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Les conseillers du pouvoir en Europe du XVIe siècle à nos jours. Acteurs, cercles et pratiques
Bouneau Christine ; Coste Laurent
PETER LANG AG
62,00 €
Épuisé
EAN :9782807608337
Si l'éminence grise constitue une forme emblématique des conseillers du pouvoir, elle n'est pas unique. Les figures des conseillers étudiées dans cet ouvrage (conseillers de l'exécutif, assistants parlementaires, hauts fonctionnaires, ambassadeurs, conseillers juridiques, intellectuels et proches des décideurs politiques) sont multiples et appartiennent soit aux organigrammes officiels, soit au monde des hommes d'influence officieux, soit encore à l'entourage intime. Ces figures se sont ainsi construites, déployées, voire métamorphosées durant les cinq siècles parcourus, de la Renaissance à nos jours, dans l'espace européen. A l'aide de sources souvent méconnues et diversifiées, dans des analyses multiscalaires, les auteurs examinent ces acteurs - individuellement et en groupes - dans leurs cercles et dans leurs pratiques. L'ouvrage s'inscrit dans une réflexion plus large sur le pouvoir et les élites et réévalue la puissance supposée et les limites souvent réelles des conseillers, tordant ainsi le cou à un certain nombre de clichés et phantasmes. S'il met en avant des conseillers, hommes de confiance, compétents, voire experts, s'appuyant sur des réseaux et investissant des lieux stratégiques, il éclaire aussi sur ceux qui sont conseillés, les décideurs politiques, dans des rapports souvent asymétriques et parfois ambigus et dans des jeux d'ombre et de lumière.
Cet ouvrage est l'aboutissement d'un Programme de recherche pluridisciplinaire de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, "La société civile organisée en Europe de la fin du XIXe siècle à nos jours : expertise(s), médiation(s), pouvoirs" et réunit des universitaires en histoire, sociologie politique, science politique et droit public. Il retrace pour la première fois une trajectoire de longue durée, au prisme des SHS, de la société civile organisée, dans la diversité de ses composantes et la recherche difficile de ses formes de coordination. La société civile organisée se présente dans l'arène politique me un Janus travaillant à la fois avec l'Etat et contre l'Etat, tout contre. Elle quadrille l'Hexagone de, ses "forces vives" entrepreneuriales, syndicales, socio-politiques et associatives. Comme galaxie elle fait et défait le tissus social français et la trajectoire différenciée de ses territoires. La société civile organisée entre aujourd'hui en résonance avec la crise des gilets jaunes, les forces centrifuges de la décentralisation, les défis contradictoires de l'intégration européenne, jusqu'aux difficultés auxquelles pose la pandémie du Covid 19.
Résumé : Histoire, économie & société a été fondée en 1982 par les professeurs Chaunu et Corvisier. Ouverte à tous les courants et champs historiques, la revue oriente ses recherches vers les questions économiques et les phénomènes sociaux. Elle publie des articles de référence dans tous les domaines de l?histoire, non seulement de la France mais aussi de l?Europe et du monde du XVIe au XXe siècle. Elle aborde un vaste ensemble de thèmes liés aux sciences humaines qui incluent entre autres, l?histoire des groupes sociaux, la religion, la démographie de la famille, l?histoire économique, l?histoire politique et diplomatique.
Résumé : Dettes et féminismes : deux mots qui déclenchent des réactions presque allergiques chez de nombreuses personnes. Deux mots qui, pour d'autres, ne suscitent rien du tout. Pourtant dettes et féminismes constituent deux des plus grands défis croisés de notre temps. Partout dans le monde, les femmes subissent les décisions sexistes et colonialistes d'Etats et d'institutions se préoccupant plus du remboursement des dettes que du sort des humain·es et de la planète. Austérité et incitation à l'endettement privé touchent plus fortement les femmes, sabrent les droits sociaux, paupérisent et accentuent les inégalités aux dépens des conquêtes féministes. Les autrices explorent les luttes actuelles qui souhaitent "remettre la vie au centre" et s'en inspirent pour déployer un argumentaire implacable pour un non-paiement féministe des dettes, publiques comme privées. Une analyse écoféministe indispensable pour insuffler un nouvel élan à l'économie et privilégier la durabilité de la vie à celle des marchés.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.