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Maurice Denis . Le spirituel dans l'art
Bouillon Jean-Paul
GALLIMARD
16,20 €
En stock
EAN :9782070319299
À 15 ans, Maurice Denis écrit dans son Journal : « Oui, il faut que je sois peintre chrétien [...], je sens qu'il le faut. [...] D'abord j'écrirai mes notes [...]. Et puis je ferai de l'Art, de l'Art en masse, en tout et partout. Je me gorgerai, je m'enivrerai de cette pure et sainte jouissance, de cette douce vie, si désirée, d'artiste. » Une vocation incoercible, où la foi, l'art et l'amour - sa femme Marthe est au coeur de son oeuvre - composent une sainte trinité qu'analyse avec brio Jean-Paul Bouillon. Après avoir créé le groupe des nabis dont il se fait le théoricien, Denis pose dès 1890 les fondations du néo-traditionnisme. Des Muses à l'Hommage à Cézanne, de ses lieux familiers, Saint-Germain-en-Laye sa ville natale, la Bretagne sa terre d'élection, aux nombreuses scènes de plages, Maurice Denis ne cesse de peindre, entre joie de vivre et méditation chrétienne. Avec le XXe siècle, s'ouvre pour lui une période de production intense : il illustre de nombreux ouvrages, renoue avec la tradition de la grande peinture monumentale, et devient l'un des plus importants décorateurs de son temps.
1912-1922 : dix ans au cours desquels la peinture a connu une mutation plus considérable que pendant des siècles auparavant. Au centre de cette période, l'oeuvre de Kandinsky et son décisif passage de la ligne : la naissance de l'abstraction. C'est entre ces deux dates, en Allemagne puis dans la Russie post-révolutionnaire où Kandinsky fait l'expérience utopique de la table rase, que vont se jouer, pour une bonne part, les destinées de l'art contemporain. Document essentiel pour la connaissance de Kandinsky, qui contient la clef de l'homme et, par là, de l'oeuvre , ce livre date de 1913. La traduction originale de Jean-Paul Bouillon confronte les deux premières versions du texte et restitue à Regards sur le passé sa valeur de témoignage sur la genèse de l'art abstrait. Plusieurs documents de la même période, concernant aussi bien la peinture que la musique, la poésie ou le théâtre ont été ajoutés ; ils complètent l'information relative à une révolution sur laquelle on ne cesse de s'interroger.
Présentation de l'éditeur Ce premier Dictionnaire de la critique d'art à Paris (1890-1969) concerne essentiellement la peinture, la sculpture, les arts graphiques et la photographie dans une moindre mesure le cinéma , mais ni l'architecture, ni les arts décoratifs. Ce dictionnaire comprend près de six cents notices dont trois cents détaillées avec des éléments biographiques précis, la bibliographie, l'iconographie, ainsi que les fonds d'archives lorsqu'ils existent. Ce dictionnaire qui ne se veut donc pas un recueil dessais, et a au contraire vocation à être dabord un instrument de travail, constitue du même coup une mine pour la recherche, largement ouvert sur lavenir, avec la suggestion dautant dapprofondissements et de nouvelles pistes denquête. Il apporte avant tout un grand nombre de révélations, en particulier dans la période qui souvre aux années vingt, jusquà une date relativement récente moins fréquentée par la recherche.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.