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La négociation. Eté 1940 : crise au PCF
Bourderon Roger
SYLLEPSE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782913165229
En juin 1940, dans Paris occupé par les troupes allemandes, Maurice Tréand, responsable des cadres du PCF, et Jean Catelas, député d'Amiens, négocient à l'ambassade d'Allemagne la reparution légale de L'Humanité, avec l'accord de Jacques Duclos, secrétaire du parti. Les oppositions à cette démarche, condamnée début août par le Komintern, sont nombreuses. Duclos dédouané de toute implication dans l'épisode, " l'affaire " Tréand commence et, avec elle, une grave crise de direction. Rédigés en octobre 1940 et en février 1941, deux rapports d'Arthur Dallidet, proche collaborateur de Duclos, permettent de pénétrer au cœur des méthodes de direction du communisme kominternien et d'analyser le mécanisme de la disgrâce politique de Tréand et de son entourage - notamment de Jean Catelas -, sous l'accusation majeure de constitution d'un " groupe " antiparti. Ces deux rapports sont contredits sur des points essentiels par le témoignage capital d'Odette Janvier, ancienne agent de liaison de Catelas, restée dans l'ombre jusqu'à ce jour. La confrontation entre le texte écrit et la parole d'un acteur plongé dans l'événement permet de mieux percevoir l'évolution de la crise. Le destin tragique de Jean Catelas émerge des fureurs d'une époque où coexistent les aberrations politiques de la direction du PCF et les premiers linéaments de la résistance communiste, sur fond d'acharnement répressif de l'État français. De son implication dans les négociations de l'été 1940 et dans la reconstruction du parti aux côtés de Tréand jusqu'à son assassinat légal le 24 septembre 1941 par le Tribunal d'État créé par Vichy, l'itinéraire de Jean Catelas concentre les drames de l'année terrible qui s'écoule entre les deux étés de 1940 et de 1941.
Dès sa première série, François Bourgeon impose son réalisme et son sens méticuleux de la reconstitution. Avec Brunelle et Colin, il sort le Moyen Âge des clichés romanesques et courtois pour nous plonger dans un univers fait de passion, de misère et de violence. Ce sont les premiers pas d'un genre, la bande dessinée historique réaliste, qui connaîtra par la suite un succès retentissant. Cette intégrale regroupe les deux albums dessinés par François Bourgeon.
Textes clandestins présentés par Roger Bourderon. Avant-propos de Claude Mazauric. Ces textes sont : "L'Obscuantisme au XXe siècle" et "Révolution et contre-révolution au XXe siècle" (Réponse à "Or et Sang" de M. Rosenberg). 28 novembre 1940 : l'idéologue nazi Alfred Rosenberg prononce une conférence à la Chambre des députés, devant le tout-Paris de la collaboration. Février 1941 : deux textes sont publiés et distribués clandestinement par le Parti communiste français. Ces textes, au style incisif et à l'ironie mordante, opposent à l'irrationalisme et à l'obscurantisme de Rosenberg une profession de foi rationaliste qui puise sa force dans les traditions françaises de Descartes aux Lumières. Ils constituent la seule réfutation philosophique, idéologique et politique du moment aux thèses racistes de l'occupant nazi.
Régulièrement enrichis et mis à jour, les Schémas et circuits électroniques de Roger Bourgeron regroupent les principaux circuits électroniques debase. Judicieusement associés, ils permettent de concevoir de nombreux systèmes électroniques, destinés à de multiples usages (mesure, audio-vidéo, détection...). Il s'agit donc là, pour les concepteurs ou utilisateurs de circuits, ingénieurs, techniciens et étudiants, d'une indispensable source documentaire et d'un véritable outil de travail. Cette nouvelle édition, refondue en deux volumes complémentaires (de l'alimentation à l'optoélectronique et du générateur de signaux aux circuits logiques), a fait l'objet d'une mise à jour complète. Les composants et circuits périmés ont été supprimés, et près de 1900 nouveaux schémas ont été introduits. Biographie de l'auteur ROGER BOURGERON. Ingénieur de formation, il a travaillé dans l'industrie des télécommunications puis enseigné l'électronique en lycée technique.
Animateur des Brigades internationales, au coeur de la Résistance pendant la libération de Paris, Henri Tanguy (1908-2002) fut l'une des figures héroïques de sa génération, l'un des hommes qui, sans tenir compte des revirements partisans, ont affronté le fascisme sans relâche. Roger Bourderon s'attache ici aux trois visages de Rol - Tanguy, des usines Talbot, lieu de ses premiers combats militants, au PC souterrain de la place Denfert, quartier général de l'insurrection d'août 1944. Le communiste, entré jeune dans l'élite ouvrière des métallos, syndicaliste de choc. Le résistant : commissaire politique de la 14e brigade internationale ; acteur majeur de la résistance armée de 1941 à 1944, devenu Rol en hommage à un camarade tombé en Espagne ; chef régional des FFI au moment de la libération de Paris, et comme tel, cosignataire de la capitulation allemande au côté de Leclerc. Le soldat : officier exemplaire des campagnes de France et d'Allemagne, relégué pour cause de guerre froide, de 1947 à 1962, au dépôt central des isolés à Versailles. Fondée sur des archives et des témoignages inédits, cette biographie fait revivre une grande figure de combattant du XXe siècle qui fut aussi un ardent militant de la mémoire de la guerre d'Espagne et de la Résistance. " De février 1937 au 8 mai 1945, j'ai toujours été au combat ; j'ai encore, dans le corps, une balle de mitrailleuse qui m'a frappé, le 18 juin 1938, sur le front de l'Èbre ".
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.