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Romans de chevalerie du Moyen Age grec
Bouchet René
BELLES LETTRES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782251339498
Parmi les ?uvres de fiction qu'a produites la littérature européenne au Moyen Âge, les romans grecs écrits en langue vulgaire et en vers de quinze syllabes sont restés voués à une regrettable obscurité, faute de traductions en français et dans la plupart des langues modernes. Ces ?uvres dues à des auteurs anonymes de l'époque des Paléologues (XIIIe-XVe siècles) - romans de chevalerie et romans à sujet antique - continuent la tradition romanesque locale, qui va du roman sophistique de l'Antiquité au roman byzantin de l'époque des Comnènes (XIIe siècle), mais la conjuguent avec l'apport des romans médiévaux écrits en ancien français, auxquels ils empruntent parfois leur sujet. Ils doivent aussi, sans doute, à l'épopée de " Digénis Akritas ", et participent à la naissance d'une littérature orale que la culture savante de Byzance ignorait, mais que la Grèce ne cessera dès lors de cultiver. Ils sont le produit de la rencontre entre les civilisations hellénique et latine qu'a suscitée, après la prise de Constantinople en 1204, l'installation durable des croisés sur certains territoires de l'Empire byzantin démembré.
Peu connu en France, malgré la traduction de certaines de ses œuvres, Alexandre Papadiamantis (1851-1911), romancier et nouvelliste, est reconnu dans son pays comme le plus grand prosateur de la littérature grecque moderne. Habité par la nostalgie de son île, Skiathos, Papadiamantis recompose avec une grande cohérence symbolique le paysage insulaire qui est le cadre de la plupart de ses écrits et projette sur ce retour mental la recherche d'un salut par l'écriture. L'espace limité de l'île réelle prend alors la dimension de ce que Bachelard appelait paradoxalement l'" immensité intime " et devient le support d'une utopie personnelle qui substitue aux misères de l'existence le désir de voir la terre natale se confondre enfin avec l'œuvre.
Le double visage de Nikos Kazantzaki, écrivain attaché à son île natale, la Crète, et identifié à son pays, la Grèce, mais éternel voyageur et créateur dans son Odyssée d'un Ulysse qui ne se satisfait pas de son retour à Ithaque et choisit, comme son auteur, un exil définitif, interroge sur la complexité de son rapport à l'espace, en particulier sur la dialectique de l'enracinement et du déracinement qui traverse son oeuvre. Cet essai se propose de retrouver dans ses principaux écrits les traces d'un cheminement qui conjugue la fidélité à l'origine et le désir de parcourir le monde, mais qui n'a qu'une seule boussole : la liberté. Il tend à montrer que cette conquête de la liberté, valeur suprême revendiquée par l'écrivain, s'accompagne, parce qu'elle suppose de répondre à l'appel de l'ailleurs, d'un compromis difficile avec l'attachement à l'île qui l'a vu naître.
Résumé : Nos lointains ancêtres connaissaient déjà les lignes de force électromagnétiques qui sillonnent le sol à la manière du système nerveux irradiant tout être vivant. Tout comme nos nerfs sont commandés par le cerveau, se ramifiant en un grand nombre de réseaux secondaires, les courants telluriques, issus des différents " centres nerveux " de la terre, sillonnent la planète entière et lui donnent vie. L'étude des courants telluriques est à la fois complexe et passionnante. Leurs qualités électromagnétiques sont considérables car ils peuvent, en certains lieux privilégiés, provoquer l'inversion brusque de la polarité de l'individu. C'est ainsi que les auteurs ont mis au point une technique de détection de ces courants et une méthode permettant d'utiliser ces forces naturelles à des fins thérapeutiques. La guérison, ou tout au moins l'amélioration de l'état physiologique d'un individu, peut intervenir très rapidement. Dans plusieurs cas, un résultat vraiment extraordinaire a été obtenu par une simple exposition de moins d'un quart d'heure, par simple imprégnation d'ondes électromagnétiques compensatrices. Ce livre est réellement exceptionnel car, pour la première fois, de telles techniques sont dévoilées au public. À l'aide de nombreux exemples de lieux précis, situés en différentes régions, vous pourrez acquérir les fondements de cette science et obtenir des résultats exceptionnels.
Alexandre Papadiamantis (1851-1911) est considéré comme le premier grand prosateur de la littérature grecque moderne. Son oeuvre se compose de trois romans et de cent quatre-vingts nouvelles. Elle s?inscrit dans une période où, pour répondre à une recherche d?identité et d?authenticité culturelles qui commence à se faire jour dans une Grèce soumise aux modèles occidentaux depuis son indépendance récente, les écrivains délaissent le romantisme et se tournent vers l?étude des moeurs populaires. Dans cette attention nouvelle que les intellectuels de son pays portent à la vie de leur peuple, dans cette prose d?observation que les Grecs nomment "éthographie", Papadiamantis trouve l?occasion d?exprimer et de sublimer son angoisse du regard d?autrui. Cet essai s?attache à retrouver le cheminement qui lui a permis de découvrir dans la peinture d?une société en proie à la tyrannie de la surveillance - en particulier celle de la communauté villageoise de Skiathos, son île natale - un dépassement de ce douloureux tourment personnel. La pratique et le statut d?écrivain observateur l?ont finalement conduit à l?élaboration d?une représentation de soi comme "guetteur invisible", symboliquement hors de portée d?une curiosité publique détournée vers une oeuvre-miroir de ses propres travers.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.