Créatrice hors mode, Elisabeth de Senneville se définit comme une techno designer, mais elle est bien plus que cela. C'est une véritable artiste qui depuis les années 1970 investit le monde de la mode et du design d'un souffle esthétique visionnaire. Elle s'inspire de son travail sur le Pop Art, de sa passion pour l'avant-garde et la peinture du XVIIIe siècle, de l'utilisation des impressions et déformations par ordinateur, de la vidéo, des graffeurs, pour inventer un langage plastique qu'elle applique à des vêtements taillés dans des matières innovantes (cristaux liquides) ou détournées (rideaux de douche, chambre à air) ou encore si quotidiennes (bleus de travail). Depuis les années 2000, Elisabeth de Senneville concentre son activité sur l'innovation textile et la recherche. En 2003, elle reçoit le prix de l'innovation. Edité à l'occasion de l'exposition de la Piscine, cet ouvrage est le seul consacré au travail d'Elisabeth de Senneville.
Résumé : La Piscine poursuit son voyage dans la création céramique en présentant l'?uvre de Françoise Mussel, qui depuis trente ans, travaille la terre sans compromission et libre de toute influence. Sur les pas d'Alice et de son voyage onirique, l'artiste nous offre ici son travail et nous laisse toute liberté d'en inventer l'histoire. Entre ses mains habiles, devenues maîtres dans la difficile technique du grès émaillé, la matière devient forme et se métamorphose. Chaque ?uvre, au-delà du mystère de sa création, nous intrigue et nous trouble par les secrets qui se dévoilent. Son ?uvre se veut réflexion, un miroir intimiste tel le reflet de ses têtes, qui expriment ce qui ne peut être dit : "Puissent mes têtes répondre au sphinx ou l'interroger sur le mystère des humains". L'?uvre étrange de Françoise Mussel conserve le feu sacré du métier ancestral :des têtes coupées de petites dimensions - sortes de marottes en terre cuite émaillée somptueusement - composent une galerie de portraits rêveurs et lunatiques. Le teint blanc, le maquillage noir outrancier évoque ces têtes de carnaval en papier mâché que l'on fabrique depuis le XVIIIe siècle à l'occasion des traditionnelles Fallas de Valence en Espagne, dont les plus beaux spécimens sont sauvés des flammes par un jury, à la fin de la fête, pour intégrer un musée des Fallas dont l'atmosphère est aussi spectaculaire qu'inquiétante. Les céramiques intimistes de Françoise Mussel, dont certaines se singularisent par une main posée sur la tête (ou bien alors émerge-telle de leur intérieur ?), dégagent une sorte de folie hallucinée, comme le passage sur elles d'un coup de lune ou de grisou. Elles semblent pleines de désirs enfouis, rougies par la plus grande confusion des sentiments : présentées en alignement dans l'espace d'exposition face à de longs miroirs, il est permis à tout un chacun d'en interpréter les secrets, faces et profils, en se regardant soi-même dans leurs lignes de mire.
Présentation du travail de N. Lété, artiste française née en 1964, s'ingéniant à raconter des histoires à travers divers objets, diverses techniques et divers motifs : jardins luxuriants, anatomie, animaux empaillés, etc. pour céramique, papeterie, articles de décoration, vêtements, accessoires de mode, etc.
Hervé Di Rosa est né en 1959 à Sète, lie singulière comme la nommait Paul Valéry, autre Sétois célèbre. Mais Sète, c'est surtout un port depuis plus de 350 ans. Peut-on voir là l'explication du goût de l'artiste pour le voyage, son appétence pour le monde ? Depuis 1993, il a parcouru, en dix-neuf étapes, un monde géographique, un monde intime, un monde artistique, un monde humain. Voyage spatial et temporel. Voyage artistique et philosophique. Peintures, sculptures, laques, béton, estampes, broderies, céramiques..., le présent ouvrage publie, pour la première fois, la totalité de ces dix-neuf étapes.
Avec une introduction et des commentaires de Pierre Arizzoli-Clémentel, Directeur honoraire du musée du Château de Versailles et des Trianons, cet ouvrage permet de découvrir les jardins de Versailles tels qu'ils avaient été conçus par André Le Nôtre, et avant les modifications qui altérèrent ultérieurement leur dessin. Il présente ainsi, l'ensemble des plans levés en 1720) par Jean Chaulourier (1679-1757) pour le duc d'Antin, surintendant des Bâtiments du roi, et convie le lecteur à découvrir le château et les jardins dans l'état où Louis XIV les avait quittés. On y retrouve les parterres et les bosquets, les jardins potagers et fruitiers, les fontaines et le parcours du Labyrinthe, la grande pièce d'eau de l'Ile royale, la Bassin d'Apollon et le bosquet de l'Arc de Triomphe dans leur état premier, avant les modifications apportées sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Complétées par des gravures de la fin du XVIe siècle, d'Adam Pérelle, ces illustrations représentent le témoignage le plus complet sur l'incomparable chef-d'oeuvre du Roi Soleil, oeuvre emblématique du génie classique français, miraculeusement préservé. Universellement admirés et imités, les jardins du château de Louis XIV illustrent fidèlement l'ampleur du génie d'André Le Nôtre. La création du parc de Versailles lui permet de laisser libre cours à son talent avec une richesse et un faste qui s'accordent parfaitement au dessein de Louis XIV. L'agencement des éléments traditionnels s'y trouve repensé avec une science et une harmonie nouvelles, et cela pour le but de provoquer l'émerveillement ou de forcer l'admiration. Cet album élégant permet au lecteur de redécouvrir la création de Le Nôtre et de Louis XIV à Versailles, et plus largement l'un des plus fascinants jardins à la française.
Les Figures de fantaisie de Fragonard comptent parmi les oeuvres les plus célèbres et les plus énigmatiques de l'histoire de la peinture française. La découverte d'un dessin inédit de l'artiste vient bouleverser aujourd'hui tout ce que nous, savions de ces silhouettes, peintes en "une heure de temps", et apporte la preuve indubitable qu'elles sont des portraits et non des figures imaginaires. Fragonard a en effet copié à l'encré et à la pierre noire dix-huit de ses tableaux en indiquant les noms de chacun de ses modèles : dans de nombreux cas, il s'agit de révélations ; étonnantes qui contredisent des certitudes acquises au cours des années. Cet ouvrage jette un éclairage nouveau sur les talents de portraitiste du peintre et lève ainsi le voile sur l'identité de chacun des personnages qui se cachent derrière Diderot, La Guimard, L'Inspiration, L'Etude ou le Jeune Artiste...
En hommage à Jean-François Jonvelle, mort en 2002, cet ouvrage présente les cent plus belles photographies d'un homme qui aimait les femmes. Le style de Jonvelle est actuel, il recherche une poésie du quotidien qui n'est jamais triviale, ni sophistiquée, parce que son regard est aimable et qu'il s'attache à rendre les femmes libres, naturelles et émouvantes. Comme l'écrit Frédéric Beigbeder: "les femmes de Jonvelle sont fraîches parce qu'elles ne savent pas que nous les regardons".