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L'épreuve de la mort dans l'oeuvre de T.S. Eliot, Georges Séféris et Yves Bonnefoy
Bouix Christopher
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296085466
À quoi bon des poètes en des temps de détresse?" se demandait, en 1800, Friedrich Hölderlin. Cette question, reprise par Theodor W. Adorno. hante la conscience poétique de l'après-Auschwitz. Comment, encore, parler. alors que la parole et tous les systèmes de pensée n'ont mené qu'à la destruction, qu'à la mort? A travers la comparaison des trois figures majeures de la poésie européenne du XXe siècle que sont T.S. Eliot, Georges Séféris et Yves Bonnefoy, c'est ce rapport entre l'acte créateur et la conscience de la mort qu'il s'agira d'étudier dans cet ouvrage. Des ruines de Babel au mythe du Roi Pêcheur, des enfers gréco-romains à la résurrection chrétienne, c'est en puisant dans un vaste horizon mythocritique que se conduira notre étude: au-delà de cette mort qu'il faut, comme Dante dans sa Divine Comédie, traverser pour parvenir, de l'Enfer, au Paradis. Le poète qui, à l'image du remembrement d'Osiris, aura su, par la reconstruction de la parole, créer la poésie, permettra ainsi à chacun de sortir de cette épreuve comme neuf: sauvé, en quelque sorte, par la beauté et la vérité de son existence terrestre - notre existence à tous, qui comprend à chaque instant, hic et nunc, toute vie et toute mort. C'est donc à vivre plus intensément, plus profondément, creusé par la conscience de sa propre finitude qu'invite, toujours, la poésie.
Alors qu'il s'apprête à gagner l'antre de la magicienne Circé, Ulysse reçoit d'Hermès une sinistre mise en garde: "tu n'en reviendras pas, crois-moi...". Les Anciens, inventeurs de la raison et de la philosophie, savent le pouvoir qu'une discipline comme la magie, discipline de l'irrationnel et de la dissimulation, peut exercer sur l'esprit des hommes. Il n'est pas rare, dans les bas-fonds d'Athènes ou de Rome de croiser magoï (mages), sagae (sorcières), venefici (empoisonneurs) se livrant pour de l'argent à toutes sortes de pratiques obscures. Dangereuse, terrifiante, transgressive, la magie traverse la littérature antique d'Homère à Apulée. Près de cent cinquante extraits invitent à en pénétrer le cercle et à découvrir la face obscure de l'imaginaire des Anciens. Sortilèges, charmes d'amour, enchantements et autres potions: bienvenue dans l'antre des sorciers antiques.
Alfie est une IA de domotique dernière génération créée pour prendre soin de la famille qui en fait l'acquisition. Ce roman est son journal. "A la fois drôle et terrifiant". Nicolas Carreau - Europe 1 "Une pépite teintée d'ironie qui se lit comme un thriller familial". Librairie La pensée sauvage "Ce roman à l'efficacité 4. 0 se lit d'une traite ! " Librairie L'Atalante "Alfie nous rappelle que la frontière entre notre quotidien et un épisode de Black Mirror ne tient qu'à une mise à jour". Librairie Sauramps
Résumé : A Athènes, Socrate n'est pas du goût de tout le monde. Lorsqu'ils le voient déambuler sur l'Agora, la barbe mal taillée et les pieds nus, ses contemporains retiennent leur souffle. Il faut dire que le philosophe ne les laisse jamais tranquilles. La démocratie, le travail, la société de consommation, la bonne moralité : avec lui, tout y passe ! Il interroge, il questionne, il provoque. Qu'est-ce que la liberté ? Qu'est-ce qu'une vie réussie ? Comment résister face aux populismes, aux fanatismes, aux opinions toutes faites ? Socrate est décidément loin d'être mort ! 2 500 ans plus tard, les idées de ce diable d'homme, père de la philosophie, provocateur et attachant, n'ont pas pris une ride.
Les menaces les plus dangereuses sont rarement celles que l'on voit. Elles attendent patiemment leur heure, tapies derrière le voile rassurant de la science, se nourrissant des peurs et de l'ambition des hommes avant de se révéler au grand jour. Ces deux aventures interactives vous proposent d'enquêter sur l'envers du décor, les secrets ancestraux, l'indicible - au péril de votre santé mentale. Affrontez vos pires cauchemars dans Transomnie. Explorez la Soufrerole à l'héritage impie. Mais quelles qu'en soient les issues, vous n'aurez qu'une seule certitude : celle de ne pas pouvoir en ressortir indemne.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.