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Le goût de Tanger
Boulouque Clémence
MERCURE DE FRAN
5,30 €
Épuisé
EAN :9782715224575
A l'entrée du détroit de Gibraltar, adossée au Rif marocain, Tanger veille sur l'une des plus belles baies du monde. Carrefour des civilisations, porte d'entrée du continent africain, elle observe aussi l'Europe comme une promesse... Ponctuée des traces d'un passé révolu et opulent, la nostalgie ne l'a pas étouffée: Tanger est bien vivante. Envoûtante cité née de la dérive des continents et des imaginaires, de la débauche et des mythes: il faut se laisser porter par la rumeur du port et de la casbah, se perdre dans la médina, s'imprégner des senteurs d'Orient des marchés grouillants (Grand et petit Socco), attablé devant un thé à la menthe ou un tagra de poisson charmoula. Balade dans "Tanger la Blanche", à jamais trouble, hantée par ses fantômes illustres et résolument tournée vers son avenir. Sur les traces des plus grands, d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs: Delacroix, Loti, Genet, Kessel, Burroughs, Ginsberg, Bowles, Modiano, Ben Jelloun, Choukri et tant d'autres... Textes réunis et présentés par Clémence Boulouque.
Résumé : 1964. Dublin. Mel Ferrer, le mari d'Audrey Hepburn, organise une rencontre entre la jeune femme et celui qu'elle n'a pas vu depuis près de trente ans, Joseph, son père, qui avait abandonné sa famille pour mieux embrasser ses idéologies fascistes et dont la trace s'est perdue dans le fracas de la seconde guerre mondiale. Vacances Romaines, Sabrina, Diamants sur Canapé ont fait d'Audrey Hepburn l'une des icônes d'Hollywood et l'objet de tous les regards, mais en filigrane de cette réunion se dessinent sa personne secrète et les pans de vie qu'elle a voulu sublimer : la mémoire de l'Occupation, une survie miraculeuse, une vocation contrariée de danseuse, des doutes et fêlures qui ne rendent que plus inconditionnel son désir de donner et de vivre. Par-delà les triomphes et les fantômes, c'est une femme aussi fragile que volontaire et terriblement exigeante envers elle-même, implacablement humble et anxieuse que Clémence Soulouque s'attache à dépeindre avec une austère douceur.
Après avoir été un brillant jeune banquier d'affaire, le narrateur, Frédéric Marquez, est embauché à moins de trente ans dans une société de chasseurs de têtes. Issu d'une famille modeste de la grande banlieue, il est animé d'une implacable soif de réussite. L'argent lui brûle les doigts, les femmes passent dans sa vie sans qu'il sache ni veuille les retenir. Seule Sonia Stepan, recruteuse pour une boîte concurrente, lui fera quitter sa carapace d'égocentrisme cynique ; mais Sonia vit avec un autre homme... Tandis que leur liaison peine à trouver son équilibre, on voit s'agiter autour d'eux le milieu auquel ils ont choisi d'appartenir : jeunes loups sans âme ni scrupules, avides de conquêtes et d'objets inutiles mais hors de prix, emportés par leur propre vitesse dans un vertige qui parfois, lors des moments d'abattement ou de lucidité, peut les amener à la nausée ou au suicide. Cette peinture de moeurs, à la fois féroce et glaciale, donne à voir un milieu rarement pénétré par la littérature. Les jeunes gens décrits par Clémence Boulouque sont efflanqués et amers, il ne connaissent ni la compassion, ni la patience, ni la paix : « La réussite n'est qu'une des facettes de la peur »...
Parce que, finalement, nous vendons les gens, nous sommes des négriers, nous devons faire des résultats et afficher notre cynisme, pour oublier tout cela. Et ce n'est qu'une dépression masquée, le cynisme... " Après une école de commerce, un passage en banque d'affaires et des études aux Etats-Unis, Frédéric Marquez devient chasseur de têtes. Fasciné par le pouvoir, il met en place des cadres aux postes les plus élevés des sociétés et s'en grise. Mais peut-il vraiment sans danger utiliser les êtres pour faire avancer sa carrière " Donnez-moi la règle et je gagne ", résume-t-il avec orgueil. Pourtant, de son ambition froide et désespérée, il brise surtout ceux qui servent ses visées et ceux qu'il voudrait aimer. Clémence Boulouque, dans un style incisif, parvient à peindre avec humanité un milieu dont la règle est de n'en pas avoir.
Je suis la fille du juge Boulouque, du terrorisme, des années quatre-vingt, des attentats parisiens. Et je suis orpheline de tout cela. Personne ne se souvient de mon père et la vague d'attentats des années quatre-vingt à Paris se confond avec celles qui ont suivi - c'est après tout le destin des vagues de se retirer. C'était aussi le sien. Je suis la petite fille qui a connu les menaces de mort et. les gardes du corps autour de sa dixième année - les campagnes de presse, les phrases assassines. J'avais treize ans lorsque mon père a tiré, le 13 décembre 1990. Tiré sur lui, cette nuit-là. Et sur nos vies. "
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.