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En marge d'Hollywood. La première avant-garde cinématographique américaine 1893-1941
Bouhours Jean-Michel ; Posner Bruce ; Ribadeau Dum
CENTRE POMPIDOU
34,48 €
Épuisé
EAN :9782844261533
La recherche dans le domaine cinématographique prend parfois des airs de fouilles archéologiques : des images enterrées, que l'on pensait perdues, dont on ignorait parfois l'existence, réapparaissent comme les pièces d'un puzzle qui se reconstitue peu à peu. Jusqu'aux années quatre-vingt-dix, l'historiographie data les débuts de l'avant-garde américaine de 1943, année où Maya Deren et Alexander Hammid tournèrent Meshes of the Afternoon, négligeant une bonne partie de la production antérieure qu'elle considérait comme un épiphénomène ou une retombée des mouvements artistiques européens. Des chercheurs passionnés (Jan-Christopher Horak et Bruce Posner, entre autres) ont redécouvert des films longtemps demeurés invisibles et ont pu réécrire l'histoire des débuts du cinéma réalisé en dehors de Hollywood. Ils font revivre une époque très riche, où la frontière entre amateur et professionnel, commercial et indépendant, fiction et non-fiction était très floue. Ce qui réunissait des artistes comme Joseph Cornell ou Rudy Burckhardt, des photographes comme Ralph Steiner, Paul Strand, Charles Sheeler, des critiques comme Levis Jacobs ou Seymour Stern, des scientifiques comme Paul Fejos ou James Sibley Watson, Jr, était tout simplement l'amour du cinéma.
Résumé : Publié à l?occasion de la grande rétrospective que le Centre Pompidou consacre à Anselm Kiefer, la première en France depuis plus de trente ans, cet ouvrage de référence dévoile non seulement une oeuvre immense, mais aussi les univers d?un des artistes contemporains les plus célèbres, ses champs intellectuels, ses ateliers? Il réunit une documentation inédite, qui permet au grand public d?appréhender la force et la complexité de son travail. Les peintures d?Anselm Kiefer, ses sculptures ou encore ses installations monumentales convoquent tout autant l?Histoire et la philosophie que la littérature et al science.
Résumé : Dès le XVe siècle, les représentations de l'argent dans la peinture se multiplient, évoqué sous sa forme de monnaie métallique pour des scènes figurant des transactions. A l'autre bout de cet axe d'une "iconicité de l'argent" , on trouvera pour la période contemporaine des artistes comme Anne et Patrick Poirier ou Claude Closky qui utilisent des billets de banques ou le métal de pièces de monnaie comme matériau plastique : un tableau dans le cas des premiers, une sculpture évoquant la Colonne sans fin de Constantin Brancusi pour le second. Sur ce registre de la représentation matérielle de l'argent, existe un large spectre de possibles La seconde moitié du XIXe siècle voit la naissance de l'Impressionnisme en peinture, qui représente un moment de bascule historique : non seulement pour la rupture esthétique que l'Impressionnisme représente mais aussi pour les nouveaux modes économiques qui se dessinent dans le champ du commerce de l'art. Un des lieux communs sur l'aventure de l'art moderne dans la seconde moitié du XIXe siècle consiste à dire que la rupture esthétique d'avec l'Académie a eu pour conséquence de paupériser les artistes ; Van Gogh étant en quelque sorte le héraut de cette lutte pour une autonomie absolue de l'artiste, en rupture vis-à-vis du goût dominant des commanditaires potentiels. De manière générale, les Impressionnistes ont ébranlé les liens entre la valeur travail, la valeur d'usage et la valeur d'échange. Il s'opère à ce moment-là une dérégulation de la mainmise de l'Etat (après celle du clergé) sur l'art au travers de l'Académie, et l'art devient divergent. La valeur des oeuvres ne sera plus fixée selon les critères académiques, mais au travers du jugement critique. Au XXe siècle, l'artiste ne se contente plus de représenter les thèmes traditionnels liés à l'argent (lieux de commerce et d'échanges, les codes sociétaux liés à l'argent, ou des thèmes dérivés comme le jeu) ; il va engager une réflexion plus intrusive dans les mécanismes de l'argent, dès lors que ceux-ci sont immanents à l'oeuvre d'art. Deux figures tutélaires Marcel Duchamp d'une part, et Salvador Dalí d'autre part, incarnent deux postures en miroir sur le thème de l'argent. Marcel Duchamp crée en 1913 son premier ready made, Roue de bicyclette, l'acte fondateur d'un art de nature conceptuelle. Le geste fait apparaître une valorisation indépendante de la réalité matérielle (ou immatérielle) de l'objet d'art.
Résumé : Né à Christchurch (Nouvelle-Zélande) en 1901, Len Lye est mort à New York en 1980. Sa notoriété s'est faite en grande partie sur sa carrière de cinéaste, commencée à la fin des années vingt en Angleterre, avec Tusalava. Il devint ensuite le promoteur d'un cinéma direct, réalisé sans l'instrumentation de la caméra, extraordinairement inventif et expérimentateur, Len Lye a laissé une ?uvre qui ne saurait être circonscrite au domaine cinématographique. Ecrivain, peintre, photographe, sculpteur, sa quête d'un art du mouvement libéré de la forme a traversé et transgressé toutes les catégories artistiques.
Francis Bacon a aimé les livres. Les quelque mille ouvrages de sa bibliothèque témoignent de sa passion pour la littérature. Cinquante ans après l'exposition du Grand Palais qui le consacrait comme l'un des artistes majeurs de son temps, le Centre Pompidou s'attache aux relations que la peinture de Bacon n'a cessé d'entretenir avec ses auteurs de prédilection. Réinventant le rapport de la peinture au texte, Bacon a traduit ses lectures en images synthétiques et fulgurantes. Ce que son inspiration doit à Eschyle, à T.S. Eliot, à Joseph Conrad, à Friedrich Nietzsche, à Michel Leiris ou à Georges Bataille s'exprime de façon diffuse dans son oeuvre, particulièrement dans les douze triptyques que l'exposition fait dialoguer avec leurs récits fondateurs. Si l'imaginaire de Bacon s'est nourri de la littérature, les écrivains ont, en retour, trouvé dans ses tableaux une matière à réflexion. De Claude Simon à Hervé Guibert, de Gilles Deleuze à Philippe Sollers, l'oeuvre de Bacon a acquis en France un statut de véritable objet littéraire.
Gauthier Michel ; Pierre Arnauld ; Lasvignes Serge
Le nom de Vasarely évoque instantanément les vibrantes images colorées massivement diffusées dans les années 1960 et 1970. Peu de gens savent que ces images font partie d'un projet esthétique né à la fin des années 1920 dans le sillage des avant-gardes historiques et du Bauhaus. Fort de cette expérience, Vasarely cherche à favoriser un authentique partage des formes en créant un alphabet plastique applicable aux objets et aux matériaux les plus divers. Renouant le dialogue entre l'art et la science, il ambitionne également de mettre en mouvement les formes abstraites en explorant les mécanismes de la perception visuelle, recherche qui fera de lui l'inventeur de l'art optico-cinétique. Cette exposition et le catalogue qui l'accompagne proposent la traversée d'une oeuvre conçue avec la conviction que l'art, si l'on parvient à changer ses modes de conception, de production et de diffusion, peut changer la vie.
Présentation des dessins de Jean Cocteau (1889-1963) provenant de la succession d'Edouard Dermit, dernier compagnon et héritier de l'artiste et poète, oeuvres entrées dans les collections du Centre Pompidou. Deux essais accompagnent les 150 reproductions et retracent l'histoire de ce fonds d'atelier ainsi que la genèse du style Cocteau.4e de couverture : Dans sa maison de Milly-la-Forêt, qu'il habita de 1947 jusqu'à sa mort en 1963, Jean Cocteau conçut quelques-unes de ses plus grandes créations. Au soir de sa vie, il y rassembla de nombreuses oeuvres sur papier, de sa main ou de celle d'artistes proches aussi prestigieux que Pablo Picasso, Amedeo Modigliani ou Marie Laurencin. La majeure partie de cet exceptionnel fonds d'atelier riche de plusieurs centaines de dessins, qui pour beaucoup remontent à ses débuts, rejoint aujourd'hui les collections du Centre Pompidou. Le catalogue édité à cette occasion et qui accompagne la présentation de ces dessins à la Maison Jean Cocteau de Milly-la-Forêt propose une plongée dans l'univers de ce grand poète qui fut aussi un étonnant créateur de formes. Rassemblant esquisses de jeunesse, caricatures de presse, illustrations destinées à des revues ou à ses propres écrits, ou encore autoportraits et portraits de ses proches, c'est un corpus largement inédit évoquant vie intime et monde du spectacle que ces pages nous invitent à découvrir.
J'aime l'autorité du noir, sa gravité, son évidence, sa radicalité. Son puissant pouvoir de contraste donne une présence intense à toutes les couleurs et lorsqu'il illumine les plus obscures, il leur confère une grandeur sombre. Le noir a des possibilités insoupçonnées et, attentif à ce que j'ignore, je vais à leur rencontre.