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Révoltes, conflits et guerres mondiales en Nouvelle-Calédonie et dans sa région. Tome 2
Boubin-Boyer Sylvette ; Soulé Marc ; Amiot Isabell
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782296051225
Cet ensemble de vingt-sept articles sur les révoltes, les conflits et les guerres mondiales en Nouvelle-Calédonie permet de disposer d'un état des lieux qui faisait défaut jusqu'à aujourd'hui, sur la question de la violence de colonisation et la violence de guerre. Le sujet s'avère d'autant plus sensible et important qu'il fait partie, à la fois des " ombres de la colonisation " (les révoltes indigènes, les conflits religieux, sociaux ou miniers...) et de ses " lumières " (la participation des Néo-Calédoniens kanaks et européens aux deux guerres mondiales). Certaines contributions font partie de sujets déjà abordés, souvent selon des problématiques plus ethnologiques, sociologiques et mémorielles qu'historiques. Pour une comparaison permettant un nécessaire approfondissement, il nous a paru essentiel de s'adjoindre la participation d'auteurs traitant de ce même thème dans des pays de la région Pacifique. Le nombre de contributions nous a conduit à diviser cet ouvrage en deux tomes, enrichis des miscellanées, qui, loin d'épuiser une question importante tant pour la Nouvelle-Calédonie que pour les réflexions en cours sur la violence de guerre, nous ouvre de nouvelles perspectives grâce à un travail initié localement et relayé par des chercheurs internationaux
La Nouvelle-Calédonie est souvent qualifiée de Terre violente. Les auteurs réunis ici ont voulu vérifier la véracité de cette affirmation. Ce prisme des phénomènes conflictuels, propre à élaborer une histoire à la fois sociale, culturelle et anthropologique, leur permet de faire apparaître le poids des héritages coloniaux, et les filiations avec d'autres territoires océaniens.
Je suis fou de pureté. Je suis fou de cette pureté qui n'a rien à voir avec une morale, qui est la vie dans son atome élémentaire, le fait simple et pauvre d'être pour chacun au bord des eaux de sa mort noire et d'y attendre seul, infiniment seul, éternellement seul. La pureté est la matière la plus répandue sur la terre. Elle est comme un chien. Chaque fois que nous ne nous reposons sur rien que sur notre coeur vide, elle revient s'asseoir à nos pieds, nous tenir compagnie.
4e de couverture : «C'est par incapacité de vivre que l'on écrit. C'est par nostalgie d'un Dieu que l'on aime. Un livre, c'est un échec. Un amour, c'est une fuite. Nous ne pouvons entreprendre que de biais, nous ne pouvons vivre que de profil. Nous ne sommes jamais où nous croyons être. Notre désir est voué à l'errance. Notre volonté est sans poids. Parfois quand même, on approche quelque chose. Parfois quand même on reçoit des nouvelles de l'éternel. Le battement des lumières sur un visage. La tombée de la foudre dans une encre.»
Derrière la porte fermée à clé de sa chambre, Emily écrit des textes dont la grâce saccadée n'a d'égale que celle des proses cristallines de Rimbaud. Comme une couturière céleste, elle regroupe ses poèmes par paquets de vingt, puis elle les coud et les rassemble en cahiers qu'elle enterre dans un tiroir." Disparaître est un mieux. "À la même époque où elle revêt sa robe blanche, Rimbaud, avec la négligence furieuse de la jeunesse, abandonne son livre féerique dans la cave d'un imprimeur et fuit vers l'Orient hébété. Sous le soleil clouté d'Arabie et dans la chambre interdite d'Amherst, les deux ascétiques amants de la beauté travaillent à se faire oublier". Christian Bobin.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.