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Léonard et Machiavel
Boucheron Patrick
VERDIER
12,17 €
Épuisé
EAN :9782864325475
La scène se passe à Urbino, au palais ducal, à la fin du mois de juin 15o2. Dans l'effet de souffle des guerres d'Italie, les petits États tremblent sur leur base; ils seront à qui s'en emparera hardiment. Insolent et véloce comme la fortune, César Borgia est de ceux-là. Le fils du pape donne audience à deux visiteurs. Le premier est un vieux maître que l'on nomme Léonard de Vinci, le second un jeune secrétaire de la Chancellerie florentine du nom de Nicolas Machiavel. De 1502 à 1504, ils ont parcouru les chemins de Romagne, inspecté des forteresses en Toscane, projeté d'endiguer le cours de l'Arno. Un même sentiment d'urgence les fit contemporains. Il ne s'agissait pas seulement de l'Italie: c'est le monde qui, pour eux, était sorti de ses gonds. Comment raconter cette histoire, éparpillée en quelques bribes? Léonard ne dit rien de Machiavel et Machiavel tait jusqu'au nom de Léonard. Entre eux deux coule un fleuve. Indifférent aux efforts des hommes pour en contraindre le cours, il va comme la fortune. Alors il faut le traverser à gué, prenant appui sur ces mots rares et secs jetés dans les archives comme des cailloux sonores. Biographie de l'auteur Patrick Boucheron est né en 1965. Il est historien et enseigne à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne.
On m'a demandé de prononcer devant vous le discours d'inauguration de l'année académique. Avouez que c'est intimidant. Ca l'est d'autant plus pour quelqu'un qui, et c'est mon cas, aimerait ne jamais avoir a commencer [...]. Seulement voilà : nous sommes à l'université. Et apprendre à y être, j'allais dire apprendre à y être heureux, c'est accepter de tourner à son avantage toutes les contraintes qui la constituent. Non pour s'y soumettre, pas même pour y acquiescer, mais pour se les approprier joyeusement. Cours magistraux, travaux dirigés, évaluations : autant de rituels par lesquels les universitaires font corps [...]. Donc, avant de m'emparer de l'exercice pour en jouer sérieusement - disons qu'à l'université, on n'est vraiment pas sérieux lorsqu'on refuse l'esprit du jeu - il fallait partir en quête de son histoire... "
Quel est le problème? On le dira ici simplement, tant estcriante son actualité. Il s'agit de trouver les lieux où peut sedire le politique. Non pas la parole instituée et instituante de lagrande émotion révolutionnaire, mais celle, vibrante, efficacepour chacun, qui cheminera librement dans nos vies. Car elles'énonce partout, sauf là où elle s'annonce comme politique.Face aux textes, devant l'image, il faut pour la saisir s'adonnerà quelques exercices de lenteur. Faire comme eux, les troisphilosophes. Trois hommes d'âge différent, qui méditent, quicommentent et qui espèrent. Ils prennent la mesure de ladiversité du monde, tandis que le jour faiblit. Mais qui sont-ils? Giorgione a peint la succession des âges comme une énigme.Alors tentons de les faire converser, depuis le pli du tempsqu'ils occupent, arrêtés là, désoeuvrant le cours glorieux dessiècles, dans l'entretemps.
Moyen Age : quoi de neuf ? "Moyen Age" : l'expression de Pétrarque place d'emblée ces 1 000 ans dans un temps sombre, entre les splendeurs de la Rome antique et les feux de la Renaissance. Les historiens et les archéologues ont néanmoins totalement revu cette image : point de château fort type, pas davantage de déclin urbain ou de monde immobile, mais plutôt des villages bien avant l'An Mil, des échanges incessants et une étonnante capacité d'innovation. Alors : quoi de neuf au Moyen Age ? C'est aussi le thème de l'exposition de rentrée de la Cité des sciences et de l'industrie.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.