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Trois millénaires de civilisation entre Colombie et Equateur. La région de Tumaco La Tolita
Bouchard Jean-François ; Usselmann Pierre
CNRS EDITIONS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782271061072
Les basses terres situées entre l'océan Pacifique et la Cordillère occidentale, dans le sud de la Colombie et le nord de l'Equateur ont été occupées, il y a près de trois milliers d'années, par des groupes amérindiens. En marge des grandes aires culturelles préhispaniques du Pérou et de la Méso-amérique, cette région a vu se développer des civilisations d'une grande originalité, au sein d'un environnement souvent déconcertant aux yeux de ceux qui la découvrent. Le brillant passé de ces populations est illustré en particulier par la principale phase culturelle, appelée Tumaco La Tolita, qui s'épanouit pendant un demi-millénaire dans ces milieux tropicaux humides. Sa céramique et son orfèvrerie, encore peu connus, sont remarquables. La première permet de découvrir une riche iconographie qui révèle aussi bien des aspects de la vie quotidienne que des rituels indigènes. L'art des orfèvres témoigne de leur grande maîtrise technologique et du raffinement de leur production, qui était surtout destinée à la parure des personnages les plus éminents, de leur vivant mais aussi outre-tombe. Après cette période exceptionnelle, les populations amérindiennes connurent des difficultés à trouver un équilibre stable et semblent avoir connu une récession drastique socioculturelle. Au XVIe siècle, les conquistadors menés par Pizarro, partis de Panama à la recherche des richesses des Andes préhispaniques, atteignirent d'abord ces rivages, mais sans vraiment chercher à les occuper. Néanmoins, dans les siècles qui suivirent, ce furent des colons occidentaux et des afro-américains qui prirent le contrôle de ces basses terres du Pacifique. Ces nouveaux occupants, aux origines si différentes, y ont introduit leurs propres modèles socioculturels et économiques dont les impacts ont souvent été plus destructeurs que positifs. Cet ouvrage, qui croise l'archéologie et la géographie, nous permet de suivre l'histoire de cette région depuis son peuplement indigène jusqu'à nos jours. Il montre que l'avenir raisonné de ces basses terres ne devrait pas se construire sans la connaissance de son passé indigène.
John Fitzgerald Kennedy et Allen Welsh Dulles chacun, dans son domaine, a bouleversé le XXe siècle. Kennedy, c'est le triomphe de la jeunesse charismatique et de la lumière, avec une face sombre où se mêlent intrigues, mafia et sexe. Dulles, c'est l'âme obscure de l'Amérique, le grand chef de la CIA qui fait tomber les gouvernements, manipule les hommes, tout en déployant en société un charme désarmant. Irrésistiblement attirés par les feux du pouvoir, lorsqu'ils seront parvenus au sommet, chacun trahira l'autre. John Kennedy limogera Allen Dulles de la tête de la CIA après le désastre de l'invasion manquée de Cuba, et Dulles se vengera lorsqu'il sera nommé à la Commission Warren chargée d'enquêter sur l'assassinat de Kennedy : l'ex-espion fera en sorte d'enfouir à tout jamais la vérité. Pourtant, bien des choses les rapprochaient : ambition dévorante, guerre héroïque, goût du complot, addiction aux femmes... En bref, deux vies, mais une seule histoire inextricablement liée une histoire très américaine.
Visiter l'Argentine avec le guide Fabuleuse Argentine, guide référence en couleurs qui présente un panorama des régions de ce pays d'Amérique du Sud, les sites naturels et historiques de l'Argentine.
Printemps 1967. Les Etats-Unis s'embourbent dans la guerre au Viêtnam, les manifestations d'étudiants se multiplient, des émeutes raciales dégénèrent ; des dizaines de victimes perdent la vie dans les banlieues noires. A la Maison-Blanche, deux hommes décriés : Lyndon B. Johnson, le Président, et Walt Whitman Rostow, son conseiller à la Sécurité nationale, impitoyable guerrier d'une Amérique régnant sur le monde libre. Vient une rumeur. Une guérilla tenterait de soulever la Bolivie. Che Guevara, que l'on croyait mort, fomenterait une révolution dans l'arrière-cour des Etats-Unis. Intolérable ! L'ordre est donné à Washington : anéantir définitivement cette insurrection communiste. "Il faut tuer Che Guevara ! " La traque s'organise. Elle durera plusieurs mois, supervisée depuis la Maison-Blanche par le Président et par Walt Rostow. Elle se terminera par une rafale de fusil-mitrailleur et la froide exécution du "Che". Cet homme désarmé, en haillons, à moitié mort de faim, avait terrorisé la puissante Amérique.
Soixante-dix ans après sa fondation, l'Union européenne s'est curieusement changée en repoussoir pour ceux qui en font partie. Un carcan, une prison, un château kafkaïen où une administration aveugle et obstinée s'échine à brider les aspirations nationales : l'Europe ne fait plus rêver. Elle n'attire plus que les exclus du système, les migrants qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie pour échapper à la misère et à la guerre. L'Union européenne serait un avatar du nazisme, ou de l'impérialisme américain, ou du capitalisme sauvage, ou un peu tout cela à la fois. Elle puiserait ses origines dans ces cloaques obscurs, d'où son caractère antidémocratique et contraire aux intérêts des nations qui la composent. Comme dans toute bonne théorie complotiste, il y a du bien-fondé et du pur délire dans ce fatras de slogans contradictoires. Le mensonge se mêle à l'authentique, les fantasmes côtoient la réalité et la vérité n'est pas toujours celle que l'on croit. En réalité, la construction européenne a deux histoires : une histoire allemande, associée à un passé si sombre que l'on souhaite souvent l'oublier, et une histoire française, et même franco-américaine. Voici cette histoire, la vraie Histoire, où se rencontrent nazis, collabos, espions, et aussi quelques hommes de plus ou moins bonne volonté.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.