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Ce que Proust savait du symptôme
Bouazis Charles
KLINCKSIECK
40,00 €
Épuisé
EAN :9782865632770
Il n'en va que des effets de la fonction du père, et plus encore peut-être, de cette suite que lui donne la méconnaissance. Celle surtout que produit le fils (l'enfant) quand il se prend à ne vouloir entendre cette fonction (qui n'est que de rappel de l'ordre du signifiant) que comme limite : il ne supporte pas que le père soit réduit à elle, ne soit rien en dehors de cette tâche. C'est alors qu'il se met à "délirer" sur sa personne, c'est-à-dire sur sa jouissance. C'est là que tout advient, car comment alors faire autre chose que justifier la jouissance du père ? Le symptôme est le résultat de la ténacité du fils dans son intention de faire que le père existe au-delà de sa fonction, de le sauver de son nécessaire effacement devant sa fonction, de tenter de trouver au père un autre Réel, alors qu'il est le seul. Et comme il ne peut y parvenir, se noue alors en creux, en crevasse négative, une filière qui l'afflige mais lui dissimule que le père est nu.
Jumelage de fragments repris entre Le jour et le jour d'après et Serment d'amour au premier pronom du singulier, Orchidée des rêves est une autobiographie intériorisée. Si des mystères subsistent dans Orchidée des rêves, cet essai, rédigé au premier pronom du singulier, revient avec beaucoup de sagesse sur le deuil qui blesse l'auteure six ans après et dont il convient de tirer des leçons de vie. Temps des soupirs, temps des déclics. Et si la vie n'était qu'une leçon de résilience ? Sans cesse interrogée sur le poids du réel dans ses romans précédents, et après s'être défaite de toute vanité, l'auteure raconte, en toute lucidité, aussi bien ses "hiers" que l'après-Salem. Elle prie parfois de manière consciente et d'autres fois de manière révérante pour l'oubli. Pour le souvenir aussi. Elle accompagne une orchidée pure dans toutes ses gradations : vivante, fanée, morte.
Caractérisée par une rupture d'équilibre, la crise est aujourd'hui souvent mondiale ou régionale. Néanmoins, les ordres juridiques nationaux conservent une compétence majeure de gestion des crises en raison de l'inertie, l'inaction ou l'absence de compétence des ordres supranationaux. L'ouvrage présente une analyse des relations entre les chefs d'Etat et les crises dans toutes leurs variétés : variété des crises et des régimes politiques. Comment François Mitterrand est-il intervenu dans la gestion de la crise en Nouvelle-Calédonie en pleine cohabitation ? Quelle place le président joue-t-il au sein des Conseils de défense qu'il préside ? Comment le président américain peut-il détenir des individus sans jugement à Guantánamo ? Les monarques britannique et espagnol peuvent-ils intervenir dans la vie politique pour faire face aux crises les plus importantes ? Le président de la République italienne se contente-t-il d'un rôle totalement en retrait ? Le présidentialisme des régimes latino-américains est-il aggravé en période de crise ? A quels contrôles les chefs d'Etat sont-ils soumis lorsqu'ils font usage de leurs pouvoirs de crise ? Cela renforce-t-il leur pouvoir et leur influence de manière durable ?
Résumé : Pour meubler son trajet de métro quotidien, Pascal Bouaziz s'offre un jour un recueil de haïkus, Natsume Sôseki, Kenshin Sumitaku, Kobayashi Issa, Masaoka Chiki : il n'en reviendra pas. Passages, le livre témoin de cette période, en porte la trace marquante. Inspiré par leur liberté, l'auteur en propose sa version : humour noir, débris de souvenir, petite morale désespérée. Au fil d'une centaine de formes brèves, un couple se brise, une histoire prend fin et la lumière disparaît avant de renaître timidement au contact d'une nouvelle rencontre et une année s'écoule, en trois "passages" . Comment écrire un haïku, un tanka en français aujourd'hui ? Ces vieilles formes ont déjà été bousculées et réinventées au XXe siècle par toute une génération de poètes qui, s'éloignant des codes contraignants, n'ont voulu en garder que l'esprit, la vitesse, la force, la fulgurance et c'est dans cette lignée que s'inscrit le recueil incisif de Pascal Bouaziz.
La sociologie n'est peut-être plus seulement le social mais la constitution d'une masse critique s'adressant à la science. De son côté le social s'est délité dans les multiples voies des sociologues. Il s'agit, par ce livre, de donner le désir d'appréhender le lien social en n'ignorant plus les concepts de Jacques Lacan qui s'inscrivent nécessairement dans leur champ. Ceci devrait permettre le franchissement des logiques nées du signe et non du symptôme. Aussi rien ne semble pouvoir s'établir dans ce domaine sans le concept de jouissance qui presse la science d'être à sa propre place.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.