et méditerranéens (Grecs, Carthaginois...), tant du point de vue matériel que du point de vue culturel, en portant une attention particulière aux phénomènes d'hellénisation, de celtisation et de romanisation.
Envisager l'histoire de la domination romaine à travers l'étude des organisations humaines et des modes d'habiter, telle est l'ambition de cet ouvrage. Il est conçu comme un dialogue entre archéologues, historiens de l'art, historiens et spécialistes de littérature ancienne, tous élèves ou collègues de Xavier Lafon, à qui ce livre est offert. Au coeur de cet ouvrage se trouvent l'Italie, le monde celtique et les villes du sud de la Gaule, depuis leur conquête par Rome jusqu'à la fin de l'Antiquité. Les modes d'habiter sont envisagés depuis l'échelle la plus large, l'occupation et l'aménagement du territoire, jusqu'aux détails des formes architecturales et du décor - dans leurs aspects techniques autant qu'esthétiques. C'est donc un parcours dans l'espace des villes romaines qui est proposé, entre monuments et maisons, mais aussi dans le monde romain, depuis la Grèce où Rome trouve un répertoire des formes architecturales et décoratives jusqu'aux villes d'Occident qui prennent à leur tour Rome pour modèle.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.