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L'autorité en littérature
Bouju Emmanuel
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753512429
La crise de l'autorité, dont les origines remontent au seizième siècle et qui est susceptible de définir jusqu'à nos jours toute la période moderne, n'empêche pas la notion d'autorité de conserver sa pertinence et sa fonction régulatrice dans l'ordre de la littérature, où elle aide à penser l'idée d'auteur. C'est l'hypothèse dont ce volume procède, en regroupant tous les articles qu'a suscités le Groupe au long de deux années de séminaire et au terme d'un colloque international à l'instar des programmes et des ouvrages précédents du Groupe (Littératures sous contrat, L'engagement littéraire, Littérature et exemplarité). Il s'est agi, pour un ensemble d'une quarantaine de chercheurs, de relever dans une perspective de théorie littéraire le défi lancé en philosophie politique par Hannah Arendt dans la crise de la culture : " en pratique aussi bien qu'en théorie, nous ne sommes plus en mesure de savoir ce que l'autorité est réellement". La faillite pluri-séculaire de l'autorité comme tradition, et la critique moderne et contemporaine de l'auctorialité comme garantie du sens, pro-meuvent des formes singulières et paradoxales de fonction-autorité ou d'effet-autorité en littérature, en suscitant les modalités originales de leur reconnaissance ou de leur contestation. Quatre mouvements composent ce volume (L'auteur sans autorité ?, Figures autorisées et conflits d'autorité, Politiques de l'autorité, Gestes d'autorité : histoire, esthétique), qui s'achève sur un épilogue (étude et entretien) consacré par Jean-Louis Jeannette à l'oeuvre critique de Susan R. Suleiman, Professeure à l'Université de Harvard.
Bienvenidos " s'adresse aux étudiants qui préparent un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) dans les métiers du Tourisme, de l'Hôtellerie et de la Restauration. Les objectifs autour desquels s'organise le manuel sont les suivants : des contenus assimilables en une centaine d'heures réparties sur deux années scolaires, conformément aux programmes en vigueur ; une approche thématique liée aux problématiques professionnelles ; une approche linguistique basée sur l'analyse des discours et les types de textes ; une approche pragmatique par un enrichissement des savoir-faire ; un renforcement systématique des activités de compréhension orale et écrite en fonction des épreuves présentées au Brevet de Technicien Supérieur ; une organisation des acquisitions en fonction de la séquence classe favorisant l'interactivité. Tourné vers des problèmes spécifiques, le manuel conserve cependant une place aux questions culturelles indispensables ainsi qu'à la littérature. Les douze unités indépendantes, ne constituent pas une progression linéaire. Elles peuvent être abordées au fil des nécessités de l'apprentissage.
On pourrait retracer une histoire politique et philosophique des frontières qui séparent ce que je dois de ce qui m'est dû, et ce qui m'appartient de ce à quoi j'appartiens. Ces frontières prennent un relief particulier dans la succession de crises - politique, écologique, économique, sanitaire - qui marquent le paysage culturel, intellectuel et social depuis les années 2000. Désirant examiner la possibilité d'interpréter le contemporain à la lumière d'un paradigme "fiduciaire" où prédominent les notions de crédit et de confiance, Emmanuel Bouju, Loïse Lelevé et Mazarine Pingeot ont proposé à un ensemble de chercheurs et écrivains de réfléchir ensemble aux notions de propriété et d'appropriation, de dette et d'imposture, dans la littérature et les arts contemporains, comme en sociologie, en philosophie ou en économie. Ce livre est le fruit de leur travail commun.
La littérature fait-elle exemple? Offre-t-elle des lignes de conduite, des programmes d'action et de pensée, ou nous laisse-t-elle éternellement perplexes devant l'instabilité des normes et la diversité des situations? La solidarité de la fiction avec l'individuel, le singulier et parfois l'insignifiant, doit-elle nous faire conclure à son impuissance à l'exemplarité? Quelle articulation reconnaître, à ce titre, entre exemplarité esthétique et exemplarité morale? Ce sont quelques-unes des questions posées par ces troisièmes Cahiers du Groupe de poétique historique et comparée, CELAM, Rennes 2, après ceux consacrés aux notions de contrat et d'engagement, publiés aux PUR sous la direction d'Emmanuel Bouju. Judith Schlanger, Alice Kaplan, Philippe Forest et vingt-six autres chercheurs - membres associés réguliers ou collaborateurs ponctuels du Groupe - abordent la question, ancienne mais toujours vive, de l'exemplarité littéraire, en trois grands mouvements centrés sur le lien entre exemplarité et exemplification, sur le modèle lui-même exemplaire de l'?uvre de Cervantès et de sa postérité, ainsi que sur l'hypothèse d'une inexemplarité de la littérature moderne. Attaché à traduire la diversité des approches actuelles de la littérature, cet ouvrage remet en question et en mouvement certaines des fausses évidences ou des certitudes préconçues touchant à la puissance ou à l'impuissance des ?uvres, à leur capacité à produire des exemples, à proposer des conduites, à servir d'étalon pour le jugement et de modèle pour la vie concrète.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.