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Pratiques rock et échec scolaire
Boudinet Gilles
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782738445391
Cet ouvrage porte sur le contraste entre les pratiques de production musicale en groupes de " rock " entreprises par des jeunes issus de l'échec scolaire, et l'école. Il propose d'identifier le " rapport au savoir " sous-jacent à ces pratiques, de saisir sa spécificité pour les jeunes en difficulté, et d'écouter ses échos auprès des partenaires éducatifs et institutionnels concernés par l'échec scolaire et la musique (enseignants des S.E.G.P.A. ; formateurs musicaux d'enseignants). La " partition " ouverte interroge ainsi les altérations entre un Savoir que " posent " les jeunes et le terrain éducatif. Mais, au-delà de la pédagogie musicale, sa " clef " reste harmonisée aux problématiques que soulève toute situation de création non seulement au regard de " l'exclusion " et de l'échec scolaire, mais aussi face à l'acte d'apprendre, à la connaissance et à la construction du Savoir.
Dans un improbable dialogue, le dieu Pan et le personnage de Moïse, tel qu'il fut sculpté par Michel-Ange, devisent sur ce qui a provoqué la disparition de l'espèce humaine. La réponse est à chercher dans un accident de l'éducation, où l'humanisation du nouveau-né devint soudainement impossible : son cri ne put plus trouver les voies qui devaient lui permettre d'entrer dans les langages et la culture. Ces voies sont celles de la musique, flux continu d'émotions, que défend Pan, et de la discontinuité des mots que lui oppose alors Moïse.
La pensée de Gilles Deleuze, à laquelle il faut associer celle de Félix Guattari, est riche de nombreuses interrogations qui fournissent des clefs de lecture des changements liés à l'époque contemporaine. De tels changements affectent massivement tant les institutions éducatives, que nombre de critères d'analyse de l'éducation. En s'appuyant sur la proposition d'un "personnage conceptuel", ici nommé "l'Anti-pédagogue" en référence à "l'Anti-Oedipe", cet ouvrage propose de suivre la critique radicale que les théories deleuziennes se prêtent à adresser à de nombreux fondements de l'éducation (la forme et la formation, le Paidagogos, le Sujet, le savoir...). En résulte une conception "intensive", où l'esthétique tient un rôle privilégié et où se définit une nouvelle posture tant pour apprendre à penser, que pour penser l'apprendre.
Cet ouvrage interroge les notions d'expérience esthétique et de savoirs artistiques, telles qu'elles s'articulent, sans pour autant se confondre, en éducation artistique et culturelle. Entre le pôle du sensoriel et celui des savoirs en arts, différentes perspectives sont ici suivies : les fondements des enseignements de l'art, de la relation entre l'expérience sensible/esthétique et les formes artistiques ; les dispositifs de médiation artistique et les identités professionnelles qui s'y croisent ; les représentations et postures qui sous-tendent le champ de l'éducation artistique.
Cet essai répond à une double finalité. D'une part, il propose un parcours " initiatique " parmi des extraits d'œuvres picturales (Impressionnisme, Expressionnisme, Cubisme, Art abstrait, Delaunay, Art cinétique, Art brut...), musicales (Claude Debussy, Stravinsky, Dodécaphonisme, Varèse, Messiaen, Musique concrète...) et poétiques (S Mallarmé, Tzara, Robert Desnos, Paul Eluard, Queneau...) du XXe siècle et des " idées " leur étant contemporaines, issues de la philosophie et des sciences humaines (Phénoménologie, Psychanalyse, Gestalt-Théorie, Heidegger, Structuralisme...). D'autre part, l'argumentation vise à étayer l'hypothèse de " correspondances " entre les langages des arts et des idées. Que dit leur " rencontre " face aux savoirs qu'ils portent en culture ? La problématique concerne ainsi l'esthétique, l'éducation et la communication, tant pour les réflexions sur la place de l'art dans les médiations culturelles, que pour celles sur l'interaction des langages esthétiques et conceptuels à l'égard de toute élaboration de la pensée et de la connaissance.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.