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Haeckel et les Français. Réception, interprétation et malentendus. Actes du colloques des Treilles 2
Bossi Laura ; Wanlin Nicolas
GALLIMARD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782073054371
Ernst Haeckel (1834-1919), biologiste allemand aujourd'hui oublié sinon des chercheurs, fut pourtant de son vivant aussi célèbre que Darwin. Respecté et célébré dans les milieux savants internationaux comme spécialiste de la zoologie marine et théoricien de l'évolutionnisme, il est l'auteur des premiers " arbres généalogiques " des espèces, proposant une vision unitaire du monde vivant. Il est aussi l'inventeur du terme " écologie ", dont il a établi les fondements. Sa " loi de la récapitulation " a influencé non seulement la biologie, mais la psychologie, la criminologie, la psychanalyse... Ses livres destinés au public profane, dont Histoire naturelle de la création et Les Enigmes de l'Univers, ont été des succès traduits en plusieurs langues. Ses planches magnifiques illustrant les " formes artistiques de la nature " ont inspiré les artistes et les architectes de l'Art nouveau. Mais le professeur de zoologie de l'Université d'Iéna était aussi un intellectuel et une figure publique de premier plan, un apôtre de la libre pensée, du rationalisme et du progrès. Son militantisme pour une " religion moniste " de la nature, panthéiste et antichrétienne, lui a valu une réputation sulfureuse. Le déclenchement de la Grande Guerre, que ce pacifiste a approuvé en signant l' " appel des professeurs ", a fini par couper Haeckel de son réseau international. La réception complexe de son oeuvre enfin, allant de la gauche militante à certains représentants du national-socialisme, a contribué à son effacement. Sans occulter les ambiguïtés de son héritage, les actes ici réunis explorent les différents aspects de la réception de Haeckel en France en essayant de rendre justice au rôle historique capital du savant. Colloque organisé par Laura Bossi à l'occasion du 100 ? e anniversaire de la mort d'Ernst Haeckel en septembre 2019 à la Fondation des Treilles. Introduction de Laura Bossi et Nicolas Wanlin. Textes de Nicolas Aumonier, Laura Bossi, Robert Calcagno, Philippe Comar, Pietro Corsi, Elise Dubreuil, Jacqueline Goy, Jacqueline Lalouette, Laurent Loison, Stéphane Schmitt, Mathilde Tahar, Nicolas Wanlin et Caterina Zanfi.
Résumé : Le XIXe siècle a connu un développement sans précédent des sciences naturelles. Si les grands voyages d'exploration témoignent de la diversité du monde et de la variété des espèces vivantes, la géologie dévoile l'inimaginable antiquité de la terre, et l'étude des fossiles révèle les prémices de la vie et l'existence d'espèces disparues, dont les dinosaures. La découverte de l'homme préhistorique questionne tout autant : comment le représenter ? Qui était le premier artiste ? Dans la seconde moitié du siècle, Darwin et ses adeptes interrogent les origines de l'homme, sa place dans la Nature, ses liens avec les animaux ainsi que sa propre animalité dans un monde désormais compris comme un écosystème. Ce bouleversement dans les sciences, ainsi que les débats publics qui traversent le siècle, influencent profondément les artistes. L'esthétique symboliste de la métamorphose se peuple alors de monstres et d'hybrides. L'infiniment petit, la botanique et les profondeurs océaniques inspirent les arts décoratifs. A la croisée des sciences et des arts, cet ouvrage confronte les principaux jalons des découvertes scienti¿ques avec leur parallèle dans l'imaginaire.
1810-2010: cela fait exactement deux siècles, depuis le code pénal napoléonien, que le droit prend en compte les crimes commis par les fous, qui auparavant étaient exclus du droit, comme les enfants ou les animaux. Cela fait aussi deux siècles que la phrénologie et la psychiatrie naissante ont décrit des patients qui seraient déterminés au crime par leurconstitution cérébrale, même sans être totalement dépourvus des capacités intellectuelles leur permettant de distinguer le bien du mal; ces cas de « monomanie homicide » ou de « folie morame » devraient être, selon les médecins, soustraits au rigueurs de la loi et soignés dans des établissements spécialisés. Crime et folie seront explicitement liés dans la théorie de la « dégénérescence », formalisée au milieu du dix-neuvième siècle par Morel, puis développée et remaniée dans une perspective évolutionniste. Selon cette théorie, les dégénérés sont « une variante morbide de l?espèce humaine », ils doivent être reconnus et isolés pour les empêcher de se reproduire. C?est plus tard, à la fin du XIXe siècle, que se développe une approche qui se veut scientifique de la criminologie; le psychiatre turinois Cesare Lombroso fonde une anthropologie qui prétend établir les caractéristiques distinctives de l?homme criminel, qui s?inscriraient dans sa physiologie même, comme des stigmates. Dire cela, c?est focaliser l?intérêt sur le criminel et sur sa dangerosité potentielle pour la société, plutôt que sur le crime effectivement commis. Devant les difficultés à cerner le malade qui mériterait soin et compassion, et le criminel qui mériterait punition, on retrouve le fil de la longue histoire de l?idée du libre arbitre de lavolonté, qui a montré l?interaction complexe entre penser et vouloir, vouloir et pouvoir, entre volontés opposées. Mais ce sont peut-être les artistes qui ont su le mieux exprimer la tension entre Mal et maladie, entre humain et satanique. A travers les récits de Sade, Dostoïevski, Stevenson, Kafka, et quelques autres, ce sont ainsi des exemples de la folie criminelle qui sont ici évoqués et analysés.
Jusqu?au XVIIe siècle la mort est le « grand passage » vers une meilleure vie. Elle est devenue, avec la science moderne, un processus. On meurt par degrés, « peu à peu et par parties » (Buffon); un organe peut mourir le premier et entraîner la mort de l?organisme (Bichat); dans un organisme « mort », des organes ou des cellules peuvent survivre plus ou moins longtemps.À la fin des années 1960, avec le développement des techniques de réanimation et des greffes d?organes, la médecine propose une nouvelle définition de la mort fondée sur la perte complète et irréversible des fonctions du cerveau. Pour la première fois les critères de la mort ne sont plus destinés à s?assurer qu?une personne vivante ne soit considérée comme morte, mais visent au contraire à accélérer la mutation du patient en cadavre, pour permettre le prélèvement d?organes.La majorité des pays ont modifié leur législation pour permettre de déclarer légalement morts ces patients en état de mort cérébrale, désormais la principale source d?organes pour les greffes. La mort relève ainsi d?une décision médicale, fondée sur des critères d?utilité des « pièces détachées » de la dépouille.Mais l?inadéquation entre l?offre et la demande d?organes, due au développement des greffes, leur « pénurie », pousse aujourd?hui à avancer encore un peu plus la frontière entre la vie et la mort. De nouveaux protocoles dits « contrôlés » de prélèvement à c?ur arrêté sont pratiqués dans de nombreux pays (États-Unis, Canada, Royaume Uni ou Pays Bas?) chez des personnes hospitalisées en unité de réanimation et dont l?état a conduit à décider l?arrêt des soins. L?arrêt du soutien vital entraîne à terme un arrêt cardio-circulatoire, et la mort est déclarée dans un délai de deux à cinq minutes. Les organes sont alors prélevés. L?irréversibilité de la mort ne serait plus liée à la condition physiologique du mourant, mais à la décision de ne plus le réanimer.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Acquapendente, janvier 1633. Galilée, convoqué par le Saint-Office pour "avoir tenu et cru la doctrine fausse et contraire aux Saintes Ecritures que le Soleil est le centre du monde", se retrouve en quarantaine à cause d'une épidémie de peste. A Rome, son Dialogue sur les deux grands systèmes du monde a causé le scandale et provoqué l'ire de son protecteur Urbain VIII. Le savant toscan, malade et à moitié aveugle, va devoir répondre de ses écrits... Il met ce temps à profit pour repenser à sa vie, fantasmer le futur, tout en craignant de ne jamais revenir des mains de l'Inquisition. S'adressant directement au lecteur, il cherche à justifier sa version des faits avant d'être englouti à jamais par l'histoire... livrant ainsi un témoignage intime sur sa vie étonnante, ses découvertes, ses succès, ses combats, et la vie tumultueuse de son époque. Dans ces vrais-faux Mémoires, tour de force littéraire mêlant véracité historique et imaginaire, Daniele Vegro livre un portrait haut en couleur d'un Galilée plus vrai que nature, partageant sans retenue doutes, passions, émois et colères. Et nous révèle, derrière le savant de génie dont les découvertes en astronomie et en physique vont bouleverser le monde, l'homme, truculent, passionné, irrévérencieux... et impitoyable démolisseur de dogmes.
Janine Trotereau est journaliste et historienne, auteur d?ouvrages relevant de l?histoire (La France en 10 000 photos, Solar, 1999; présentation des Fables de La Fontaine, Tana, 2001); de l?architecture (La Turquie vue d?en haut, avec Yann Arthus-Bertrand, La Martinière, 1998; La Vie rêvée à Paris, Solar, 2001); du tourisme et de la gastronomie (La Bretagne, entre mer et mystère, Minerva, 2005); des traditions populaires (Symboles et pratiques rituelles dans la maison paysanne traditionnelle avec Hervé Fillipetti, Berger-Levrault, 1979). Elle a publié en 2008 Pasteur dans la collection « Folio biographies ».
Résumé : Le pythagorisme ne se réduit pas à un mouvement historique qui serait la source oubliée de la science moderne. Par son souci d'unifier les lois de l'univers à partir d'une mathématique pure, il constitue un mode de pensée qui reste vivace chez les hommes de science ; d'une façon parallèle, son intuition que les êtres de la nature jouent sur le clavier des analogies, en une mystérieuse correspondance qui fascinera Baudelaire, Balzac, Nerval ou Mallarmé, conserve sa fécondité pour la majorité des artistes. A travers la figure fascinante de Pythagore, Jean-François Mattéi donne à comprendre cette mutation unique qui, il y a vingt-cinq siècles, fit basculer la Grèce d'un mode de pensée religieux à un mode de pensée rationnel.
Darwin Charles ; Becquemont Daniel ; Barbier Edmon
La publication de L'Origine des espèces, en 1859, a marqué une révolution intellectuelle comparable à celle qui est associée aux noms de Copernic et Galilée. En proposant une théorie de la "descendance avec modification" et de la "sélection naturelle". Darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. Le caractère radical de ces réponses aussi bien que les problèmes qu'elles laissaient en suspens ont alimenté d'emblée polémiques et controverses. De là les ajouts et les digressions qui, au gré des six éditions successives de l'oeuvre, en vinrent à obscurcir le propos d'origine. En élaguant la traduction d'Edmond Barbier de ce qui ne figurait pas dans l'édition de 1859 et en y rétablissant ce qui en avait disparu, le présent volume permet au lecteur francophone de retrouver cette oeuvre dans sa fraîcheur initiale.