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Gus van Sant
Bouquet Stéphane ; Lalanne Jean-Marc
CAH CINEMA
17,50 €
Épuisé
EAN :9782866425388
Gus van Sant a profondément transformé notre regard sur la jeunesse américaine. En 2003, le jury du festival de Cannes, bouleversé par la transposition de la fusillade du lycée de Columbine qu'il livre avec Elephant, lui décerne la Palme d'or. Son parcours est fait de métamorphoses successives, des quartiers populaires de Portland, "sa" ville, filmée d'abord en noir et blanc dans Mala Noche jusqu'au San Francisco des années 70, reconstitué pour faire revivre la lutte de Harvey Milk pour les droits des homosexuels. A la fin des années 80, il représente le jeune auteur indépendant par excellence avec Drugstore Cowboy, My Own Private Idaho, Even Cowgirls Get the Blues. Son univers peuplé d'une nouvelle génération d'acteurs ( Matt Dillon, River Phoenix, Keanu Reeves... ) affirme son identité homosexuelle et mêle les influences du western classique, de la culture "beat", de la peinture hyperréaliste et des écoles contemporaines de la photographie américaine. Au milieu des années 90, l'auteur se mue en artisan des studios avec Will Hunting et A la recherche de Forrester. Psycho marque le tournant qui le conduit vers Gerry, Elephant, Last Days et Paranoid Park et le statut d'un artiste protéiforme au moment où l'on découvre qu'il peint, photographie, compose et interprète... L'oeuvre de Gus van Sant est à la fois neuve et prise dans le mouvement d'une génération. Chacune de ses périodes place le cinéaste au meilleur poste d'observation, dans l'oeil du cyclone, à partir duquel il ressent et donne à voir les contours du temps présent. Biographie de l'auteur Stéphane Bouquet est écrivain et scénariste; ancien rédacteur aux Cahiers du cinéma. Jean-Marc Lalanne est rédacteur en chef des Inrockuptibles après avoir été celui des Cahiers du cinéma au début des années 2000. Il est le co-auteur avec Philippe Azoury de "Fantômas, style moderne" et de "Cocteau et le cinéma, désordres".
Résumé : Depuis longtemps insiste le distique suivant : un homme est très peu de mots/qu'il recommence jusqu'à sa mort. Quelques-uns de ces mots servent à la définition d'un possible paradis : par ex. le mot fleuve, les mots frère ou chose, le sujet nous qui est un ensemble commun, l'éparpillé du mot neige et son équivalent anglais snow, par ex. la joie qu'il y a dans le mot danse, ou dans le prénom de lui, etc.
Résumé : Ce livre pose une question simple qui peut se dire de plusieurs façons : qu'est-ce que vivre ensemble ? et comment s'y prendre ? Quelles sont, aujourd'hui, les utopies (amoureuses, amicales, collectives) à notre disposition pour refonder un espoir commun ? Ce livre contient trois poèmes, une pièce de théâtre, trois récits. Mêler les genres et emmêler les gens, c'est le même mouvement. Le projet est de dire qu'il n'y a pas besoin, ni de raison, de tailler des territoires trop précis et étanches. La porosité est l'idéal ici défendu : la frontière souple ou flexible, la limite qui n'en est pas une. S. B.
Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein est "le" cinéaste de la révolution soviétique, et les images de ses films se superposent aux photos d'archive dans l'imaginaire collectif. Les deux expériences essentielles pour sa formation sont la lecture de Freud et sa rencontre avec Meyerhold. Passionné d'art, il participe aux mouvements d'avant-garde, dessine des décors et fait ses premières mises en scène de théâtre dans les années 20. Passé au cinéma, son ambition est d'éduquer les masses par le film, de créer une psychologie collective de "l'homme nouveau". Le montage est au c?ur de son écriture cinématographique. La dernière séance de son premier film, La grève, sur la révolution avortée de 1905, monte en parallèle un massacre de bovins et celui des ouvriers par la police. Suit un an plus tard Le Cuirassé Potemkine, immense succès international qui reste aujourd'hui un classique absolu du septième art. En 1929, il part aux Etats-Unis et tourne Que viva Mexico!, une histoire du Mexique depuis les premiers dieux de pierre. Son retour dans l'URSS stalinienne des années 30 est douloureux; il ne peut exercer son art que sous la pression de la commande et de la censure. Ses deux derniers films sont des allégories puisées dans l'histoire de la Russie: face à la menace hitlérienne, Alexandre Nevski raconte la victoire du prince Nevski contre les chevaliers Teutoniques au treizième siècle; Ivan le terrible, où le tsar est la métaphore de Staline, est un hymne à la nation russe désormais en guerre, et avant tout à son chef. Eisenstein a-t-il été un communiste? Sans doute plutôt marxiste sincère, au sens de sa croyance en la vivacité infinie du peuple. Biographie: Ancien rédacteur aux Cahiers du cinéma, Stéphane Bouquet est écrivain et scénariste.
Marie dit la vie la vie tu n'as que ce mot aux lèvres c'est vrai j'avoue la vie est le seul refuge, je ne sais plus trop à force si "j'écris sur vous au lieu de mourir" ou pour rejoindre un verbe au présent "et me sentir mille choses heureuses à la fois" ayant atteint "la bienveillance du réel" du genre ces bras entre nous respirés alors c'est gagné la vie la vie
On parle toujours du travail du deuil, mais la force du film d'Olivier Assayas consiste plutôt à creuser " le travail du vivant ", cette façon qu'a le vivant de continuer simplement au quotidien. Fin août, début septembre porte donc en son c?ur le personnage d'Adrien (François Cluzet) qui va mourir. Mais paradoxalement les personnages principaux du film sont les vivants : Gabriel (Mathieu Amalric), Jenny ( Jeanne Balibar), Anne (Virginie Ledoyen), et leurs manières de faire face à la maladie, à la mort, au souvenir. A la fin du film Gabriel et Jenny ont accepté leur séparation, ils l'ont vécu ; Gabriel et Anne ont accepté leur amour, ils l'ont appris. Réconciliés.
Artiste majeur du XXe siècle, d'une profonde acuité sur son temps. Kubrick a porté un regard new-yorkais du Bronx, il est d'abord photographe à Look avant de réaliser un premier documentaire sur la boxe. Son adaptation de Lolita le propulse, dans une odeur de souffre en haut du box-office. Ayant décidé de vivre désormais près de Londres, il enchaîne les chefs-d'oeuvre qui consacrent une carrière internationale. Il renouvelle les genres avec une puissance d'invention formelle hors du commun : thriller, comédie, science-fiction, horreur... Il traite des grands sujets qui ont façonné le monde contemporain : la Première Guerre mondiale (Les Sentiers de la gloire), la guerre froide (Dr Folamour), le Vietnam (Full Metal Jacket), la conquête de l'espace (2001), la violence (Orange mécanique, Shining). Son dernier film, Eyes Wide Shut, parfait le portrait légendaire d'un démiurge perfectionniste, laissant planer dans son sillage la part de mystère qui fascine les nouvelles générations qui le découvrent.Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Il est notamment l'auteur de l'album Hitchcock au travail, traduit dans le monde entier.
Antoine de Baecque est critique et historien du cinéma. Il a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma puis des pages culturelles de Libération. Il s'est intéressé à l'histoire de la critique, de la Nouvelle Vague, de la cinéphilie, aux rapports du cinéma et de l'histoire, mais aussi à quelques cinéastes fétiches: Tarkovski (un essai en 19891, Manoel de Oliveira et Jean-Claude Brisseau (des livres d'entretien en 1995 et 2006), Truffaut (une biographie en 1996, un dictionnaire en 2004), Pialat (un dictionnaire en 2008). Il prépare actuellement une biographie sur Godard.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)