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Emma ou quelques lettres de femme
Boucher de Perthes Jacques
CORTI
17,80 €
Épuisé
EAN :9782714307262
Génial homme-orchestre, Jacques Boucher de Crèvec?ur de Perthes renonce d'abord au Crèvec?ur et devient musicien, paléontologue (aux thèses particulièrement avancées pour l'époque), douanier, politicien et écrivain. Dans ce registre, l'intérêt qu'il porte à l'être humain, et plus précisément à sa vie psychique et mentale, l'amène, après quelques considérations générales pertinentes, à se pencher sur un cas spécifique de la démence. Publié en 1852, Emma ou quelques lettres de femme se compose de missives qu'une jeune fille envoie à son fiancé. L'intérêt du roman tient non seulement à ce que la correspondante souffre de monomanie homicide, folie intermittente dont elle ne garde aucun souvenir, mais également à la construction même de celui-ci : inexorable et intérieure comme la folie elle-même. Pour faire ressortir l'originalité de Boucher de Perthes, il suffit de comparer sa présentation de la folie avec celles de ses contemporains français, Nodier (dans Le Bibliomane), Balzac (dans Le Cousin Pons) ou Baudelaire (dans Melle Bistouri) qui eux, se placent en observateurs - les récits étant à la troisième personne - quand Boucher de Perthes espère, dans ces lettres, saisir la démence in statu nascendi. Il rappelle en cela certains écrivains russes comme le Gogol du journal d'un fou ou le Dostoïevski du Double qui montrent "le brouillamini de la cervelle" de leurs personnages. Dans Emma, Boucher de Perthes s'aventure dans le no man's land entre la raison et la folie, terrain encore vague destiné à devenir un des champs d'investigation favoris du siècle suivant. Après les nouvelles originales de Lhermite - Un sceptique s'il vous plaît -, Julia Przybos a encore déniché là un de ces petits chefs-d'?uvre que l'histoire littéraire officielle n'a pas retenus. Souhaitons cette fois encore que justice soit faite dans les marges.
D'aucuns, dans un impérieux besoin de création, se seraient voulus peintres, musiciens, ou sculpteurs. A défaut, tels des saltimbanques, ils s'essayent à mélanger les mots, jongler avec, les rattraper au vol, , afin d'en extraire couleur et musicalité et d'en déguster le divin suc. Quand ils y sont parvenus, ils se trouvent à leur tour riches d'une fortune que nul ne pourra jamais leur ravir et qu'ils aiment à partager avec autrui : le bonheur.
Résumé : Ce livre présente les témoignages d'une vingtaine de vétérans de la Seconde Guerre mondiale, héros modestes qui, malgré les atteintes de l'âge, ont conservé une jeunesse de coeur et d'esprit, mais aussi la simplicité et l'optimisme de leur engagement d'hier. Avec la pudeur qui caractérise les vrais combattants, ils racontent ce que furent pour eux la guerre et la Libération, restituant l'atmosphère du temps, la camaraderie, la dureté des opérations.
Célébrant la sensualité et les plaisirs, le Bourbonnais Evariste de Forges de Parny (1753-1814) est considéré comme le grand poète érotique des Lumières qui, à partir de son histoire personnelle, compose un roman en vers occupant alors le vide créé par l'échec de l'épopée. Une fois privé de son Eléonore, Parny refuse d'exploiter toujours le souvenir de sa muse élégiaque disparue mais ne reste pas sans voix : disciple d'Epicure, fils de Voltaire, précurseur de Lamartine, il est ce poète du divers qui expérimente les formes et les registres comme la satire (La Guerre des Dieux), le conte (Le Voyage de Céline) ou le poème en prose (Chansons madécasses) dont il est le véritable précurseur. L'Esthétique et l'Histoire invitent à ne plus méconnaître ce Janus des Lumières dont l'oeuvre pléthorique et polymorphe est enfin reproduite intégralement, en quatre volumes.
Gaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "