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Un si jeune président
Bothorel Jean
GRASSET
31,85 €
Épuisé
EAN :9782246493211
Il y a douze ans, Jean Bothorel publiait le Pharaon, analyse de la première partie du septennat du plus jeune Président de la République française, couvrant la période 1974-1976, celle de la cohabitation avec Jacques Chirac Premier ministre. Le présent ouvrage est une biographie : généalogies paternelle et maternelle remontant jusqu'à la onzième génération, scolarité, engagement dans l'armée du général de Lattre de Tassigny, polytechnique, l'ENA ; le ministère des Finances sous de Gaulle, les "oui-mais" et les "oui-si" à Pompidou, l'élection présidentielle, l'échec de 1981. On découvrira aussi et entre autres une étude très informée de l'affaire des diamants, ou encore un autre épisode de cette aventure, entièrement fabriqué : des diamants négociés à New York pour le compte du couple présidentiel !
Résumé : "Faites l'amour, pas la guerre", "Il est interdit d'interdire", "Peace and love", "Tout, tout de suite"? Nous sommes nombreux qui avons agi, qui avons vieilli, la tête farcie de ces belles illusions, accommodant avec le catéchisme soixante-huitard un zeste de gauchisme et une pincée de dévotion socialiste, libérale ou libertaire. Il en est résulté une génération, la mienne, d'enfants gâtés. Dans cette époque, nous avons été ? ô combien ! ? des privilégiés, et, au fond, d'allègres décadents. Ce sentiment, coloré d'une pointe de nostalgie, n'a cessé de me traverser quand je me suis replongé dans le Journal que je tiens depuis plusieurs. J'ai eu, tout au long de ces années, la chance de côtoyer beaucoup de dirigeants, beaucoup de figures qui occupaient, qui occupent encore le devant de la scène. Je livre, sans fard, les carnets inédits de ces rencontres où s'entrecroisent Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Simone Veil, Raymond Barre, Nicolas Sarkozy, mais aussi François Pinault, Vincent Bolloré, Antoine Bernheim ou encore Jean-Edern Hallier, Arielle Dombasle, Philippe Sollers ou Bernard-Henri Lévy? Ce témoignage est, je crois, le reflet vivant d'un moment charnière de notre histoire." J. B.
De Bernard Grasset on ne savait que peu de chose. L'enquête de Jean Bothorel, journaliste, éclaire toutes les zones d'ombre de la vie de Bernard Grasset : ses difficiles rapports amicaux avec le fameux Monsieur Brun, ses colères légendaires, ses absences, ses drames familiaux, son internement, ses démêlés avec la République à la Libération. Mais aussi ses bonheurs d'éditeur, ses "coups" géniaux, le premier "clip" littéraire tourné sur son instigation par Pathé Cinéma pour saluer la sortie du Diable au corps, et les extraordinaires relations qu'il entretenait avec ses auteurs, les plus grands de l'époque, Proust, Giraudoux, et aussi Mauriac, Morand, Montherlant, Maurois... Cette biographie, qui est une véritable histoire de la littérature contemporaine, se lit comme roman.
J'ai mené une vie de chien, voilà le sûr. Je dis une vie de chien, non pas une chienne de vie - je ne regrette pas de l'avoir menée, mais elle a vraiment trop servi, trop souffert, il a trop plu dedans, il est inutile de la fermer à clé, j'ai bien le droit d'y laisser entrer les passants, il ne reste pas un prestige à casser. "Ainsi se confesse Georges Bernanos, à 51 ans, Bernanos journaliste, pamphlétaire et romancier. Il se livre très tôt à la critique morale de la politique, dénonçant avec véhémence la faillite de la bourgeoisie française: c'est La Grande Peur des bien-pensants (1930). D'abord favorable aux franquistes, Bernanos s'élève cependant contre la collusion de l'Eglise avec Franco et Maurras (Les Grands Cimetières sous la lune, 1938). Puis il dénonce l'imposture de Vichy: exilé au Brésil pendant la deuxième guerre, il devient l'un des animateurs spirituels de la Résistance. Ce qui ne l'empêche pas de s'éloigner de De Gaulle en 1945... Ainsi était Bernanos, contradictoire et incasable, fasciné par le mal, pathétique et vivant. Il déménage des dizaines de fois dans l'entre-deux-guerres, refuse la Légion d'honneur, refuse l'Académie française... Et il écrit. Il compose en dix ans l'essentiel de son oeuvre romanesque, spirituelle et douloureuse. Lui, sa femme, leur ribambelle d'enfants, traversent une vie hors des normes."
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.