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Poésie et réalité
Bougault Laurence
L'HARMATTAN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782747582957
Cet essai est tiré d'une thèse soutenue en 1995, intitulée Cosmos et Logos en poésie moderne. On dit souvent que la poésie relève de l'imaginaire, un imaginaire parfois hermétique, qui est pour le lecteur, plus ou moins suspect d'insignifiance. Notre travail a pour but de mettre en évidence non pas l'autoréférentialité de la poésie, désormais bien connue, mais au contraire le lien intime que tisse le poème avec la réalité, en remettant sans cesse en question le fonctionnement du langage. À travers les œuvres poétiques de Mallarmé, Rimbaud et Char, et les propos critiques de Bonnefoy ou Deguy..., nous avons essayé de repenser l'ensemble de la sémiose poétique telle qu'elle se réinvente à partir de la seconde moitié du XIXe siècle et de la " crise de vers ". D'abord en la confrontant aux deux grandes sémioses que sont le langage scientifique et le langage religieux, ensuite en l'observant de l'intérieur, sous l'angle stylistique, si la stylistique a bien pour but d'identifier des récurrences formelles qui résultent d'un projet sémiotique plus vaste et s'intègrent à une architectonique propre au genre. Enfin, on a essayé d'appréhender l'effet à réception de cette sémiose poétique, en particulier grâce au concept philosophique de lieu dynamique. Ce livre propose donc une nouvelle " sémiostylistique " de la poésie, non plus fondée sur les catégories anciennes de la rhétorique ou de la versification, mais sur des faits de langue qui permettent aussi de rendre compte de la poésie d'aujourd'hui.
Arbres morts, marécages, ronces et mauvaises herbes : voici ce que découvre Gérald Van der Kemp à son arrivée à Giverny en 1974. Suite au décès de Michel Monet, la propriété du peintre et la collection qu'elle abrite sont léguées à l'Académie des beaux-arts. La maison en triste état est confiée à Gérald Van der Kemp, ancien conservateur en chef du château de Versailles, qui trouve ici un nouveau défi à sa mesure. Avec l'aide du chef jardinier Gilbert Vahé, les arbres morts sont remplacés, les parterres débarrassés des mauvaises herbes, le pont japonais est reconstitué et les allées élargies pour pouvoir accueillir visiteurs et curieux qui sont, encore aujourd'hui, si nombreux à venir découvrir le domaine de Monet, continuellement fleuri d'avril à novembre. L'ensemble des parterres est replanté à partir de documents d'archives et de la correspondance 3 de Claude Monet avec ses fournisseurs. C'est l'histoire de cette seconde vie offerte aux jardins du peintre des Nymphéas que raconte ce livre. Il témoigne ainsi d'un travail magistrat mené pendant plus de quarante ans pour reconstituer ces espaces clefs de l'inspiration de l'artiste, grâce à de nombreuses photographies, documents et archives.
J'aime ces longues heures passées avec les chevaux, heures paisibles passées comme perchée sur une tour mouvante à contempler le monde d'en haut et cependant en son sein, j'aime collecter ces images qui n'appartiennent qu'à moi, parce que je suis l'une des rares Blanches à emprunter ces pistes avec une telle lenteur. [...] On part pour faire"fortune"" mais c'est la richesse de son propre c?ur qu'on recherche. [...] A la question: "Pourquoi faites-vous ça?", je n'ai toujours pas de réponse définitive, seulement un certain nombre de réponses par la négative. Je ne fais pas ça pour mourir, ni pour m'amuser, ni pour passer le temps. Je fais peut-être ça pour gagner le souvenir d'une expérience de longue durée, qui n'est plus seulement une expérience, comme l'est n'importe quel voyage, mais aussi une tranche de vie. Et de cette expérimentation à long terme, peut-être que je pourrai dégager quelque chose comme le sens de ma vie ou, plus modestement, un début de réponse à l'inquiétante question "Qui suis-je?".
Victor est un manipulateur pervers narcissique qui refuse d'accepter l'abandon de Maï-Lan et de Tess, sa fille. Obsédé par le contrôle, il déploie tous les moyens possibles pour les retrouver. Mais alors qu'il pense maîtriser la situation, des événements impensables viennent bouleverser son plan. Jusqu'où sera-t-il prêt à aller pour satisfaire son besoin de domination ? Et si tout finissait par lui échapper ?
La collection "Petite philosophie du voyage" invite Laurence Bougault, éleveuse de chevaux, à célébrer la complicité qui se noue entre le cavalier au long cours et sa monture. Faire corps avec l'animal et veiller à son bien-être, devenir chevalier errant pour parcourir les paysages et aller à la rencontre des peuples procure une inaliénable sensation de liberté.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.