Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Silentiaire
Boudier Yves
LETTRE VOLEE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782873175634
Le silence est la condition même de l'écoute. Il se presse à l'orée de la parole. Ce livre est une véritable révélation. Il soulève les interrogations fondamentales touchant nos manières d'attendre et d'entendre. Il tente une illustration, voire un dépassement, de la question du silence telle que Blanchot en particulier la pensa : "Etre fidèle à la poésie, c'est concilier la volonté de parler et le silence [... ] Ce silence a sa source dans l'effacement auquel celui qui écrit est invité" . Toutefois, s'il n'y a aucune posture solipsiste dans Silentiaire, aucun poème ne s'autorisant la mise en scène d'un Je, pour autant le poète tient parole et, poème après poème, affirme la souveraineté de la poésie contre le néant. A l'image d'un reliquaire, inventaire, bestiaire ou légendaire... Silentiaire est une épellation thématique conduisant à la célébration finale du poème comme espace et matière, poème qui renvoie, da capo, à la mort initiale, défiée au fil des pages par chacune des déclinaisons qui constitue l'ensemble. Le parcours se boucle et s'offre ainsi à des "reprises" , car suite poétique plus que simple liste, Silentiaire suppose une approche circulaire des poèmes, au-delà de la disposition linéaire propre à la forme livre. Sa prosodie prolonge celle des livres qui le précèdent et situe cet ensemble dans la volonté de suivre avec cohérence une démarche poétique authentique. Yves Boudier, est né en 1951 en Basse-Normandie et vit à Paris. Professeur de Lettres jusqu'en 2012 à l'Université de Cergy-Pontoise, il est le président de l'association C/I/R/C/E Marché de la Poésie depuis 2015. Administrateur de la Biennale Internationale des Poètes (2006-2017), il a été Président de la Maison des écrivains et de la littérature (M. E. L). Membre des comités de rédaction des revues Action Poétique (1978-2012) et Passage d'Encres (1996-2014), il a publié des notes critiques et des poèmes dans de nombreuses revues dont Fixxion, CCP, Po&sie, Le Préau des collines, Siècle 21, Rehauts, Midi, L'Intranquille, Petite, Il Particolare, Europe, Secousse, Zone sensible, la Revue des revues... et sur les sites Poezibao et Sitaudis. Il a aussi contribué à l'organisation des Etats généraux permanents de la poésie et à différents colloques sur l'écriture et la poétique (Collège International de Philosophie, M. E. L.).
Le Tome 1 des Ouvres Poétiques de Yves Boudier contient la réédition intégrale des ouvrages suivants : - Là, publié chez Farrago en 2003, est une mise en poèmes d'une disparition des plus vives - "La mort d'une mère est le premier chagrin que l'on pleure sans elle" (Augustin) ; - fins, publié chez Comp'Act en 2005, une année, qui connut les commémorations de la Shoah, du génocide rwandais et d'actes meurtriers liés aux guerres du xxe siècle. Suivre le chemin qui mène de la douleur intime à celle qui nous échoit malgré nous en partage, tel fut leur dessein- Vanités Carré misère, " Propos d'avant " de Michel Deguy, publié à L'Act Mem, en 2009, se concentre sur la présence de la mort dans notre quotidien, celle qui hante les rues de nos villes, celle des sans-abri et des migrants qui meurent sous nos yeux, vanités contemporaines, memento mori de l'horreur sociale. - Consolatio, Postface La mort au Carré de Martin Rueff, publié chez Argol, en 2012, clôt cette traversée avec un souci d'apaisement, qui ne contredit cependant pas l'inéluctable, la nuit à venir.
Quand un grand-père poète écrit pour sa petite-fille, celle-ci dessine ce que les textes lui inspirent et cela donne un livre plein de poésie et de tendresse. Le nid... n'est pas une hutte n'est pas une cabane n'est pas un abri n'est pas un gabion n'est pas une maison...
Bouvier Yves ; Laborie Léonard ; Abad Reynald ; Ha
En plaçant la notion de "transition" dans une perspective historique, cet ouvrage offre un éclairage novateur. Les auteurs approchent en effet l'histoire européenne comme celle d'une civilisation matérielle qui n'a cessé d'être en transition depuis le XVIIIe siècle, à travers des études de cas centrées sur des périodes d'incertitude et de reconfiguration : la recherche de sources d'énergie alternatives au bois puis au charbon, la transformation concomitante des navires et des ports au temps de la rencontre entre voile et vapeur, les débats sur les autoroutes avec l'essor de l'automobilisme et la densification des flux, les investissements européens dans les énergies renouvelables, le passage du minitel aux réseaux numériques, la disparition de la figure de l'entrepreneur héroïque. Une réflexion sur la complexité propre à ces périodes où l'anticipation fait plus que jamais partie de l'histoire.
Plus de six cent cinquante textes de Serge Gainsbourg sont ici rassemblés. Présentées sous une forme restaurée et assorties d'un appareil critique complet incluant les variantes et les sources, ainsi que les indispensables références discographiques, ces chansons restituent la dimension littéraire de cet auteur majeur du XXe siècle. Elles soulignent l'extraordinaire fécondité d'un artiste qui n'a cessé de se renouveler tout au long de sa carrière, n'hésitant jamais à s'engager dans de nouvelles voies. II a su exploiter avec génie toutes les ressources de la langue, y prêtant son talent musical. Célèbre pour ses créations, interprétées par lui-même ou d'autres artistes de renom, comme "Le poinçonneur des Lilas", "La javanaise", "Je t'aime moi non plus", "Je suis venu te dire que je m'en vais", Gainsbourg virtuose se révèle à travers les mots. L'Intégrale et cætera présente les multiples facettes de cette oeuvre considérable. Voici une nouvelle édition exhaustive revue et complétée qui réunit la totalité des textes connus à ce jour, fruit de plusieurs années de recherche menées par Yves-Ferdinand Bouvier et Serge Vincendet, spécialistes de l'oeuvre.
Cet essai interroge un aspect décisif de l'art des années 1960 et 1970, qui a acquis valeur de paradigme. De manière circonstanciée, Natacha Pugnet y analyse les visées et les incidences d'une désubjectivation paradoxale en ce qu'elle semble a priori contraire au processus créateur. Autant que les propos des artistes, leurs productions elles-mêmes témoignent pourtant de la recherche d'une impersonnalité stylistique ; elles procèdent d'un faire anonyme, marquent l'appropriation d'un déjà-là, se montrent indifférentes au chromatisme, multiplient les procédures répétitives, etc. Pour être souvent décriée, la thèse de la " mort de l'auteur " - que défendirent Barthes et Foucault - n'en montre pas moins un point de convergence essentiel avec la critique radicale, depuis l'intérieur, de toute position souveraine de l'artiste. Et si diverses pratiques actuelles héritent manifestement de cette attitude, c'est que l'effacement est désormais intériorisé. Il aura permis de repenser la figure de l'artiste, telle qu'elle se redessine à un moment charnière de l'histoire de l'art, entre la fin des avant-gardes et ce qu'on nomme la postmodernité.
L'oeuvre virale analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques de l'association inédite du monde de l'art contemporain et de l'internet. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du net guident les mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l'expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l'accent sur l'ambivalence du réseau et de la scène artistique, l'auteur expose les modes de circulation virale des oeuvres, mêlant initiative de l'artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. Il s'agira également de montrer comment internet bouscule les processus de définition d'une activité ou d'une oeuvre comme " artistique " et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, façonnent et affirment leur identité.