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Architecture. Tome 2, Entre forme et concept
BOUCHAIN/GEHRY/BERET
ART PRESS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782906705579
Dépassant les conflits postmodernes, la fin du 20e et le début du 21e siècle marquent l'épanouissement d'une architecture dont les ambitions artistiques l'emportent sur le vedettariat et la globalisation auxquels on la réduit parfois. Elle est bien sûr le fait de grands noms qui réalisent des projets à travers le monde, mais aussi de créateurs qui ouvrent de nouvelles perspectives. Réunis dans ce volume, les uns et les autres, privilégiant tantôt le concept, tantôt la forme, ne négligent jamais le contexte entendu comme un ensemble de données géographiques, humaines, économiques, politiques, artistiques ou fantasmées. Interviews de Patrick Bouchain, Coop Himmelb(l)au, Didier Fiúza Faustino, Frank Gehry, Rem Koolhaas, Lacaton & Vassal, Daniel Libeskind, Jean Nouvel, Rudy Ricciotti et Bernard Tschumi. Par Didier Arnaudet, Chantal Béret, Charles-Arthur Boyer, Christophe Catsaros, Marie-Hélène Fabre, Alice Laguarda, Christophe Le Gac, Catherine Millet et Jean-Philippe Peynot.
Lucien Kroll, né en 1927, formé à l'Ecole Nationale Supérieure de La Cambre, vit et travaille à Bruxelles, au sein de l'Atelier d'Urbanisme, d'Architecture et d'Informatique Lucien Kroll, et avec sa femme Simone, jardinière, coloriste, potière. S'il se définit autant comme architecte ou urbaniste que simple citoyen, c'est que l'architecture pour lui est une affaire de relations, liant les individus entre eux et à leur environnement. L'Atelier Lucien Kroll travaille depuis les années 1960 avec la participation des habitants, et dans le plus grand respect du contexte: la recherche du "sentiment d'habiter" étant tout simplement impossible sans la contribution de coopératives d'habitants.
Résumé : La rencontre entre un architecte et un projet adopte parfois des voies inhabituelles. Patrick Bouchain et l'agence Construire souhaitaient depuis un certain temps s'attaquer à la question du logement. Montrer par leur façon de faire que la violence inhérente au terme loger pouvait être remplacée par la politesse du terme habiter.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
En 2004, l'ouvrage de Michel Onfray intitulé La Communauté philosophique proposait un agencement conceptuel sous la forme d'un genre de Jardin d'Épicure destiné à conjurer le nihilisme de nos temps postmodernes à l'aide des lieux de réflexion alternatifs à la brutalité du mouvement libéral planétaire. À cela s'ajoutaient des développements sur le caractère concret- bien que philosophique - de l'Université populaire créée en 2002 à Caen, en BasseNormandie, province natale de l'auteur, mais choisie pour ses potentialités de résistance au jacobinisme culturel parisien. La rencontre sur le mode du coup de foudre intellectuel de Michel Onfray avec le travail libertaire de l'architecte Patrick Bouchain a élargi la communauté à une nouvelle dimension elle aussi conceptuelle et concrète puisqu'il s'agit de donner une consistance matérielle à l'UP de Caen et de poser les bases d'un nouvel objet philosophique et architectural qui en réalise le projet. Ce nouvel objet définit une machine à porter la voix à laquelle Patrick Bouchain prête son intelligence et son dessin. Elle trace les contours d'une agora nouvelle qui résiste à la logique médiatique par la promotion d'une instance médiologique. D'où cette Suite à La Communauté philosophique, avant un troisième et dernier volume, Appendice à La Communauté philosophique, qui racontera les heurs et les malheurs de cette machine.
En 1969, dans le musée de la ville de Leverkusen, en Allemagne, eut lieu une exposition au titre sévère, Konzeption-Conception. Aux murs, des photographies prises sans préoccupation esthétique, des schémas, des diagrammes, des textes plus ou moins laconiques. Diverses nationalités étaient représentées et ce qui était une tendance souterraine, concernant dans certains cas des artistes déjà engagés dans des mouvements d'avant-garde comme l'art minimal, l'arte povera, le body art ou la performance, suscita une vaste prise de conscience à travers le monde de l'art occidental : on assistait à une dématérialisation de l'oeuvre d'art. Même si l'artiste minimaliste Sol LeWitt fut considéré comme le " parrain " de ce courant, l'art conceptuel s'inscrivit d'abord en réaction au formalisme de l'abstraction apparue plus tôt dans la décennie. S'appuyant autant sur la philosophie analytique américaine que sur Marcel Duchamp, les plus théoriciens parmi les artistes, le groupe anglais Art & Language, Victor Burgin, ou l'Américain Joseph Kosuth entreprenaient une remise en cause systématique de la définition de l'art, tandis que d'autres, tel Lawrence Weiner, suggéraient plutôt des situations poétiques que le public était invité à vivre. En dépit de ses manifestations parfois arides, l'art conceptuel rencontra un énorme succès au point que le terme, un peu comme le mot " surréaliste ", finit par désigner tout et n'importe quoi. " C'est de l'art conceptuel ! ", s'exclame-t-on devant un objet un peu énigmatique. Il est temps de revenir aux fondamentaux.
Né en 1939 à San Francisco, Richard Serra vit à New York. Il est l'un des principaux représentants de la sculpture minimale. En 1965, grâce à une bourse d'étude, il séjourne à Paris - où il s'intéresse au travail de Brancusi. Dès le milieu des années 1960, il participe régulièrement à des expositions de groupe, notamment à celles consacrées à la sculpture américaine. Mais il est surtout connu pour ses sculptures monumentales, indissociables de l'espace pour lequel elles sont créées, dans lequel il déploie des plaques d'acier, souvent corrodées - son matériau de prédilection - posées sur les arêtes, soit contre un mur, soit les unes contre les autres en appui par leur sommet ou dans d'autres combinaisons, à la recherche du meilleur équilibre. Elles suscitent une curiosité et un intérêt tels qu'il reçoit de nombreuses commandes publiques, à Los Angeles, Saint Louis, Helsinki, Amsterdam, Paris, où il a conçu Clara-Clara pour le jardin des Tuileries, installée, de 1985 à 1990, dans le parc de Choisy, puis démontée. En 2008, dans le cadre du programme Monumenta, il reçoit la proposition d'installer une oeuvre sous la verrière du Grand Palais : ce sont cinq stèles disposées asymétriquement le long de l'axe central, hautes de 17 mètres et larges de 4 mètres, invitant le visiteur à une perception de l'espace inédite.
Henric Jacques ; Lagarde François ; Muray Philippe
Résumé : René Girard est l'inventeur de la théorie mimétique. Son premier livre, Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), met au jour les ressorts du "désir triangulaire" à travers une approche des grandes oeuvres littéraires. Ses intuitions lui permettent d'élaborer une anthropologie comparée des formes du religieux archaïque. La question du mécanisme victimaire fait ainsi l'objet de la Violence et le Sacré (1972). Il entreprend ensuite de récapituler les grands acquis de sa recherche dans Des choses cachées depuis la fondation du monde, en 1978, date du premier entretien dans artpress, où il évoque l'importance pour lui des textes bibliques. Ces entretiens montrent que sa pensée, plus que jamais actuelle, est une clé décisive pour interpréter les phénomènes de violence contemporaine.
Résumé : Ecrivain, psychanalyste, professeur émérite à l'université de Paris 7, Julia Kristeva est une représentante de la pensée française dont l'influence ne cesse de s'étendre en France comme à l'étranger. Son oeuvre, à la croisée de plusieurs disciplines, a d'abord abordé le champ de la linguistique avec des lectures nouvelles de Lautréamont, Mallarmé, Proust. C'est ensuite sur la psychanalyse que se sont portées ses recherches. Elle est l'auteur d'ouvrages sur l'abjection, la mélancolie, les nouvelles maladies de l'âme, qu'elle étudie à la lumière des textes littéraires, Dostoïevski et Marguerite Duras notamment, et qui l'aident à analyser le nihilisme de l'ère moderne. C'est sur tous ces grands sujets qu'artpress l'a interrogée au fil des années, mais aussi sur l'art : ne fut-elle pas responsable en 1998 de l'exposition Visions capitales au musée du Louvre ?