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Des paysans attachés à la terre ? Familles, marchés et patrimoines dans la région de Vernon (1750-18
Boudjaaba Fabrice ; Bardet Jean-Pierre
SUP
30,00 €
Épuisé
EAN :9782840505983
Quels liens de petits paysans propriétaires entretenaient-ils avec le marché? A travers cette interrogation sur les structures de l'échange dans une société rurale de type préindustriel - la région de Vernon à mi-chemin entre Rouen et Paris -, cet ouvrage propose une analyse globale de la relation des individus à la propriété. La relative vitalité du marché dès les années 1760-1770, c'est-à-dire antérieurement à la Révolution et à la mise en place du Code civil, conduit l'auteur à remettre en cause ou au moins à relativiser quelques présumées évidences de l'histoire rurale et de l'histoire de la famille: à commencer par la place écrasante qu'occuperait l'héritage foncier dans la circulation des richesses et la reproduction sociale. L'ouvrage interroge également le rôle des réseaux de parenté, le poids de la famille et celui du lignage sur le marché foncier et démontre finalement la faiblesse des "stratégies familiales" dessinant ainsi le portrait - à rebours de bien des idées reçues - de petits paysans propriétaires déjà individualistes dans la gestion de leur patrimoine, pour qui la notion d'attachement à la terre n'a en fait que peu de sens.
Boudjaaba Fabrice ; Courty Jean-Michel ; Gaille Ma
Résumé : Les mesures sont centrales dans le fonctionnement de nos sociétés : pas de transaction commerciale sans entente sur la quantité des marchandises achetées, pas de chemins de fer sans une commune mesure du temps... Partager un même système de mesure instaure confiance et fiabilité des relations et des transactions. Jusqu'au XIXe ? siècle, l'hétérogénéité domine : un pied mesurait ainsi 32, 482 ? cm à Paris, 34, 25 ? cm à Lyon, 51, 38 ? cm dans le Piémont. Le système des poids et mesures unifié est d'abord le fruit de la Révolution française, mais il se veut, dès l'origine, universel. Il diffuse à l'étranger, et devient un objet diplomatique. Depuis 1889, les pays signataires d'une Convention générale des poids et mesures partagent un même système, le Système International d'Unités, et se réunissent tous les quatre ans, pour en étendre, ou améliorer, les définitions. La dernière redéfinition, en 2018, a opéré une véritable révolution : quatre des principales unités sont désormais basées sur des constantes fondamentales de la physique. La valeur d'un kilogramme n'est ainsi plus définie à partir de l'emblématique étalon de platine, mais à partir de la constante de Planck qui régit le monde quantique. Pourquoi et comment une convention entre Etats signée il y a plus de 130 ans a-t-elle pu mettre la physique quantique au coeur du Système International d'Unités ? Comment ce système s'est-il imposé sur toute la planète et dans tous les domaines d'activités ? Quelles conséquences cela a-t-il dans notre quotidien ? Cet ouvrage revient sur l'histoire, les difficultés scientifiques et les implications de la question de la mesure depuis plus de 200 ans, mais aussi sur ses enjeux contemporains scientifiques, économiques et politiques.
Boudjaaba Fabrice ; Dousset Christine ; Mouysset S
Les fratries ont-elles une histoire ? Longtemps oubliées par l'historiographie, elles suscitent aujourd'hui un intérêt grandissant chez les historiens, dont témoigne cet ouvrage collectif riche d'une trentaine de contributions issues de deux colloques internationaux. Mal connus, frères et soeurs tiennent pourtant une place centrale au sein des relations familiales. En privilégiant la longue durée et un vaste ensemble géographique, de l'Amérique du Nord à l'Europe, les éditeurs du volume ont voulu saisir leur histoire en confrontant des systèmes de parenté différents et en perpétuelle transformation. Définir et mesurer les fratries, les analyser comme une ressource en associant stratégies collectives et trajectoires individuelles, vivre et représenter la fraternité enfin : autant de pistes suivies par les auteurs attentifs à ne pas oublier les soeurs. Grâce à la variété des études rassemblées ici, écrire l'histoire du lien fraternel offre l'opportunité de renouveler l'approche de l'évolution des systèmes de parenté en même temps que celle des relations familiales. Do brotherhood and sisterhood have a history ? They have long been forgotten by historiography but now are benefitting from a growing interest from historians. This collective work, with thirty contributions from historians from different countries, testifies to this new interest. Although badly known, brothers and sisters occupy a central place in family relations. By emphasizing the long term and a large geographical area, from North America to Europe, the editors of this volume wish to seize their history by confronting different systems of kinship that are constantly evolving. To define and measure sibling relationships, to analyze them as a resource through the association of collective strategies and individual trajectories, to live and represent brother and sisterhood : these are the paths followed by the authors who have been careful not to forget sisters. Thanks to the variety of the studies assembled here, writing the history of fraternal relations offers the opportunity to renew approaches to the evolution of both kinship and family relations.
Le travail est souvent considéré comme un élément secondaire des processus de reproduction sociale en milieu rural car le poids de la rente et l'abondance de sources sur la propriété ont généralement conduit les historiens à privilégier l'étude de la terre et de sa transmission. Le travail a donc souvent été assimilé à un moyen de perpétuer l'exploitation et de soutenir l'équilibre économique du groupe familial. L'activité professionnelle des uns et des autres a été alors souvent perçue comme découlant simplement de la positions de chacun dans le processus de succession, les cadets travaillant au service de l'aîné héritier de la maison par exemple. Pourtant, le travail et ses corollaires, l'instruction et la formation, peuvent aussi être une ressource à part entière des individus pour assurer leur propre motilité sociale, une voie par laquelle ils peuvent sortir d'un chemin a priori tout tracé, et pas seulement une variable d'ajustement au service du groupe domestique. C'est à cette tension, propre à l'exploitation agricole, entre les exigences du groupe familial et les aspirations des individus qui le composent, et aux mobilités et aux ouvertures sociales que le travail peut fournir aux paysans que ce livre s'intéresse. Pour cela, les auteurs, historiens, économistes et sociologues, à travers une série d'études de cas français, italiens et espagnols, multiplient les points de vue et les méthodes tout au long d'un large spectre temporel qui va des débuts de l'époque moderne à aujourd'hui.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.