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Maurice Denis . Le spirituel dans l'art
Bouillon Jean-Paul
GALLIMARD
16,20 €
En stock
EAN :9782070319299
À 15 ans, Maurice Denis écrit dans son Journal : « Oui, il faut que je sois peintre chrétien [...], je sens qu'il le faut. [...] D'abord j'écrirai mes notes [...]. Et puis je ferai de l'Art, de l'Art en masse, en tout et partout. Je me gorgerai, je m'enivrerai de cette pure et sainte jouissance, de cette douce vie, si désirée, d'artiste. » Une vocation incoercible, où la foi, l'art et l'amour - sa femme Marthe est au coeur de son oeuvre - composent une sainte trinité qu'analyse avec brio Jean-Paul Bouillon. Après avoir créé le groupe des nabis dont il se fait le théoricien, Denis pose dès 1890 les fondations du néo-traditionnisme. Des Muses à l'Hommage à Cézanne, de ses lieux familiers, Saint-Germain-en-Laye sa ville natale, la Bretagne sa terre d'élection, aux nombreuses scènes de plages, Maurice Denis ne cesse de peindre, entre joie de vivre et méditation chrétienne. Avec le XXe siècle, s'ouvre pour lui une période de production intense : il illustre de nombreux ouvrages, renoue avec la tradition de la grande peinture monumentale, et devient l'un des plus importants décorateurs de son temps.
Pour aboutir aux Fers soudés, premier élément de sa grammaire identitaire, il a fallu à César, fils d'émigrés italiens du quartier populaire de la Belle-de-Mai longuement formé à l'Ecole des Beaux-Arts de Marseille puis à l'ENSBA de Paris (de 1935 à 1954), un saut mental qui n'avait rien de programmé. L'interrogation des sources permet d'identifier les déterminismes matériels, mentaux et culturels qui ont conditionné son appropriation du poste à souder, et surtout le dépassement de sa vision première, strictement artisanale puis académique, du fait sculptural. Dans ce recensement ressortent clairement deux sensibilités fécondantes, d'une part au matériau dont la préhension déclenche la création, et d'autre part à la notion de "présence" ou de densité de l'oeuvre, renvoyant aux productions de Giacometti, Richier, Brancusi, Picasso et Gargallo. De leur conjonction vont naître près de 340 pièces anthropomorphes, zoomorphes ou non-figuratives qui interrogent les propriétés d'expression d'un matériau "pauvre" au travers de formes que César pérennisera grâce au bronze. A partir du milieu des années 1950, les Fers figuratifs et abstraits rencontrent un succès immédiat sur la scène artistique nationale puis européenne. Un succès résultant de plusieurs causes, comme la possibilité de lecture technique et esthétique multiple de la production soudée, et la séduction exercée par le personnage méditerranéen et populaire incarné par son auteur. Mais l'incorporation des Compressions à l'arsenal créatif de César, officialisée avec le scandale du Salon de Mai 1960, va venir briser la linéarité du parcours de reconnaissance d'un artiste désormais exposé aux rejets, déchiré entre l'option classique incarnée par les Fers et l'option avant-gardiste fondée sur le geste de la Compression aussitôt récupéré par le critique Pierre Restany dans la perspective du Nouveau Réalisme. Quelques mois plus tard, aux Etats-Unis, c'est à une autre résistance qu'est directement confronté l'homme des Fers, celle de l'avant-garde new-yorkaise qui se ferme alors presque totalement à la création française et à ses représentants.
Baudin Antoine ; Bouillon Jean-Paul ; Rinuy Paul-L
L'aventure artistique du XXe siècle accompagne les remous de l'histoire. Ce siècle contradictoire de destruction et de progrès, de guerres sanglantes et de modernité aura favorisé l'émergence d'un art nouveau, volontiers déstabilisateur. Rendu possible par l'évolution des idées et les recherches esthétiques formelles, il questionne la place et la nature de l'homme qui inaugure le siècle. On ne trouvera pas ici d'histoire séparée des différents genres, peinture, sculpture, architecture, arts décoratifs, du spectacle et de la photographie, mais un découpage chronologique correspondant à la volonté d'approche strictement historique des auteurs. Crise du monde et crise de l'art, progressive mise à mort du tableau de chevalet, choc de la guerre, mort de l'homme et mort de l'art, utopies modernistes : la continuité artistique du XXe siècle apparaît dans toute sa complexité. Trois décennies auront suffit à ébranler les structures fondamentales de l'art, au terme desquelles on ne parlera plus de représentation, mais bel et bien de création.
C'est dans le sillage de Gauguin et de Cézanne que s'épanouit l'art de Maurice Denis. Tourné vers l'avenir en renouant avec la tradition, comme le solitaire d'Aix, animé d'une foi profonde et d'un vaste idéal artistique, il aborda de la façon la plus haute l'art de peindre et devint le théoricien le plus important de son temps. Emule de Vuillard et de Bonnard, il porta le message des Nabis et fit connaître, autant par le texte que par la peinture, l'enseignement de Cézanne. Nourri de l'art des musiciens ses amis, Chausson et Debussy, ses tableaux sont admirés et recherchés par les meilleurs amateurs : André Gide acheta son Hommage à Cézanne, peint en 1900, Chtchoukine et Morosov lui commandèrent des oeuvres en même temps qu'à Matisse. Après ses dessins de 1889 pour Sagesse de Verlaine, il réalisa quatre ans plus tard un chef-d'oeuvre d'illustration avec le Voyage d'Urien d'André Gide. D'autres réussites jalonnèrent sa carrière d'illustrateur : la Vita nova de Dante, les Fioretti de saint François d'Assise. Son oeuvre de peintre se développa sous les cieux d'Italie, de Bretagne et d'Ile-de-France. Il peignit aussi de nombreux et amples décors, parfois monumentaux comme ceux du théâtre des Champs-Elysées, avec Bourdelle et Vuillard, ou de la chapelle du Prieuré à Saint-Germain-en-Laye. C'est la richesse de cette oeuvre qui donne tout son sens à ce recueil.
1912-1922 : dix ans au cours desquels la peinture a connu une mutation plus considérable que pendant des siècles auparavant. Au centre de cette période, l'oeuvre de Kandinsky et son décisif passage de la ligne : la naissance de l'abstraction. C'est entre ces deux dates, en Allemagne puis dans la Russie post-révolutionnaire où Kandinsky fait l'expérience utopique de la table rase, que vont se jouer, pour une bonne part, les destinées de l'art contemporain. Document essentiel pour la connaissance de Kandinsky, qui contient la clef de l'homme et, par là, de l'oeuvre , ce livre date de 1913. La traduction originale de Jean-Paul Bouillon confronte les deux premières versions du texte et restitue à Regards sur le passé sa valeur de témoignage sur la genèse de l'art abstrait. Plusieurs documents de la même période, concernant aussi bien la peinture que la musique, la poésie ou le théâtre ont été ajoutés ; ils complètent l'information relative à une révolution sur laquelle on ne cesse de s'interroger.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.