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La laïcité et la construction de l'Europe. Dualité des pouvoirs et neutralité religieuse XVIIe-XXIe
Bouineau Jacques ; Kasparian Burt
L'HARMATTAN
35,50 €
Épuisé
EAN :9782296962071
S'il est une question qui divise, l'opinion française au premier chef et la communauté internationale dans des proportions sans doute aussi grandes, c'est bien celle de la laïcité. Le colloque co-organisé par le CEIR, l'association "Méditerranées", l'université de Bari et le CNR a proposé de rouvrir le débat, avec en toile de fond la notion de romanité. On trouvera ici le premier volume des contributions, celles qui ont trait à la période moderne et contemporaine. La première grande question qui se pose est la suivante : comment peut-on différencier laïcité et opposition à l'Eglise, ou, de façon plus large, à une religion ? La deuxième revient à se demander si on peut voir émerger la notion même de laïcité à l'époque d'une religion d'Etat ou majoritaire. La troisième interpelle sur le caractère spécifiquement français du terme laïcité ; dans les autres langues, il ne se différencie en effet pas vraiment d'opposition à l'Eglise et la France apparaît de plus en plus, après la Révolution, mais surtout dans la seconde moitié du XIXe siècle, comme liée à l'idée de laïcité. Est-ce une influence maçonnique ? Tout dépend, en vérité, du regard que l'on porte sur la res publica et sur la notion de communautarisme, mais aussi des définitions que l'on donne aux concepts, au premier chef à celui de laïcité.
Le présent recueil a pour objet de présenter un éventail de contributions sur l'enfant, envisagé sous l'angle de ce que nous nommons la romanité au sein du CEIR : c'est-à-dire une présentation diachronique au sein du monde méditerranéen, articulée autour du droit romain. C'est pourquoi seront envisagées tour à tour deux civilisations de la Haute-Antiquité (1'Egypte et la Mésopotamie), les conceptions du droit romain quant à l'enfant à naître et quant à la responsabilité de l'enfant, mais aussi les prolongements du droit romain et de la culture méditerranéenne à travers le droit canonique, le droit musulman et le droit français, y compris dans sa dimension contemporaine.
Hérodote l'a dit : "les Egyptiens sont les plus religieux de tous les hommes". On sait par ailleurs que l'Antiquité dite classique connaissait une religion civique et que, même si le poids de la religion se modifie, voire s'estompe, la Grèce et Rome sont inséparables de leurs dieux. Il en va a fortiori de même à l'époque médiévale. Peut-on dès lors raisonnablement parler de "laïcité" durant tous ces siècles ? Si on dépasse les apparences, les réalités deviennent plus nuancées.
L'idée communément admise réside dans la conviction que le pouvoir civil et le pouvoir religieux sont historiquement indissociables l'un de l'autre. On ne conçoit même pas qu'un pouvoir politique ait pu gouverner sans l'appui du pouvoir religieux. Si le rapprochement entre les deux sphères est effectivement fréquent, cela ne signifie nullement la soumission systématique du politique au religieux, ni même l'harmonie entre les deux. Bien des civilisations connaissent une union simplement stratégique, au sein de laquelle la conviction spirituelle pèse peu de choses face aux impératifs purement tactiques. Le pouvoir civil et le pouvoir religieux sont-ils aussi intimement liés qu'on le croit communément ? On se souvient de la Bible, de l'Egypte, des Romains même, chez lesquels la dissociation des pouvoirs n'est pas absolue. Et l'on en conclut que les hautes époques pratiquent une confusion entre les deux. On trouvera cependant ici des études sur la Haute Antiquité, qui viendront nuancer tout ce que les a priori ont placé dans nos esprits. Mais on lira également les réflexions de penseurs musulmans, qui eux aussi,' à leur manière, fourniront assez de matière pour qu'une véritable réflexion puisse être reprise sur ce thème.
Dans l'océan des publications qui traitent des rapports entre les hommes, le pouvoir et les dieux, notre groupe de recherche veut apporter une contribution à partir de l'éclairage qui est le sien : la romanité. Dans sa forme la plus simple, l'union des trônes et des autels assujettit la population qui ne peut, au mieux, que souhaiter se vêtir d'un manteau juridique à même de protéger l'essentiel : sa vie et sa liberté d'action. Si l'union entre les deux pouvoirs se fait non plus au nom d'un dieu, mais d'une idée devenue dieu, le manteau changera simplement de forme. Mais cette mèchanè envahissante ne saurait extirper le souffle humain qui monte des hommes, qui ne sont pas simplement des sujets ou des personae. La théorie peut aider ; la violence n'est jamais loin.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.