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Médecine du corps, médecine de l'âme
Boudon-Millot Véronique ; Bourgeois Bernard ; Lado
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343126937
De Galien de Pergame, héritier d'Hippocrate, à Victor Frankl, père de la "logothérapie", en passant par Freud ou Ostad Elahi, une question court à travers les âges : celle d'une santé, et donc d'une médecine et d'une thérapie, qui prendraient en vue l'homme tout entier, "corps et âme". Cette approche globale bouleverse bien des idées reçues. Le corps et l'âme, la matière et l'esprit, sont encore souvent décrits comme deux domaines connectés mais foncièrement autonomes. Même la célèbre maxime de Juvénal, "un esprit sain dans un corps sain", suggère un simple rapport de voisinage. La médecine, la psychiatrie et les neurosciences contemporaines se débattent encore avec ce dualisme. Mais elles envisagent aussi de nouvelles pistes qui obligent à replacer l'humain — et du même coup certains enjeux touchant le sens même de l'existence — au coeur du processus de soin et de guérison. Quels sont les facteurs psychologiques et spirituels du bien être et de la longévité ? Qu'est-ce qu'une "maladie de l'âme" ? L'éthique fait-elle partie du traitement ? Et la croyance ? Telles sont quelques-unes des questions vives sur lesquelles se penchent ensemble les intervenants de cette journée.
Raymond Boudon, professeur à la Sorbonne, a publié dans la collection "Pluriel" La Logique du social (2001). Il est le coauteur, avec FrançoisBourricaud, du Dictionnaire critique de la sociologie (PUF, 2000) et l'auteur notamment de Renouveler la démocratie (Odile Jacob, 2006).
Salué par la critique lors de sa parution, cet ouvrage est aussi proche du traité que du dictionnaire. L'explication du terme "critique" est double : il correspond à une démarche qui s'écarte des courants dominants en sociologie - structuralisme et fonctionnalisme - et n'hésite pas à souligner la pertinence de la théorie de l'individualisme méthodologique. Dans ce cas, il s'agit d'expliquer les phénomènes sociaux par référence aux actions individuelles qui en sont à l'origine, sans refuser a priori toute forme de rationalité aux acteurs. Grâce à des articles thématiques de plusieurs pages comportant chacun une bibliographie, les auteurs analysent toutes les grandes notions de la sociologie dans un style relevé et précis. Raymond Boudon et François Bourricaud dominent leur sujet et éclairent des concepts dont les significations éparpillées posent souvent problème. La lecture d'un premier article choisi au hasard suffit à faire de vous un inconditionnel de ce dictionnaire. --Gery Dumoulin
Palmieri Nicoletta ; Boudon-Millot Véronique ; Gar
Dans le renouveau d'intérêt que connaissent depuis une trentaine d'années les études en médecine antique et médiévale, l'extraordinaire fortune de l'Ars medica, le traité de Galien que le Moyen Âge a connu sous le titre de Tegni, n'a pas cessé d'attirer l'attention des spécialistes. Suivre au fil des siècles les parcours de cet ouvrage qui fut traduit maintes fois, en latin, en syriaque, en arabe, en hébreu, et devint, par les multiples commentaires qui lui furent consacrés, le manuel par excellence de l'enseignement médical, signifie aborder des problèmes historiques et philologiques souvent très complexes. Le présent volume réunit les contributions présentées sur ce thème lors de la "Journée internationale d'étude" organisée à Saint-Étienne le 26 juin 2006 par les soins du Centre Jean Palerne. Son but était de réunir, autour de l'histoire passionnante de l'Ars medica, des chercheurs aux compétences différentes, dans la conviction que seule une collaboration pluridisciplinaire permettrait d'aborder convenablement la problématique proposée. Cet ouvrage collectif s'adresse ainsi au public très varié que forment les spécialistes des langues anciennes et orientales, les médiévistes, les historiens des sciences et de la médecine et plus largement ceux qui s'intéressent au développement du savoir entre Antiquité et Moyen Âge Biographie: Nicoletta PALMIERI est actuellement professeur de Langue et Littérature latines à l'Université de Reims, Champagne-Ardenne. Elle est spécialiste de médecine latine à l'époque tardive; auteur de plusieurs études sur l'histoire des textes, elle se consacre principalement aux éditions critiques. Depuis 2002 elle dirige au sein du Centre Jean Palerne la "Lettre d'Informations. Médecine antique et médiévale"
Comment la thériaque, remède censé combattre les empoisonnements et guérir toutes les maladies, dont la formule a été mise au point par Andromaque, médecin de l'empereur Néron au Ier siècle de notre ère, a-t-elle réussi à traverser le temps et l'espace ? Comment expliquer que cette étrange panacée, préparée à l'aide de plus de soixante-dix ingrédients, dont l'opium et la chair de vipère, ait dès l'Antiquité été utilisée jusqu'en Chine, et qu'en Occident elle soit parvenue à se maintenir en bonne place sur les étagères des apothicaires jusqu'à l'orée du XXe siècle ? La présente monographie, née de la collaboration d'historiens, de philologues et de pharmaciens, en suivant pas à pas les différentes étapes de la transmission du célèbre électuaire à travers les principales langues de la Méditerranée (grec, syriaque, arabe, latin...), propose de retracer l'histoire deux fois millénaire de ce fleuron de la pharmacopée antique et médiévale.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.