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Tchad 1998
Bourdette-Donon Marcel
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782738465443
Pays miné par les guerres civiles et la disparition des institutions lors des événements de 1979, le Tchad s'efforce de retrouver, depuis les années 1990, une certaine stabilité, même si celle-ci demeure encore toute relative. Un timide processus de démocratisation s'instaure qui, bien que diversement apprécié, s'avère néanmoins porteur d'espoir. Source de conflits traditionnels, le Nord, composé de pasteurs nomades, musulmans, de tradition guerrière, se différencie fortement du Sud, peuplé en majorité d'agriculteurs sédentaires. Fondée sur un ensemble de déséquilibres, une économie fragile tente toutefois de se remettre en place, encore contrecarrée par les clivages ethniques, un environnement naturel difficile, une population qui se caractérise par sa jeunesse ainsi que par son accroissement naturel qui, selon les prévisions, devrait la faire doubler tous les vingt-sept ans, un taux de chômage toujours accru par l'exode rural et un marché de l'emploi saturé. Dans un contexte où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, où les femmes restent, le plus souvent, victimes des préjugés sociaux et de diverses interdictions mais où la manne pétrolière nourrit tous les espoirs, nous avons voulu tenter un inventaire, par rubriques, des différents secteurs de la vie économique, politique et sociale du Tchad pour souligner toutes les ambiguïtés d'un pays qui n'a pas encore pris conscience de la richesse de sa diversité culturelle et où la tentation spontanée de la domination semble encore l'emporter sur une véritable philosophie politique de la complémentarité.
II n'y avait pourtant aucune tentation héroïque chez lui, juste la volonté de s'en sortir, embrouillé au milieu de truands qui pataugeaient sur des chemins fangeux. La pluie n'avait jamais cessé de tomber, la peur de briller, les rivières de déborder, recouvrant de boue les cadavres, la haine et les coups de poing. Tellement de types étaient morts dans ce métier que ceux qui restaient s'employaient à esquiver avec, pour seule ambition, de terminer sain et sauf la journée. " Selon Hector Gafi, un policier de l'Office de répression de la grande délinquance financière, Graziella ne pouvait ignorer qu'elle récupérait de l'argent sale en se faisant remettre, en toute discrétion, des liasses de billets dans un sac plastique. Rien ne permettait d'établir, en revanche, que cette égérie de mode savait qu'il s'agissait de fonds issus d'un trafic de drogue...
Sous le couvert de l'humour et du jeu, de l'innocence et du futile, il existe un Queneau engagé, politique, animé par la volonté de répercuter l'image de son temps. Ce qui l'amène à moderniser la littérature et à présenter, sous un jour nouveau, le spectacle de la vie, au sortir des années de guerre et de décolonisation. Ses textes sont un condensé de l'histoire économique. Parallèlement au dynamisme de la société industrielle, apparaît un autre versant social : celui de la marginalité et du chômage, de l'immobilisme et de la panne. C'est ce déclin, ce désenchantement, qu'anticipe Queneau, sur un mode satirique, burlesque, empreint de pessimisme et de désillusion.
On peut objectivement considérer que l'aventure de la poésie au Tchad suit aujourd'hui trois grandes orientations. La première tendance consiste à écrire pour rendre compte du chaos et dénoncer l'aliénation dont le peuple est victime. A travers unie esthétique torturée, provocatrice, ces textes sont toujours l'expression d'une "descente aux enfers" qui véhicule le flux tourmenté des émotions de l'artiste, de ses sentiments, de sa révolte, à l'origine d'une poésie libertaire qui épouse, pour les rejeter avec d'autant plus de violence, les brutalités historiques et sociales des années noires. La deuxième tendance qui parcourt la poésie tchadienne tend à concéder une place prépondérante au rythme et aux phénomènes sonores. Sorti d'une période de révolte, l'artiste cherche à présent de la profondeur dans la vie, se lance à la recherche d'harmonies nouvelles destinées à rendre compte d'une affinité partagée avec les éléments. La description de paysages désertiques laisse deviner son attirance pour le néant, son attrait pour le vide, le rien, au centre duquel il situe désormais le "moi". La troisième tendance révèle un poète hanté par l'intolérance et la barbarie, horrifié par la violence de la jungle humaine. Ce courant, que l'on peut considérer comme intermédiaire, s'inscrit dans une veine satirique nourrie des perturbations du quotidien. Le ton, tour à tour féroce, exubérant ou débridé, participe du lyrisme de cette poésie où coexistent la violence et l'humour. Une imagination, de l'ordre de l'effrayant et de l'obscur, nous entraîne dans le royaume des "morts vivants" où la coexistence trouble de la nature et du surnaturel mêle le réel au fantastique, montrant ainsi que même la mort peut être exorcisée par le langage.
Profitteur, dilettante et quelque peu désabusé, Jean-Robert Rafin, que rien ne prédisposait à découvrir l'Afrique, débarque au pays des arrivistes, des médiocres, des sauvages de tout bords. Il pénètre au coeur de la forêt, des savanes et des semi-déserts mais aussi de l'incertitude, du silence et de la peur. Il découvre les circuits occultes et tortueux, la cupidité et la corruption, l'agitation sociale et les conflits armés dans un pays où chacun tente d'échapper à sa condition misérable. Plongé dans une ville en pleine ébullition, le protagoniste s'éprend de la belle Noémie au service d'une organistaion humanitaire.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !