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Clinique et politique de la douleur
Boukerche-Delmotte Nafissa ; Czermak Marcel
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782343172477
De quoi la douleur est-elle faite ? Est-elle un signal ? Une émotion ou une sensation ? Est-elle un symptôme à déchiffrer ou est-elle une écriture, un hiéroglyphe ? Ce sont autant de questions qui seront explorées à partir d'un détour par l'histoire de la douleur en médecine et éclairées par les apports freudiens et lacaniens. Psychologue clinicienne de formation psychanalytique, exerçant depuis 20 ans dans un Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur (C.E.T.D.), l'auteure constate que la douleur chronique met en difficulté tous les professionnels qui en ont la charge et que l'offre considérable de thérapeutiques proposées est incapable de résoudre. Cet ouvrage rend compte, d'une part, de cet embarras que la douleur chronique suscite et ce à partir de la pratique de l'auteure dans un service de médecine. Cette réflexion prend corps à partir de ce que les patients lui enseignent, à savoir que le corps du patient douloureux se met à se manifester d'une façon tout à fait impossible à déchiffrer, d'où l'analogie avec la psychosomatique, telle que l'ont conceptualisée François Perrier et Jacques Lacan. D'autre part, cet essai explore plusieurs champs, médical, psychanalytique et politique, afin de proposer une approche plus complexe des phénomènes douloureux. En avançant sur ce fil, l'ouvrage met en relief toute l'étendue de la question.
Résumé : Novembre 2013. Placé sur la ligne de départ, Malek Boukerchi s'apprête à courir 100 km? en Antarctique, à ? 40°C, aux côtés de quatre professionnels et d'un autre coureur. Courir au Pôle Sud, c'est bien sûr un rêve d'enfant qui se réalise. Les paysages sont époustouflants et les émotions fortes. Mais, très vite, Malek se rend compte que les conditions sont plus terribles que ce qu'il imaginait : impossibilité de voir à plus de 2 mètres devant lui, obligation de sécher son équipement toutes les deux heures sous peine de se voir geler, solitude et fatigue extrême. Parcourir 100 km en 24 heures dans le froid glacial de l'Antarctique, c'est avant tout un voyage intérieur où l'on doit vaincre ses peurs, déplacer la limite de ses possibilités, se rappeler d'où l'on vient et mesurer à sa juste valeur ses accomplissements. Un an après son expérience extraordinaire suivie de près par les médias, Malek, conteur entraînant et chaleureux, nous raconte ce qu'il a vécu et transmet généreusement au lecteur la foi nécessaire pour se dépasser.
Résumé : Longtemps méconnu, éclipsé par les figures de Marx et de Freud qui ont dominé le XXe siècle, Tocqueville est revenu aujourd'hui sur le devant la scène. On découvre, à travers la lecture de ses textes, à quel point il fut visionnaire. En faisant de l'avènement de la recherche de l'égalité des conditions, c'est-à-dire de la démocratie, une loi historique universelle qui travaille les sociétés, les transforme et détermine, en même temps, les individus qui la composent, Tocqueville nous révèle le sens même de l'histoire. Toutefois, nous prévient Tocqueville, si nous n'y prenons pas garde, obnubilée qu'elle est par l'égalisation des conditions, la démocratie peut sombrer dans le despotisme. Des pouvoirs arbitraires, d'un genre nouveau, pourraient surgir de la démocratie et éteindre, sans recourir à la violence, la passion légitime des hommes pour la liberté. C'est tout l'intérêt de cette lecture de Tocqueville que de nous éveiller à ce qu'il avait déjà prédit, dès la première moitié du XIXe, sur l'évolution des sociétés modernes afin de mieux comprendre notre présent.
Le tagueur du métro : une figure connue de tous que finalement personne ne connaît. A partir d'un travail d'archives colossal, de 1984 à nos jours, et grâce à une connaissance approfondie de la discipline et de ses maîtres, sur 400 pages, l'auteur s'entretient avec grand nombre des acteurs majeurs de cette scène underground et mystérieuse. Plus de 1 200 photos, documents, articles de journaux. Des témoignages de responsables, d'inspecteurs de la RATP et de photographes. Un voyage dans un univers méconnu et fantasmatique, de vies dédiées à une activité interdite qui ne rapporte rien. L'ouvrage propose également, en creux, une réflexion sur l'art, la position de l'artiste, les conséquences de la création, l'appréhension de la loi et de l'interdit, et sur sa place dans une vie...
L'Occident n'a jamais paru aussi vulnérable à la critique. On lui impute notamment l'humiliation infligée par des siècles de colonisation. Même en son propre sein il est contesté, accusé d'avoir assuré au mâle hétérosexuel blanc des privilèges indus ou encore jugé responsable du saccage de la planète. Pourtant, l'Occident continue de fasciner ceux-là mêmes qui le contestent. Le sens des flux migratoires en est la preuve : ce ne sont pas les Occidentaux qui fuient leurs pays au risque de leur vie, même quand ils sont en désaccord avec leurs gouvernants. Ces quatre derniers siècles, l'Occident a toujours été à la pointe, en politique, morale, esthétique, science, technologie, philosophie, etc. Les bienfaits planétaires de ses progrès justifient, à ses yeux, son universalisme messianique. Cependant, la liste est longue de ceux qui refusent de suivre aveuglément les valeurs "universelles" de l'Occident. Mais que lui reprochent-ils précisément ?
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !