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Un ciel de patience. A l'aube de l'estran
Boulic Jean-Pierre
PART COMMUNE
13,90 €
Épuisé
EAN :9782844185112
Des poèmes d'une grande élégance pour dire la patience et l'étonnement, attitudes reconnaissantes trop souvent oubliées en ce monde occupé à consommer, faire violence, souffrir - un monde bousculé, confronté au désastre d'une culture de mort. Mais cette situation courante dissimule toujours les choses nouvelles qui paraissent de la tendresse des oeuvres de la création. A partir de sujets thématiques qui font titres : Des dires à peine, A l'aube de l'estran, Petit rien, Signes, Source, Un ciel de patience, insérés entre un incipit et un envoi, ce recueil se veut sans résignation aucune, fruit du combat de la veille du poète. En quête d'un signifiant vivant que la nature révèle, il désire simplement partager une expérience confiante et dire que rien ne doit désenchanter l'humain. Il laisse ainsi contempler à chaque instant ciel, estran, sources et riens d'où perle l'inaperçu de la beauté de la vie, donnant sens et raison à la voix poétique, cette voix promise, qui jamais ne sera énigmatique. Jean-Pierre Boulic
Un chant d amour. Des poèmes au langage épuré. Un chant venu de l enfance et de ses émerveillements: Ce soir je viens lire les heures Immobiles dans l élan des couleurs À la patiente orée du silence « L un des grands mérites de Jean-Pierre Boulic est de rester disponible aux surprises du visible et de l invisible quand celui-ci s abaisse jusqu à nous: l un peut alors conduire à l autre, dans les deux sens, et l espérance nous remettre au monde où L arbre resurgit Branches habillées de chants! »
Résumé : Les poèmes en prose ici recueillis jalonnent une longue part de la vie de l'auteur. Aussi traduisent-ils et mettent en lumière le creusement des thèmes d'une expérience poétique originale, souvent empreinte d'épreuves, mais marquée par un nouvel enchantement d'univers : laisser respirer la matière et l'esprit dans le souffle invisible du poème ? sa présence ? dire le mystère qui habite chaque personne, chaque chose, la chair de chaque événement, la terre, l'océan et leur au-delà ? la vie à vivre, à embrasser de tout coeur, une vie à aimer, partager et dont le secret ne s'épuise ? là où selon l'expression de Philippe Mac Leod "tout s'éclaire et devient poésie."
Prendre naissance, c'est créer un lieu de compréhension de l'univers et du monde où l'homme va son chemin d'humanisation. Comme Tout sujet humain naît de la possibilité de penser le monde, de le chanter, d'y agir, ce recueil veut y prendre part et donner le goût de la vie dans le surgissement de la beauté, du voir et de l'entendre, du sentir et du toucher.
De leur rencontre en 1846 dans l'atelier du sculpteur James Pradier, jusqu'à leur rupture violente en 1854, Gustave Flaubert et Louise Colet échangèrent d'innombrables lettres. Quoi que l'une des plus belles correspondances amoureuses de la littérature, cet ensemble n'a inexplicablement jamais fait l'objet d'une publication isolée. Ces lettres accompagnent par ailleurs la germination de Madame Bovary. Flaubert, qui est encore un tout jeune homme de 25 ans quand il rencontre la belle et brillante Louise Colet, d'une dizaine d'années son aînée, y apparaît tour à tour tendre, malicieux, tourmenté par les " affres de la création " ou savoureusement paillard. Lire ces lettres, c'est découvrir la vraie nature humaine et littéraire de Flaubert, l'extraordinaire liberté de son génie et son tempérament passionné. C'est surtout s'initier à ce qui constitue sans doute l'un de ses chefs-d'?uvre : sa correspondance !
C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès retentissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XlXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.
Confié à Gustave Flaubert par sa mère Laure - qui n'est autre que la soeur d'Alfred le Poittevin, ce « coeur frère qu'on ne retrouve jamais deux fois » - Guy de Maupassant doit ses années de formation à l'écrivain qu'il appelle son Maître. Leurs véritables relations se nouent à partir de 1872. Flaubert lit les manuscrits de son protégé, le conseille, le prend comme collaborateur en le faisant participer à ses recherches pour Bouvard et Pécuchet, et l'introduit parmi ses amis écrivains. Maupassant écrira de nombreux articles sur Gustave Flaubert, voulant défendre son oeuvre, mais aussi l'homme: « Comme il avait horreur du bourgeois (et il le définissait ainsi: quiconque pense bassement), il passa parmi la plupart de ses contemporains pour une espèce de misanthrope féroce qui eût volontiers mangé du rentier à ses trois repas. C'était au contraire un homme doux, mais de parole violente, et très tendre, bien que son coeur, je crois, n'eût jamais été ému profondément par une femme.»
Panaït Istrati (1884-1935) est un écrivain roumain d'expression française, fils d'un haïdouk, qui, sur les conseils de Romain Rolland, s'est mis à écrire une oeuvre unique, foisonnante, exaltant la vie, la fraternité, la simplicité. Citoyen du monde, homme libre, chantre d'une langue pure et gorgée de sève, avec Pour avoir aimé la terre - que suit une courte autobiographie - il compose une ode à la liberté et aux hommes, aux espérances qu'ils portent et qui les portent, et livre son testament spirituel. Ecrit peu avant sa mort, ce texte lumineux, vibrant est avant tout un acte de résistance d'un homme généreux contre les tyrannies de tout ordre.