Le mot " prévention " est sur toutes les lèvres, elle serait l'affaire de tous. Recette de bon sens, outil de la pratique, la prévention est également devenue un référentiel d'action publique. Mais dans le même temps, le concept de prévention est susceptible d'interprétations diverses, la mise en œuvre n'est pas à la mesure des annonces et les pratiques de prévention sont réinterrogées. C'est pourquoi au sein du laboratoire Lise du CNAM, dans l'axe intitulé " Politiques et action sociales, acteurs et régulation ", un séminaire, conçu par la chaire de travail social du CNAM et par le Groupement de recherche de l'Ile-de-France (GRIF), a abordé la question " La prévention : concept, politiques, pratiques en débat " sous les approches suivantes : revisiter le concept de prévention dans sa dimension cognitive, analyser les pratiques de prévention dans leurs effets explicites comme implicites, identifier les enjeux et les paradoxes. La première approche est de caractère sociohistorique, prenant en compte les cadres et modèles culturels dans deux champs, le sanitaire et le social. Elle est suivie d'analyses critiques sur la prévention concernant la protection de l'enfance, l'une concernant la France, l'autre le Québec. Puis est traitée la prévention de la délinquance juvénile, particulièrement sous la forme de la prévention spécialisée. Enfin, au terme de cet entre-croisement d'approches compréhensives, constructivistes ou critiques, la dernière partie de l'ouvrage revient sur l'ensemble des enjeux de la prévention. Ainsi, cet ouvrage contribue au débat car il pose des éléments de recherche et de réflexion, les met en perspective, propose des délimitations, esquisse des pistes à approfondir, afin que la prévention qui fait partie de l'éthique sociale puisse être comprise et mise en œuvre de la meilleure manière possible.
Ce numéro a pour objectif de contextualiser la préparation des Etats généraux du travail social, de réfléchir aux apports des assises territoriales et des travaux des commissions, de mettre en lumière les enseignements majeurs de cette démarche et de proposer un certain nombre d'enjeux fondamentaux pour l'avenir.
La participation renvoie à un modèle de société qui prend ses distances avec la division du travail et la société salariale. Elle redéfinit les principes présidant l'action publique. Et pour l'action sociale, l'assistance étant jugée trop passive et l'État providence engendrant trop l'assistanat, une législation instaurant la participation entend lui substituer un modèle d'appartenance plus actif, plus individuel et mieux maîtrisé par chacun. Pour autant, quelle est la réalité de la participation? Comment comprendre sa notoriété et vérifier sa pertinence? Peut-on réinventer une nouvelle citoyenneté grâce à la participation, et si oui, comment et dans quel cadre? La participation ne cache-t-elle pas un nouveau projet normatif par une économie libérale dominante? Cet ouvrage est issu d'un séminaire associant professionnels et chercheurs, conçu par la chaire de travail social du Centre national des arts et métiers (Cnam), le Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (Lise), le Groupement de coopération de recherches en action sociale et médico-sociale d'Île-de-France (Gril), qui rassemble plusieurs instituts de formation en travail social, et le Centre d'économie sociale, travail et société (Cestes) du Cnam.
Extrait de l'introduction de Marc de Montalembert et Jacques RiffaultLa revue Vie sociale a succédé en 1964 aux Cahiers du Musée social. Ceux-ci étaient la publication du Musée social, fondé le 19 mai 1894 par le comte de Chambrun qui fixait trois objectifs à sa fondation (reconnue d'utilité publique la même année):- «renforcer les réseaux de la vie associative;- persuader une élite éclairée de rechercher activement des solutions à "la question sociale";- réunir une large documentation sur les mouvements sociaux, en France et à l'étranger».On pourrait résumer aujourd'hui ces objectifs de la façon suivante: donner un contenu à la citoyenneté républicaine par des droits sociaux et des prestations sociales.En 1963, le Musée social fusionne avec l'Office central des oeuvres de bienfaisance (OCOB) et devient le Centre d'études, de documentation, d'information et d'action sociales: Cedias-Musée social. En janvier 1964, paraît le premier numéro de Vie sociale.Tous les trois mois, la revue traite des problèmes sociaux aussi bien sous l'angle de la réflexion et de la recherche que sur le plan de l'aide à la décision et de l'action et l'intervention sociale de terrain. Chaque numéro thématique concilie réflexion et information concrète au service des acteurs, décideurs et chercheurs.Au tournant des années 1980, et au fil des années, Vie sociale s'est peu à peu affirmée comme un des lieux reconnus d'information, de débat, de réflexion, de problématisation, de propositions aussi, dans le domaine de l'intervention sociale.Un recensement des articles qui y ont été publiés au cours de ces années, donne à voir une diversité de thèmes et d'approches couvrant en fait la totalité du champ de l'intervention sociale dans ses différents aspects.De la connaissance des difficultés rencontrées par les populations à la réflexion critique sur les politiques proposées pour y apporter des réponses, de l'interrogation sur les pratiques d'intervention existantes à la promotion de l'innovation, Vie sociale témoigne de la vitalité et de la richesse intellectuelle et pratique d'un vaste secteur professionnel souvent mal connu, parfois franchement méconnu bien qu'il soit vital pour l'avenir de notre société et celui de notre organisation politique, démocratique et républicaine.Défendant une «pensée ouverte», éloignée des idéologies toujours réductrices, sans pour autant sombrer dans l'éclectisme sans principe, en prise sur l'actualité et la complexité du «terrain», Vie sociale a pour vocation d'en favoriser la compréhension et la lecture avec et par ceux qui, bien souvent «en première ligne» et «avec les moyens du bord», quotidiennement se débrouillent pour trouver des issues aux situations parfois (souvent?) désespérées qu'ils rencontrent. Elle s'affirme ainsi comme un support pour l'action et le travail difficile des acteurs, nourrit les réflexions sur les orientations à prendre aux différents niveaux où elle se développe, et promeut l'intervention sociale et sa pensée auprès d'un lectorat soucieux de connaissance et de citoyenneté.Résolument tournée vers l'avenir, «défricheuse» de ce qui se profile sur l'horizon de la question sociale, c'est aussi dans Vie sociale que s'est constitué et continue de se constituer peu à peu un discours historique sur l'intervention sociale. Parce que ce qui est devant est déjà notre présent et que ce qui nous est présent sera très vite passé. Par sa continuité, à près de cinquante années d'existence, Vie sociale a su en garder les traces et y revenir régulièrement pour en interroger le sens, sans jamais sombrer dans la nostalgie vieillissante et au final mortifère du «c'était mieux avant»...
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.