Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les oeufs fatidiques
Boulgakov Mikhaïl ; Stoïanov Colette
GINKGO
9,00 €
Épuisé
EAN :9782846795074
Le professeur Persikov est un éminent spécialiste des grenouilles et autres batraciens auxquels il voue un amour tel que sa femme l'a quitté, sans que cela ne l'affecte autant que les ravages occasionnés dans les rangs de ses amphibiens par les années de guerre civile et de famine après la révolution de 1917. Un beau jour de 1928, il découvre par hasard que sous l'action d'un rayon rouge émis par son vieux microscope, des amibes se sont multipliées à une vitesse inimaginable, ont démesurément grandi et font preuve d'une terrible agressivité. Vite ébruitée, la nouvelle de la découverte de Persikov suscite la curiosité des journalistes moscovites et de leurs lecteurs. de la police secrète, et même des espions étrangers. Quant à l'administration soviétique. elle y voit un moyen de compenser les pertes qu'ont connues les élevages aviaires du pays. dues à une maladie foudroyante. La machine de Persikov est aussitôt réquisitionnée et envoyée dans un élevage. Mais les veufs reçus de l'étranger sont-ils les bons ? ... L'auteur Mikhaïl Boulgakov est né à Kiev en 1891. D'abord médecin pendant la Première Guerre mondiale puis la Révolution et la guerre civile, il se consacre à l'écriture à partir de 1920. Dramaturge et romancier, il est le symbole dans les années 20-30 de l'écrivain en butte à la censure et empêché de publier. Il est l'auteur du célèbre Maitre et Marguerite. GINKGO éditeur www.ginkgo-editeur.com Prix : 9 ? 9 ISBN : 978-2 84679-507-4 111111 1 11 1 782846 795074
Une séance de spiritisme rassemble un florilège des " feuilletons " de Boulgakov : des descriptions savoureuses de la réalité soviétique, qui mêlent le grotesque au fantastique. Ce sont de véritables miniatures littéraires où Boulgakov réussit parfaitement à communiquer toute sa verve tragi-comique et où il fait déjà preuve d'une maîtrise et d'une efficacité incomparables.
C?est à Kiev que Mikhaïl Boulgakov est né (1891) et a grandi. Il entre à la faculté de médecine en 1909 et se marie. Abandonnant la médecine en 1920, il se consacre à la littérature. Rejoignant Moscou, il publie de nombreux articles et travaille pour la scène. Auteur de comédies, de romans et de nombreuses nouvelles, ennemi de la bureaucratie et des compromis, cet écrivain passionné de théâtre, incompris et écrasé par le pouvoir soviétique (domicile perquisitionné, manuscrits confisqués, pièces tantôt jouées tantôt interdites par la censure), dut se contenter d?emplois subalternes. Ayant conservé jusqu?à la fin sa dignité et sa liberté de créateur, Mikhaïl Boulgakov est mort en 1940 à Moscou.
Quand Mikhaïl Boulgakov publie Coeur de chien en 1925, la Russie soviétique bénéficie d'une relative liberté créatrice avant la période sombre du stalinisme qui s'annonce. L'écrivain, bien qu'il tienne à rester en marge des courants littéraires, en profite de façon inespérée. En d'autres temps, le sujet de son roman lui aurait valu quelques années de goulag : un illustre professeur, spécialisé dans le rajeunissement des êtres humains, tente une expérience sur un chien ramassé dans les rues de Moscou. Tandis qu'il lui greffe l'hypophyse d'un individu qui vient de mourir, l'animal se métamorphose en un être ivrogne, grossier et méchant... Le professeur sera alors harcelé par des commissions étatiques et prolétariennes en tout genre, guidées et fanatisées par le chien devenu homme et, qui plus est, homme de parti. Se servant de l'irrationnel, de la dérision et de la folie, Boulgakov critique une époque totalitaire et tragique.
Un trentenaire, après des années de formation et de vaines tentatives, trouve enfin un emploi auprès d'un laboratoire public. L'unique tâche qui lui est confiée étant de vérifier le matériel livré chaque matin.Ses journées se passent ainsi, dans la contemplation du vide. Pour tromper l'ennui, il déambule dans le bâtiment et ouvre le placard n° 13. Là, il trouve des dossiers stupéfiants sur les «symptomatiques», cohorte étrange où se mêlent un «hibernaute» qui a dormi 172 jours, un Pinocchio dont le doigt de bois - une prothèse - reprend chair et sang, un néo-hermaphrodite capable de se reproduire seul et quelques buveurs de pétrole et mangeurs d'acier. Mais le placard n° 13, qui accueille ces cas délirants, est surtout la boîte de Pandore du monde à venir. Les symptomatiques sont les pantins perdus qui font face à la réalité de notre monde.Peinture incisive de notre société, satire féroce, Le Placard s'inscrit dans la lignée des Temps Modernes de Chaplin. Drôle et mordant, mariant avec talent dérision, humour et tendresse, Kim Un-su donne au narrateur une distance particulière. On pensera aussi à Céline, peut-être et surtout à Voltaire et son Candide.Kim Un-su est né en 1972 à Busan, Corée du sud. Après des études de littérature coréenne à l'université Kyung Hee, il publie en 2003 son premier roman Quitter Vendredi, remarqué par la critique. En 2006 avec Le Placard il est le lauréat du prix Munhakdongne. Son dernier roman Les planificateurs a été publié en 2010.
La mondialisation urbanise le monde. La ville, qui devient l'écosystème majeur de l'humanité, est le grand chantier du XXIe siècle. L'histoire a légué à chaque peuple un patrimoine de villes qui forment l'armature des nations, mais la mue en cours dans l'habitat humain provoque aujourd'hui une refondation générale du fait urbain. Evolution quantitative sans précédent, et transformations qualitatives impérieuses, se combinent pour faire de la ville l'enjeu capital de l'humanité mondialisée. Au lendemain de Rio + 20, la France et le Brésil sont bien placés pour explorer ensemble cette problématique, chacun apportant une vision et une capacité originales. La ville intelligente qu'il s'agit d'imaginer et de construire devra, pour être durable, à la fois procéder des choix venus de sa population et découler d'une ingénierie sophistiquée mobilisant des centaines de métiers, tout en s'ajustant de manière évolutive aux transformations constantes de son environnement. Les réflexions réunies dans le présent livret explorent comment l'accès à l'autre, concrétisé par la coopération entre deux pays aussi dissemblables que la France et le Brésil, est la matrice même de conception de ce qui est en jeu, à savoir une urbanité de la relation créative durable.
Tandis que les pays riches restent depuis cinq ans obnubilés par "la crise" qui, par ses turbulences inattendues en haute altitude, trouble un peu l'expansion de l'opulence à laquelle ils sont habitués, et que la Chine pour sa part semble atteindre un palier de transformation dans sa prodigieuse croissance, l'Afrique connaît à bas bruit une mutation positive où s'esquisse une émergence qui étonnera le monde. Les plaies endémiques de ce continent (maladie, pillage, guerres, corruption, etc.) reculent tandis qu'une croissance soutenue amorce un chemin de réel développement pour une population en passe d'égaler avant longtemps celle de la Chine ou de l'Inde. Plus significatif encore, le morcellement qui a toujours fragmenté ce continent commence à le céder à une extension rapide de toutes les formes de mise en réseau, tandis que les effets d'une vaste diaspora tissent partout des liens vivaces avec le reste du monde. L'Afrique, dernière venue dans l'immense mouvement tectonique d'émergence qui transfigure le monde depuis un tiers de siècle, apporte à l'humanité l'énergie d'un renouveau avec lequel il faudra compter, et dont les promesses invitent à passer envers elle d'une culture de l'aide à une éthique de la synergie.
C'est dans le grenier de la maison familiale, au fond d'un coffre fermé depuis longtemps que Miguel Haler et les siens ont découvert, il y a quelques années, cinq carnets manuscrits. Ils avaient été rédigés par le grand-père paternel, sur le front et précieusement gardés, puis oubliés... Retrouvant ainsi son aïeul, disparu depuis longtemps, Miguel Haler a décidé de le faire revivre par l'écriture. Ces phrases et ces mots, simples et forts, écrits par le simple ajusteur devenu soldat et malgré lui chroniqueur de l'indicible, ont été ici repris par l'écrivain, son descendant. Miguel ne réécrit pas mais accompagne ce qui est déjà écrit, précisant les lieux et les situations, se glissant ainsi dans la peau de celui qui combat et souffre. Moi, Joseph l'Alsacien est ainsi devenu la chronique journalière, remaniée et enrichie, humaine et humaniste, de celui qui, au soir de sa vie, était appelé affectueusement "Pépé piquant"...