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Tenir la rue. L'autodéfense socialiste 1929-1938
Bouchenot Mathias ; Georgi Frank
LIBERTALIA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782918059493
La manifestation d'extrême droite à caractère insurrectionnel du 6 février 1934 provoque une réponse immédiate des partis de gauche, qui décident de s'allier afin de ne pas subir le sort des Italiens et des Allemands, défaits par le fascisme mussolinien et le national-socialisme. Ce rassemblement mène à la victoire électorale du Front populaire en mai 1936, immédiatement suivie d'un mouvement de grève sans précédent qui débouche sur l'obtention de nombreux droits, notamment les congés payés. Matthias Bouchenot aborde dans cet ouvrage un angle mort de l'histoire des années 1930 : celle des groupes d'action et des groupes d'autodéfense de la SFIO (Parti socialiste), principalement dans la fédération de la Seine. Embryon d'armée révolutionnaire pour les uns, simples groupes chargés d'assurer la sécurité des cortèges, des meetings et des chefs politiques pour les autres, les "Jeunes Gardes socialistes" (JGS) et les "Toujours prêts pour servir" (TPPS) refusaient de laisser la rue aux ligues d'extrême droite et rêvaient de vivre des lendemains qui chantent. Constituant l'aile gauche de la SFIO, ouverts aux tendances communistes révolutionnaires (trotskistes, luxemburgistes), proches des libertaires, les TPPS et les JGS incarnent l'image la plus éloquente du "Front populaire de combat".
Newton William Ritchey ; Bouchenot-Déchin Patricia
Versailles et ses jardins symbolisent le faste et la puissance royale. Dans Derrière la façade: vivreau château de Versailles au XVIIIe siècle (Perrin, 2008), William Ritchey Newton, grand spécialistedu Versailles du XVIIIe siècle, avait fait découvrir aux lecteurs ce qui se cachait derrière l?or, lesmiroirs et le marbre: ce labyrinthe de 226 appartements où un bon millier de personnes devaienttrouver un lit, se nourrir, se laver et se chauffer. Il s?attaque aujourd?hui aux dessous et aux anecdotes des jardins du Château. Il livre une chronique étonnante et vivante, évoquant tour à tour les jardiniers, les fontainiers, les gardes suisses et autres corps de métiers, les amusements que proposaient à ses visiteurs les jardins, leur évolution, etc. On apprend ainsi que les jardins n?étaient pas réservés à la famille royale et aux courtisans, ils étaient publics; que l?accès aux bosquets fut limité car devenus de véritables lieux de débauche; qu?il n?y avait d?ailleurs que deux garde-bosquets pour cet immense territoire. Au fil des pages et de courts chapitres où les petites histoires abondent, Newton nous livre de façon très rigoureuse et très amusante le côté « jardin » de Versailles.
Résumé : André Le Nôtre ? Un nom connu de tous, associé à un siècle, le XVIIe, à un roi, Louis XIV, à un art, celui des jardins. Même si la légende est belle, ce petit-fils de jardinier n'a jamais été cet homme que l'on dit parti de rien, bêche et chapeau à la main. Héritier de deux charges royales et d'une clientèle prestigieuse, Le Nôtre développe ses talents en se frottant aux esprits cultivés de son temps avant de devenir contrôleur général des Bâtiments, Arts et Manufactures du roi Soleil. Son intelligence hors du commun, sa force de travail surprenante et son équipe de praticiens, liée à sa famille depuis des décennies, lui permettent de conquérir le très exigeant Louis XIV. Sa passion pour la grandeur et son obsession pour le naturel marquèrent profondément l'ensemble de ses réalisations, renouvelant de manière féconde l'art des jardins. Dans cette biographie richement documentée, Patricia Bouchenot-Déchin nous retrace avec brio l'extraordinaire histoire d'un homme qui inspira le monde entier. "C'est la première fois qu'une biographie est consacrée à André Le Nôtre, génial jardinier, architecte, hydraulicien, metteur en scène, et elle est excellente !" Philippe Sollers, Le Nouvel Observateur.
Raphaël Beaujeu, jeune ingénieur à l'ESA, va connaître une fulgurante ascension. Lui qui vivait assez simplement entre Paris et sa maison de campagne, à observer les étoiles, se porte candidat à la mise en place d'une colonie sur la Lune. Peu de temps avant sa sélection officielle, il fait la connaissance d'Emma, dont il tombe amoureux. Envoyé dans l'espace, il va devoir mettre son énergie dans la mise en place de cette colonie avec l'amour de sa vie qui le rejoint sur la Lune. Et si vivre sur la Lune devenait possible ? Durant ses études universitaires en biologie, André Bouchot se passionne pour le théâtre. Son diplôme en poche, il s'éloigne du théâtre pour se plonger entièrement dans le monde de la biologie. Il revient aujourd'hui à l'écriture. Il est l'auteur aux éditions Bergame de Lilly et Ronan - Le robot gardien paru en 2021.
Résumé : " Rosa s'empourpre, s'étrangle, voudrait le gifler. Landseer, passionné mais prudent, s'empare de ses mains et les porte contre son coeur. - Une lionne, une lionne dans un corps d'oiseau, murmure-t-il". Vestale de l'art, égérie du féminisme, éprise de liberté et d'idéal, Rosa Bonheur s'imposa comme la plus célèbre artiste animalière au XIXe. Elle connut une carrière fulgurante et vécut un amour fou avec Sir Edwin Landser, le plus grand peintre et sculpteur britannique de son temps, qui nous est pour la première fois révélé. De Paris à Londres, de l'Ecosse à la French Riviera, des abattoirs et bas-fonds de la capitale aux ateliers d'artistes et salons mondains jusqu'à son " sanctuaire " à Thomery, Patricia Bouchenot-Déchin nous emporte sur les traces de Rosa Bonheur au fil d'un roman virevoltant qui fait revivre l'artiste et la femme. Une fresque haute en couleur qui nous plonge dans la grande Histoire et l'intimité de Rosa Bonheur, un être de passion et de conviction.
Defoe Daniel ; Sickart Tôma ; Villeneuve Guillaume
Dans cet extrait de L'Histoire générale des plus fameux pyrates, Daniel Defoe (1660-1731), auteur du célébrissime Robinson Crusoé, relate les aventures du capitaine Misson, "l'homme le plus doux dans ses manières qui eût jamais sabordé un navire ou tranché une gorge", et de son complice, l'hérétique Carracioli, qui, las de courir les mers, décident de s'installer à Madagascar pour y fonder une république égalitaire, tout en continuant à piller les navires passant à leur portée. La propriété est abolie, les ressources mises en commun ; les distinctions de classe, de sexe et de race disparaissent. Le rêve sera cependant de courte durée.
Ines, petite rate au seuil de l'âge adulte, vit avec sa famille dans la paisible ville de Candy-Raton. Elle reçoit une invitation pour le grand bal des coeurs-à-prendre, véritable institution où ratons et ratonnes trouvent généralement leur "moitié". Ines adore danser mais ne veut pas aller au bal. Pourquoi faudrait-il qu'elle cède sur ce dont elle a envie pour se conformer aux autres ?
Questionnant les grandes théories critiques (Marx, Ernst Bloch, Guy Debord), s'appuyant sur l'anthropologie, poussant des incursions du côté de la philosophie (Aristote, Agamben, Simondon), invoquant après les romantiques et les surréalistes la fonction vitale de l'imagination créatrice, L'Homme sans horizon dessine les lignes de fuite qui permettent de rouvrir un horizon utopique. Au-delà de l'utopie libérale, aujourd'hui épuisée, de l'utopie sociale qui a été défigurée par les régimes totalitaires, la seule issue possible est de reprendre et faire triompher le rêve ancestral de société sans classe ni Etat. Aujourd'hui où la survie de l'espèce est en jeu, c'est cette espérance qu'il s'agit de réaliser sous peine de voir l'humanité s'effondrer dans la barbarie.
Le capital nous invite sans cesse à lui rappeler à quel point nous l'aimons : "reviens capital, donne-moi du travail, fais couler l'argent dans nos vies ! "Voilà ce qui constitue la base des politiques traditionnelles à gauche : se battre pour le droit au travail. Mais le défi est de mettre la crise à l'envers, casser cet éternel retour à la soumission et dire au capital : nous refusons de devenir des robots à ton service. Il est maintenant temps pour toi de te retirer parce que nous avons autre chose à faire de nos vies. Nous voulons créer un monde qui a un sens." Dans ce petit livre, John Holloway démontre en un raisonnement limpide en quoi l'argent est une forme de lien social bien spécifique, conditionnant toute activité humaine, tendant nécessairement à la souffrance et à la destruction. Sans jargon, il rend évidentes les implications sociales du capitalisme (expansion du capital, rôle de l'Etat et crise de la dette) et engage la construction d'une "nouvelle grammaire" de la révolte.