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Le chant des haies
Bosschère Jean de ; Lefrançois Sandra
KLINCKSIECK
24,99 €
Épuisé
EAN :9782252046999
Jean de Bosschère, dont l'oeuvre atteste à la fois la connaissance profonde et l'amour de la Nature, est un des maîtres dans l'art de découvrir et de décrire le mystère des choses animales et végétales. Voici la haie vive : monde secret, fourmillant d'êtres dont elle est le refuge, l'abri, le garde-manger. Le naturaliste l'observe, il l'espionne, pourrait-on dire, dès l'aurore, guettant les premiers bruits du réveil, cris, chants qui se mêlent dans un tout harmonieux. Voici le pic, chasseur de vers et de larves, voici les derniers attardés, la chouette et l'effraie... Les saisons passent sur la haie. La Voie Lactée printanière est une longue et lumineuse traînée de fleurs. Les insectes peu à peu fourmillent : hanneton, cantharide, grillon. Voici les parfums : églantine, muguet, sureau, tilleul ; les parures : liseron, chèvrefeuille, clématite. Les chenilles apparaissent, mais aussi les papillons. Comme il a amoureusement décrit la fleur, l'oiseau, le scarabée et l'escargot, Jean de Bosschère s'attarde aux merveilles du vanesse, du paon de jour, du machaon. La haie offre ses bouquets : violette, campanule, digitale ; elle est faite d'arbres aussi : charme, érable, cornouillet. La nuit, c'est le règne de la belette et de la chauve-souris. L'automne transforme la haie en buisson ardent. Les fruits de l'églantier, de l'alisier, du fusain bonnet-de-prêtre revêtent les branches d'écarlate. Une à une, toutes les plantes sont décrites avec leurs habitats, leurs moeurs, leurs vices et leurs vertus. Tous les oiseaux, tous les insectes et le comportement particulier de chaque espèce ; aucun être végétal ou animal n'est oublié, et des dessins aussi gracieux qu'exacts illustrent ces pages où la poésie ne le cède qu'à la science.
Résumé : En 1924, Jean de Bosschère et sa compagne Elisabeth d'Ennetières s'installent à Due Santi, via Appia Antica, près de Rome, le pays du merle bleu. C'est à Due Santi, où il se constitue une bassecour, qu'il passe, avec Elisabeth "celle qui donne la paix", les années les plus heureuses de sa vie. Une basse-cour (j'oublie les pintades) où il y a aussi, dans leur radicale étrangeté des paons. Qui a le plus de talent ? Celui qui décrit une poule, un canard, une pintade, ou celui qui décrit un paon ? Je crains que, sur le plan du talent, l'oiseau au somptueux plumage ne soit le (beau) perdant de ce petit jeu, mais pour un naturaliste, il ne s'agit pas de talent d'écriture - Artaud aura beau jeu de fustiger les afféteries de Bosschère romancier - mais de finesse d'observation, et sur ce plan, les gallinacées, tout comme les pigeons aux yeux rouges, ont leur mot - et plus encore - à dire. "On connaît la couleur de l'oeil de son chien, mais celle de l'iris de l'ours, de l'émeu, des lamas ? Et si on en connaît les nuances, s'est-on souvent arrêté avec surprise, et pendant de longues minutes, à étudier cette merveille inouïe qu'est l'oeil de certaines grenouilles, de certains oiseaux ?".
Campagne flamande, fin du XIXe siècle. Suite à l'affectation de leur père, Pierre et Marthe emménagent dans le village de Rupel. Au-delà des barrières de la langue et de la religion catholique auxquelles ils sont étrangers, les deux enfants vont faire le douloureux apprentissage de la perversion et de l'exclusion, face aux villageois pour qui ils incarnent tout à la fois la laideur et le diable. "[...] un drame effroyable dont les moindres péripéties sont décrites avec un sens de l'orientation des lieux, avec des effets de perspective mentale qui ont quelque chose de véritablement hallucinant." Antonin Artaud, N.R.F., 1927