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René & Jean
Bourdet Lolita
FILIGRANES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782350462264
René vit dans la Creuse, Jean dans le Morbihan. Ils ne se connaissent pas, pourtant ce sont mes deux grands-pères. Je suis allée à leur rencontre de décembre 2009 à janvier 2011 afin de recueillir leurs paroles et de fixer des images de leurs univers respectifs. Bien qu'ils soient très éloignés l'un de l'autre, j'ai relevé chez eux de nombreuses similitudes. D'abord leur enracinement prononcé dans le terroir, et leur rapport très particulier à la nature qui en découle. Ils ont eu tous les deux une enfance paysanne. Jeunes, ils ont choisi de quitter leur terre natale pour travailler l'un à l'étranger, l'autre à Paris, et sont finalement revenus plus tard vivre chacun dans leur région ancestrale. Ils ont ensuite en commun une sensibilité artistique exacerbée. Chez eux, les frontières qui existent entre l'action créative et le quotidien sont mouvantes. La collection, le glannage, l'accumulation constituent la matière première de leur imaginaire. Le fait qu'ils vivent tous deux reclus et en autarcie, après avoir fait le choix de voyager, de s'ouvrir sur le monde, n'y est sûrement pas étranger. Ces points de convergences me mènent à penser que pour l'un comme pour l'autre, cette "oeuvre" permanente est vécue comme une évidence, voire une nécessité. Ces textes et ces images tentent de retracer en filigrane les rapports qu'entretiennent René et Jean avec la création, la poésie et leur quotidien.
A première vue, rien de commun entre la dernière passion de deux sexagénères, le Don Juan napolitain qui croit revivre ses amours avec une souveraine du XVè siècle, la nana persécutée par sa phobie des araignées... Vus à contre-jour, pris entre bon sens et fantasmes, ils semblent victimes de la folie humaine, des catastrophes naturelles, des préjugés, de leurs propres vices, de leurs complexes, ou des tours que l'imagination leur joue. L'éclairage révélateur, c'est le regard tour à tour ironique, tendre, cynique, bouleversé, que l'auteur porte sur ses personnage et qui tisse un lien impalpable entre ces dix nouvelles.
Lison a disparu. Elle était délurée pour ses huit ans, intrépide, adorable. C'est Cathy, sa complice, son âme soeur, qui raconte : l'attente, les recherches, l'enquête et les fausses pistes, les illusions et le désespoir. Une enfant déchirée, désorientée, pour qui le monde désormais sonne creux et la nature a perdu ses mystères. Les exagérations climatiques d'une Provence sans cigales et sans farandoles reflètent les tourments secrets de Cathy. Sa longue et douloureuse quête pourra-t-elle enfin lui ramener Lison ?
Quand elle arriva dans notre village pour y établir ses quartiers, flanquée d'un mari chétif et déjà pourvue d'un quatuor de marmots disparates, sa renommée l'avait précédée. Aussi la majorité des femmes voua-t-elle d'emblée une flagrante hostilité à cette croqueuse d'hommes, femme fatale version campagne, capable de faire tomber dans sa manche en deux temps trois mouvements tous les mâles qui s'aventuraient à sa portée. " M.B.
La série "La chute? met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Hip Hop de Capoeira et de danse contemporaine. Une « chute de l'ange » des années 2000, toute en tension et en énergie, entre ciel et terre.Juste après la crise des banlieues de 2005, entre pesanteur et gravité, j?ai réalisé des photographies en suspension dans une architecture générique et populaire. J?aime qu?à l?ère de Photoshop, la photographie puisse encore surprendre et témoigner d?instants ayant réellement existé, sans trucages, ni manipulations explique Denis Darzacq.Dans des cités d?un Paris populaire et urbain, il créée des images baroques de corps en apesanteur, en lévitation. Propulsion. Perte de gravité. Energie. Poussée. Bascule des perspectives. Et UNE question: que fait-on de cette énergie? Que fait-on de ces corps qui veulent entrer dans le ?je? et qui risquent de s?écraser au sol si on les ignore, si on les laisse tomber.Il y a dix ans, en pleine guerre du Golfe, l?artiste s?est rendu en Algérie pour faire un reportage sur des danseurs algériens, dont il a tiré une pléthore de photos et de vidéos. Séduit par ces visions de jeunes en suspension dans l?espace, le photographe décide par la suite de se rendre dans les cités et de demander à des danseurs et des sportifs de sauter devant des fonds choisis."
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.