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Questions d'argent
Bouilloud Jean-Philippe ; Guienne Véronique
DDB
24,70 €
Épuisé
EAN :9782220046341
Les textes ici présentés montrent l'intérêt qu'il y a à faire de l'argent un objet des sciences sociales. Si cet objet caché s'avère être un excellent révélateur des rapports sociaux, il apparaît aussi comme un objet déroutant, au sens où il déjoue notre façon usuelle de penser ses rapports. Aux frontières de l'imaginaire et du réel, l'homme est tantôt conçu comme une créature divine, tantôt comme une créature marchande. Cela renvoie, de manière centrale, au problème de la valeur. Que valent les choses? que vaut l'homme? s'interrogent les compagnies d'assurance chargées d'indemniser des blessures ou des décès. Quelle est la valeur de ce que dit l'argent dans le jeu social? La question est tout autant épistémologique que sociologique. C'est donc à "faire parler l'argent" que se sont attachés les auteurs rassemblés dans cet ouvrage, en privilégiant non pas des perspectives économiques (largement balisées par l'actualité de l'euro), mais des approches moins courantes, à la fois sociologiques, anthropologiques, politiques, philosophiques et psychanalytiques.
Nous avons ici un ouvrage qui peut être pris comme le complément des deux premiers tomes des Souvenirs de Judith Gautier, mais aussi comme un dictionnaire autonome des milieux artistiques et littéraires à Paris dans la deuxième moitié du XIXe siècle". Jean-Philippe Bouilloud"La réussite de cette composition est d'avoir su, sous des dehors explicatifs, transformer la situation d'élucidation en une allégresse de la découverte". Sylvie Camet
Longtemps considérés comme privilégiés dans l?entreprise, les cadres subissent désormais le lot commun des salariés soumis aux méthodes de management absurdes et pathogènes des grandes organisations. Ils n?échappent plus au harcèlement moral, aux exigences irréalisables, aux objectifs contradictoires, à la précarité? bref aux conditions ordinaires dans les grandes entreprises et qui engendrent souffrance psychique, stress chronique, dépressions et suicides. Le mal-être des cadres au travail est pourtant singulier, car ils sont longtemps restés les instruments zélés du nouveau management, « du bon côté du manche ». Or ils se retrouvent désormais à la fois victimes et responsables de ce management. De surcroît, les cadres du secteur public, soumis à leur tour aux normes de gestion et de performance rodées dans le privé, doivent souffrir la contradiction entre ces nouvelles exigences et la notion de service public qui donnait sens à leur travail. L?auteur analyse ici ce mal-être spécifique en s?appuyant sur de nombreuses enquêtes et témoignages dans de grandes organisations privées et publiques. Sa démarche est originale en ce sens qu?il ne se focalise pas sur la souffrance au travail elle-même, mais sur le piège systémique qui enferment des organisations trop complexes dans des pratiques absurdes et non viables. L?auteur s?attache aussi aux styles de pensée « rationnels » et « modernes » qui conduisent plus ou moins consciemment les cadres à adhérer à un système dont ils subissent pourtant aujourd?hui la violence.
Pourquoi a-t-on besoin de croire et pourquoi nos objets de croyance se transforment-ils en permanence, dans le temps historique, comme dans le temps social et individuel, au niveau diachronique comme au niveau synchronique où mondialisation et globalisation ne riment pas avec harmonisation des croyances ? Quels sont les moteurs de la "mise en croyance" ? Par quelles attitudes le croyant se manifeste-t-il ? Se singularise-t-il ? Se fond-il dans le groupe social ? La réalité peut-elle s'appréhender en dehors de la croyance ? Le monde peut-il être perçu sans le soutien des représentations croyantes ? À quoi font croire les institutions et les organisations, pourquoi et avec quels résultats ? Comment repenser l'intervention dans les organisations, entre décryptage des croyances et révélation des modes de persuasion ? Les sciences humaines et sociales portent un intérêt et un regard différents, complémentaires, sur nombre de ces questions.
Les enfants dyslexiques auraient-ils une notion particulière du temps? Chantal Wyseur en dévoile la complexité et nous introduit au coeur de leur cerveau atemporel. Nous découvrons leur perception du monde en trois dimensions et leurs trésors d'aptitudes. L'auteur ayant appliqué les méthodes de Gestion mentale de La Garanderie et celle de Ronald Davis, ouvre ici une troisième voie de compréhension et d'application, à l'usage des parents et des éducateurs. C'est une démarche concrète et originale pour aider les dyslexiques à apprendre et les enseignants à les comprendre.
Résumé : A l'heure où les guides pratiques sur la méthode Montessori se multiplient, voici celui que Maria Montessori a elle-même conçu pour "entrer dans les familles", écrit en espagnol en 1939 (étayant une première version de 1914 en anglais). Inédite en français, cette version historique a néanmoins gardé toute son actualité. Dans ce manuel, Maria Montessori présente concrètement le matériel et l'environnement de sa méthode, mais aussi la philosophie de sa pédagogie en rappelant son objectif final : servir la Paix. Elle insistait en effet sur le fait que l'éducation était la meilleure arme pour la Paix, et qu'il fallait, pour l'atteindre, considérer l'enfant comme le guide de son éducation. Qui mieux que lui-même sait ce qui est bon pour son propre développement ? Originalité de ce manuel : il est le seul illustré par des photos personnelles de Maria Montessori. La traductrice s'est efforcée de reproduire en couleur ces photos soigneusement choisies. La mise en parallèle des clichés historiques en noir et blanc et des photos contemporaines montre bien qu'en dépit du siècle qui s'est écoulé depuis l'ouverture de la première "Maison des Enfants", et malgré toutes les évolutions de la méthode qui n'est ni figée ni passéiste, l'essentiel est resté identique.
Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d'anniversaire, transmissions des traumatismes et pratique du génosociogramme.Anne Ancelin Schützenberger livre dans cet ouvrage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d'une vingtaine d'années, une «thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle».En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à «payer les dettes» du passé de nos aïeux. C'est une sorte de «loyauté invisible» qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit-secret et sa transformation en un «impensé dévastateur».Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute, groupe-analyste et psychodramatiste de renommée internationale, est professeur émérite des Universités et a été directeur pendant une vingtaine d'années du Laboratoire de psychologie sociale et clinique de l'Université de Nice. Elle a publié Le Psychodrame, Psychogénéalogie, Le plaisir de vivre, Sortir du deuil, chez Payot, et Vouloir guérir chez Desclée de Brouwer.
Résumé : Dans ce monde qui semble soumis à une accélération constante, où l'on ne cesse de louer la marche ou la course, nous souhaitons et craignons à la fois que tout ralentisse ou même que tout s'arrête. L'ambivalence de ce désir reste à étudier, comme ce que signifie aujourd'hui le fait de ne pas bouger. La privation de mouvement est une peine ; le droit pénal, les disciplines scolaires ou militaires immobilisent ; les accidents et les maladies paralysent ; l'accélération technique se paye en inertie dans les embouteillages ou les bureaux. Les éloges de la mobilité comme la critique de l'accélération sont passés à côté de ces situations où l'immobilité s'impose, non sans violence. Il faut redonner son sens à l'immobilisation. Car cette peine est aussi une étape, une station, impliquant le corps et la pensée. Tenir, debout, assis, dans la position du lotus ou même couché, c'est exercer sur soi une contrainte signifiante. Les "mouvements" d'occupation des places nous le rappellent, l'art également. Savoir faire halte, c'est savoir résister. Jérôme Lèbre est professeur de philosophie en classes préparatoires. Membre du Collège international de philosophie, il est notamment l'auteur de : Vitesses (2011) ; Derrida - La justice sans condition (2013) ; Les Caractères impossibles (2014) ; et, avec Jean-Luc Nancy, de Signaux sensibles (2017).