Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La médiation chrétienne en question. Le jeux Léviathan
Bourdin Bernard
CERF
28,01 €
Épuisé
EAN :9782204088251
Le problème théologico-politique est depuis ces dernières années abondamment traité à la faveur des oeuvres de Carl Schmitt et, plus largement, des débats relatifs à la place des religions dans l'espace public et politique. De là une inflation de l'expression " Théologie politique " sans jamais rigoureusement préciser à quelle théologie et à quelle tradition religieuse renvoie cette expression. Ce manque de précision vaut à l'intérieur même du christianisme. S'il existe un phénomène théologico-politique chrétien, celui-ci n'en est pas moins polysémique en raison de ses périodisations historiques et de la pluralité de ses traditions ecclésiales. Cet ouvrage entend articuler l'originalité du théologico-politique chrétien dans sa globalité à ses différentes composantes, tout en dégageant des concepts spécifiquement chrétiens. Au nombre de ceux-ci, celui de médiation occupe une place centrale, à commencer par ceux de médiation du Christ et de l'Eglise. Mais l'ouvrage vise aussi à démontrer que la médiation chrétienne, dans ses conséquences théologico-politiques, a eu une signification décisive dans la genèse de la modernité séculière avec l'avènement de l'Etat et de l'Etat libéral. On ne saurait donc faire l'économie d'une interprétation théologico-politique de la constitution autonome/séculière des sociétés européennes et occidentales comme l'attestent les philosophies politiques de l'Age classique.
Ne faut-il pas que Dieu soit "décoïncidence", c'est-à-dire décoïncide de toute nature ou codification de Dieu, pour que Dieu s'active et se promeuve en Dieu ? Et n'est-ce pas où peuvent se croiser hébraïsme, catholicisme et protestantisme quand ils dés-adhèrent de leur attachement coïncidant, enlisé, avec eux-mêmes, et cela sans forcer quelque oecuménisme ? A travers le prisme de la décoïncidence, Bernard Bourdin éclaire ici d'un nouveau jour la pensée théologico-politique. Un penseur juif – Pierre Abraham – et trois théologiens protestants – Pierre Benoît, Elian Cuvillier et Rudi Popp – ré- interrogent de façon féconde la puissance de leur tradition religieuse. Jean-Pierre Bompied, Alain Douchevsky et Benoît Mathot apportent également un éclairage philosophique décisif sur les fils tirés par François Jullien pour interroger "Dieu". Dans un monde devenu si indifférent à l'idée de Dieu, autant de chemins de rencontre qui, dans la tolérance, redonnent à "Dieu" de la saillance.
Maire Catherine-Laurence ; Bourdin Bernard ; Gueni
Le " problème " autour duquel tourne ce colloque tenu les 13 et 14 janvier 2022 à Paris est celui de la forme que les rapports entre l'Eglise catholique romaine et l'Etat ont prise en France : les " libertés de l'Eglise gallicane ", autrement dit, le " gallicanisme " selon le néologisme forgé au cours de la querelle qui renaît à la suite de l'instauration du Concordat de 1801 signé entre Bonaparte et Pie VII. Ce néologisme accompagne la longue genèse de la séparation des Eglises ou cultes et de l'Etat. Il n'achèvera de perdre sa pertinence polémique qu'après la loi de séparation du 9 décembre 1905. Des spécialistes issus de plusieurs disciplines s'interrogent sur les différentes figures qu'a connu, du Moyen Age au xxe siècle, cette recherche d'une autre voie entre le catholicisme d'Etat, la monarchie confessionnelle espagnole et l'Eglise anglicane d'Etat, pour essayer de comprendre s'il existe ou non une spécificité du modèle d'équilibre français par rapport à d'autres manières nationales de régler les rapports entre l'Eglise catholique romaine et l'Etat.
Lorsque Peterson prend position contre le nazisme en 1933, son itinéraire spirituel et intellectuel l'avait déjà préparé à s'opposer à la politisation de la foi chrétienne: attaché à une conception visible de l'Eglise, il quitte le protestantisme pour devenir catholique en 1930. De plus, sa conception de la théologie le conduit à récuser toute compromission avec le « nationalisme chrétien », qu'il soit luthérien ou catholique. L'on comprendra ainsi que, s'appuyant sur les doctrines de la Trinité et de l'eschatologie, une théologie politique ne peut être légitimée. Mais pour originaux qu'ils soient, les arguments de Peterson, notamment ceux développés dans Le Monothéisme : un problème poli-tique, sont peu connus du public français. Par ailleurs, s'ils ont suscité un intérêt réel chez de nombreux théologiens, ils ont aussi été l'objet de controverses, en particulier avec le juriste et politiste Carl Schmitt. Sur le plan scientifique, la reconnaissance de son oeuvre n'en a pas moins suscité des discussions sous l'angle de l'argumentation historique. Bénéficiant de la distance nécessaire acquise par l'actualisation de la recherche dans les sciences religieuses, l'histoire du christianisme et la philosophie politique, les présentes contributions pluridisciplinaires visent à mettre en valeur tant les enjeux fondamentaux que les limites de l'approche par Peterson du rapport du christianisme avec la sphère politique.
Résumé : Y a-t-il incompatibilité entre la loi de Dieu et la loi de la République ? Non répond l'auteur ; les deux lois ne sont pas du même ordre et les Chrétiens sont à même d'être non seulement des citoyens de plein exercice, mais les moteurs d'une démocratie renouvelée. Le chrétien apporte une plus-value à la vie démocratique. Pour en faire la démonstration l'auteur commence par un diagnostic sur la situation actuelle de la démocratie et son rapport aux religions. Puis il en vient aux difficultés du christianisme à se faire entendre dans ce monde démocratique. Dans cet ouvrage Bernard Bourdin développe de nombreux thèmes, historiques et contemporains : l'autorité et le pouvoir, la légitimité, le bien commun, la nation, la représentation politique, le dialogue des civilisations et pour conclure l'urgence écologique. Or, par rapport à ces questions, il montre que la foi du-chrétien est une ressource civique. Car l'originalité chrétienne est de ne pas réduire la vie politique. D'où sa mise en avant de la notion clé, la dé-coïncidence. Tout le défi de la démocratie est qu'elle ne peut jamais faire coïncider la vie politique avec le droit, comme elle ne peut jamais faire coïncider les exigences de la politique et de la religion. L'originalité de la responsabilité civique ne réside dans aucune norme préétablie juridique ou religieuse, mais dans la délibération publique. La démocratie est par conséquent la preuve de l'inachèvement de la vie terrestre. Elle ne coïncidera jamais avec le Royaume de Dieu.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".