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Introduction à la géostratégie
Boulanger Philippe
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348077371
L'approche géographique est étroitement liée à l'activité militaire depuis les origines des guerres. Ses composants, qu'ils soient physiques ou humains, influencent d'une manière ou d'une autre la conception de la stratégie. La géographie stratégique, qu'on appelle géostratégie à partir du XIXe siècle, devient alors une spécialité de la science militaire pour l'aide à la décision. A partir d'exemples passés et actuels, cet ouvrage apporte des clefs d'analyse de l'approche géostratégique. Il s'articule en trois chapitres : l'invention de la géostratégie de l'Antiquité au XXe siècle ; la spécificité de la géostratégie contemporaine, en particulier à l'ère des guerres asymétriques ; la géostratégie au service de l'art militaire, dans un contexte de diversité des concepts et des représentations.
Comment appréhender le conflit en Ukraine sous un nouvel angle ? Depuis le 24 février 2022, la guerre en Ukraine a mis en lumière l'importance cruciale de maitriser les espaces physiques - terre, mer, air. Les Ukrainiens, résolus à défendre leur territoire, se concentrent sur la reconquête du Donbass, tandis que les Russes cherchent à contrôler ces régions stratégiques pour imposer leur domination et renverser le régime de Kiev. Chaque action militaire est guidée par la nécessité de contrôler ces zones clés. Un conflit qui se joue également sur des noeuds géostratégiques. Flux logistiques et énergétiques, batailles urbaines, ou espaces immatériels comme le cyberespace, sont autant de points cruciaux qui influencent la planification et l'exécution des stratégies de chaque camp. A travers une analyse géostratégique inédite, cet ouvrage dévoile comment ces éléments géographiques et immatériels façonnent les stratégies militaires et orientent l'évolution du conflit. Une lecture essentielle pour comprendre les enjeux majeurs de cette guerre et ses conséquences pour l'avenir de l'Europe.
Loin de n'avoir été qu un polémiste de talent, Jean-François Revel (1924-2006) a été, de Pourquoi des philosophes? (1957) à L Obsession antiaméricaine (2002), l auteur d une uvre de première importance, jalonnée par de fracassants succès populaires et internationaux. Allant bien au-delà du seul engagement anticommuniste, la force et la singularité intellectuelles de sa pensée n avaient jamais, jusqu ici, fait l objet d une synthèse exhaustive qui aurait permis d en éclairer la place dans l histoire contemporaine des idées une béance que le présent ouvrage vient enfin combler. Avant tout animé par la passion des faits, ce philosophe s est constamment employé à pourfendre et à déconstruire les impostures idéologiques dont se sont nourries les diverses tentations totalitaires qui ont marqué le XXe siècle, jusque sous leurs récents avatars de l islamisme et de l antiracisme dévoyé. Philippe Boulanger, dans cette passionnante biographie intellectuelle, expose les étapes successives et les multiples aspects de cette pensée de combat qui trouve son unité profonde dans la volonté de réaffirmer sans concession l insigne valeur des principes d une démocratie libérale, en économie comme en politique. Chaque jour qui passe semble en rappeler l intempestive et remarquable pertinence.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Depuis le 21 janvier 2006, Evo Morales préside aux destinées de la Bolivie. Il incarne la stabilité politique, la croissance économique, la justice sociale, le recouvrement de la souveraineté nationale, la revanche sur la colonie espagnole et le retour à un âge d'or pré-hispanique. Dirigeant syndical des planteurs de feuilles de coca, son "processus de changement" se prétend anti-impérialiste, féministe, écologiste, antilibéral, favorable aux nationalisations, garant des droits des "indigènes" , défiant à l'endroit des Etats-Unis, soucieux de récupérer le flanc maritime perdu en 1883 contre le Chili et sourcilleux à l'endroit de l'Eglise catholique associée à la colonie dans une même détestation. Mais qui est vraiment Evo Morales ? Le "processus de changement" est-il véritablement anticapitaliste, écologiste, féministe, solidaire des populations originaires, en un mot "de gauche" ? Pour les Boliviens, ces dix dernières années n'ont-elles pas été surtout scandées par le surgissement de l'urbanisation, de la société de consommation, de l'individualisme et de la déchristianisation, et par le déclassement progressif du mode de vie rural et de la cosmovision précolombienne sublimés par le "processus de changement" ? C'est cette "décennie Evo" que retrace et explique le présent livre, axé sur la figure du président bolivien, mais qui va au-delà de cette icône de la gauche antilibérale internationale afin d'analyser les mutations sociologiques, idéologiques et politiques d'un pays en pleine modernisation. .
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.