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Danse cinéma
Bouquet Stéphane
CAPRICCI
24,99 €
Épuisé
EAN :9782918040491
Danse et cinéma ont le profond point commun d'être des arts du mouvement. Comment un danseur traverse une scène, comment une actrice traverse un plan ? Autant de façons de dire de quelle manière ils habitent le monde : vite ou lentement, avec joie ou avec tristesse. Pourtant leur rencontre n'allait pas de soi. Si la caméra prend en charge le mouvement, pourquoi les corps iraient-ils danser ? Et si les corps dansent, comment la caméra doit-elle bouger ? De ces deux arts du mouvement, lequel doit prendre le dessus ? C'est à ce point de collision, à la fois naturelle et problématique, entre danse et cinéma, que se situe cet ouvrage. Quel geste pour quelle histoire ? Qu'est-ce qu'un cow-boy qui danse ? Comment faire un gros plan sur une scène, par quelle invention du visage ? Pour faire un couple suffit-il de marcher ensemble ? Pour répondre à ces questions, Stéphane Bouquet, qui dirige l'ouvrage ainsi que l'exposition et la rétrospective éponymes qu'organise de septembre à mars le Centre national de la danse, a choisi des voix aux tonalités distinctes. Les études théoriques côtoient aussi bien de brefs entretiens que des essais dont les styles les rapprochent de la littérature, construisant un sommaire riche et ouvert, davantage tourné vers le présent que puisant dans l'histoire.
Nos amériques est l'histoire d'un séjour: à New York peut-être, mais surtout dans l'utopie presque réalisée, dans la lumière, près d'un fleuve qui coule, avec tous les gens qui marchent sur le trottoir, et les voitures, les poutrelles métalliques. Dans cette ville-là, plusieurs personnes parlent, des je tu il elle, afin qu'on soit sûr que la conversation est bien commune et le quasi-bonheur mondialisé. S. B.
Résumé : Depuis longtemps insiste le distique suivant : un homme est très peu de mots/qu'il recommence jusqu'à sa mort. Quelques-uns de ces mots servent à la définition d'un possible paradis : par ex. le mot fleuve, les mots frère ou chose, le sujet nous qui est un ensemble commun, l'éparpillé du mot neige et son équivalent anglais snow, par ex. la joie qu'il y a dans le mot danse, ou dans le prénom de lui, etc.
Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein est "le" cinéaste de la révolution soviétique, et les images de ses films se superposent aux photos d'archive dans l'imaginaire collectif. Les deux expériences essentielles pour sa formation sont la lecture de Freud et sa rencontre avec Meyerhold. Passionné d'art, il participe aux mouvements d'avant-garde, dessine des décors et fait ses premières mises en scène de théâtre dans les années 20. Passé au cinéma, son ambition est d'éduquer les masses par le film, de créer une psychologie collective de "l'homme nouveau". Le montage est au c?ur de son écriture cinématographique. La dernière séance de son premier film, La grève, sur la révolution avortée de 1905, monte en parallèle un massacre de bovins et celui des ouvriers par la police. Suit un an plus tard Le Cuirassé Potemkine, immense succès international qui reste aujourd'hui un classique absolu du septième art. En 1929, il part aux Etats-Unis et tourne Que viva Mexico!, une histoire du Mexique depuis les premiers dieux de pierre. Son retour dans l'URSS stalinienne des années 30 est douloureux; il ne peut exercer son art que sous la pression de la commande et de la censure. Ses deux derniers films sont des allégories puisées dans l'histoire de la Russie: face à la menace hitlérienne, Alexandre Nevski raconte la victoire du prince Nevski contre les chevaliers Teutoniques au treizième siècle; Ivan le terrible, où le tsar est la métaphore de Staline, est un hymne à la nation russe désormais en guerre, et avant tout à son chef. Eisenstein a-t-il été un communiste? Sans doute plutôt marxiste sincère, au sens de sa croyance en la vivacité infinie du peuple. Biographie: Ancien rédacteur aux Cahiers du cinéma, Stéphane Bouquet est écrivain et scénariste.
« Il y a un peuple: ou au moins il y a l'espoir d'un peuple, d'une affluence faite de gens et de passé et de mémoire contenus dans des livres et des fois dans des corps vivants et on monterait dedans, on serait compris dans le mouvement général. Et c'est le monde. » Le monde comprend: d'autres textes, certains visages, des corps mais loin, la vie de chaque jour, un voyage aux États-Unis vers une origine improbable, Tyler, des soldats morts, une autre langue.
Résumé : D'Oscar Micheaux à Spike Lee, des race pictures aux cinémas d'avant-garde en passant par la blaxploitation, est-il possible de retracer une histoire du cinéma noir ? C'est le pari de cet ouvrage, qui multiplie les points de vue (critiques, cinéastes, spécialistes) pour proposer une double approche historique et analytique.
Résumé : On l'a appelé "Mel-une-prise" pour sa capacité à livrer le meilleur de lui-même dès la caméra enclenchée. Mais Mel Gibson porte aussi le surnom moins flatteur de "Mad Mel". Echo bien sûr au rôle de motard vengeur qui a lancé sa carrière et qu'il aurait décroché, selon la légende, après une bagarre de bar, mais aussi à cause de ses dérapages à répétition et de ses projets pharaoniques : le tournage épique de Braveheart, la reconstitution grandeur nature de Jérusalem pour La Passion du Christ, les centaines de figurants mobilisés en pleine jungle pour Apocalypto... Mel Gibson est à l'image des héros qu'il a interprétés, ceux de Mad Max, L'Arme fatale ou plus récemment du Complexe du castor : toujours sur la brèche, à cheval entre le coup d'éclat et le coup de folie.
Déjà traduit en plusieurs langues, Conquête de l'inutile (Eroberung des Nutzlosen) a été salué par la presse allemande et internationale comme un ouvrage de première importance. En 1979, Herzog publia un « journal » de marche intitule Sur le chemin des glaces (P.O.L.), un des plus beaux textes jamais écrits par un cinéaste. Conquête de l'inutile est un second jalon dans la découverte de celui qui est autant un aventurier de l'écriture que de l'image. Werner Herzog est célèbre pour ses tournages mouvementés et ses relations orageuses avec l'acteur Klaus Kinski. En 1981, le cinéaste se rend au Pérou pour tourner Fitzcarraldo, l'histoire d'un homme déterminé à construire un opéra en pleine jungle et prêt pour cela à hisser un bateau à vapeur de l'autre côté d'une montagne. Tout se passe mal, le climat est terrible, la santé du cinéaste de plus en plus fragile. Le campement est détruit, la guerre fait rage entre le Pérou et l'Equateur, l'acteur d'abord prévu doit être remplacé a mi-tournage par Kinski. Dans une écriture microscopique quasi-indéchiffrable, Herzog tient la chronique de ce désastre. Conquête de l'inutile est le témoignage unique d'un artiste qui, engagé dans le « délire de la jungle », médite et éprouve sans cesse la grande obsession de son oeuvre: le poids et l'adversité de la nature, seule divinité qui vaille.