Pratique hautement symbolique et traditionnelle, et pourtant sport de haut niveau inscrit dans le XXIe siècle, le sumo est un savant mélange de technique et d'intuition. Il se distingue par la corpulence de ses athlètes et par des combats, à la rapidité déconcertante, où le vaincu est sanctionné pour sa perte d'équilibre. Cette notion d'équilibre, entre mouvement et inertie, est au coeur de l'expérience extraordinaire vécue par un lutteur, ou rikishi, au fil d'une carrière, qui prend des allures de quête initiatique, jalonnée d'épreuves, franchies ou non. Le rikishi doit en effet trouver le juste milieu entre ses ambitions personnelles et celles de son écurie, entre la rigueur des usages séculaires et les attraits de la société contemporaine. Au moment de s'élancer vers son adversaire pour l'atari, le premier contact, il porte en lui une quête d'équilibre absolu. Sumo – L'équilibre absolu est la première exposition d'envergure organisée en France sur cette pratique. Elle prend pour point de départ le travail de deux artistes passionnés : le photographe français Philippe Marinig et le peintre japonais Kinoshita Daimon. Leurs créations sont accompagnées d'oeuvres rares, prêtées exceptionnellement au musée départemental des arts asiatiques à Nice pour offrir aux visiteurs un panorama inédit du sumo.
Pierre Soulages has gained international recognition as a prominent figure of both art informel, which arose in France during World War II, and abstract expressionism, its American counterpart. From the 1940s to the 1970s, black progressively conquered the surface of Soulages's calligraphic abstract paintings, which also incorporated subtle hints of color (mainly ocher and blue). His aesthetics radically shifted toward monochrome in 1979, when he initiated his lifelong series Outrenoir. He has been known as "the painter of black and light" ever since. Literally translating as "beyond black, " Outrenoir opens onto a new realm that transcends purely gestural and monochromatic abstraction. Systematically applied in thick layers on canvas, black paint is meticulously scraped, striated, and overall sculpted to create smooth or rough areas that reflect light in various ways. By masterfully turning black into a luminous color, Soulages powerfully evokes the genesis of the world, which came out of darkness. Exposition - hommage à Pierre Soulages 23 janvier au 19 avril 2020, Musée départemental Lympia, Nice
Bossard Adrien ; Bracq Jérôme ; Kinossian Yves ; O
Quel plaisir de retrouver toutes ces images familières présentées à l'espace culturel Lympia dans l'exposition "La Côte d'Azur s'affiche" ! Les services culturels du dépar- tement des Alpes-Maritimes se sont mobili- sés autour de l'organisation de cet événe- ment qui propose une sélection d'affiches conservées aux archives départementales. L'affiche est un objet rassurant de notre vie quotidienne. Regarder une affiche, c'est lire un événement à venir dans un monde qui s'active. Faire une affiche, c'est composer un message que l'on souhaite partager avec les autres. Les affiches décorent nos intérieurs, ornent l'espace public. L'Espace culturel départemental Lympia est composé de deux bâtiments historiques classés : l'ancien bagne, complété de son toit-terrasse de 280 m2, construit en 1750, ainsi que la tour de l'Horloge, réalisée en 1826, qui dominent le port. Cet ensemble architectural remarquable constitue un précieux témoin de l'histoire de Nice et de son comté.
HOKUSAÏ. Voyage au pied du mont Fuji offre l'occasion d'explorer le paysage dans l'oeuvre d'Hokusai. L'ouvrage présente plus de 120 estampes de la collection Georges Leskowicz, issues de séries remarquables : Trente-six vues du mont Fuji, Ponts célèbres et Cascades, Véritables miroirs des poètes chinois et japonais, Cent poèmes à la nourrice. La route du T kaid et ses cinquante-trois stations sont appréhendées à travers la série moins connue des Clochettes de la route et une Vue d'ensemble en surplomb. Apparaissent dès lors l'originalité du maître et son approche éclectique du paysage, tant dans sa manière de le composer - empruntant aux traditions chinoise, japonaise et occidentale -, dans le recours au bleu de Prusse et à une grande variété de formats, ou encore dans son choix évident de donner toute sa place à l'homme, saisi dans des scènes de voyage ou dans ses activités quotidiennes.
Résumé : L'art du tatouage japonais est considéré comme l'un des ornements corporels les plus aboutis au monde. Avant l'adhésion populaire, sa pratique puise sa source au coeur de l'époque d'Edo (1603-1868) avec le tatouage de serment fait par amour et le marquage infamant des criminels. Le cheminement vers une ornementation extrêmement élaborée qui couvre de larges parties du corps reste méconnu du grand public. Pendant deux siècles et demi, cette évolution s'est nourrie de la vie culturelle de l'ukiyo, ce "monde flottant" en pleine effervescence en dépit de la censure imposée par le shogunat Tokugawa. Support de contestation silencieuse, le corps devient un moyen d'exprimer force et courage pour les gens du peuple. Ce phénomène social s'intègre alors à la culture du théâtre kabuki, de l'estampe et du livre, puis passe de la lumière à une ombre relative avec la prohibition de 1872 qui efface une partie de cette mémoire. Après la fin de l'interdiction en 1948, en particulier durant les années 1960, le cinéma s'empare de cet héritage et en associe l'image aux groupes criminels yakuza que la gravure, la photographie ou le manga perpétuent. Au Japon, cette représentation durable alimente la perception négative du tatouage et limite encore la liberté d'accès à certains lieux publics. Ce catalogue d'exposition retrace plus de trois cents ans d'histoire de cet art de l'éphémère, qui ne dure qu'une vie, dont les codes d'hier inspirent ceux d'aujourd'hui. Elle interroge notre regard sur l'engagement que demande une telle démarche et sur l'identité sociale des personnes qui marquent leur corps.
Courbet revendiquait n'appartenir à aucune école, se positionnant comme un artiste libre, indépendant et menant sa carrière avec l'objectif affirmé de créer une manière de à peindre le réel a qui lui serait propre. Cette école de la nature s'affirma des sa prime jeunesse, alors qu'il s'initiait au dessin et à la peinture "de plein air", réalisés "sur le motif". Cet ouvrage illustre le naturalisme chez Courbet, à travers, principalement, ses paysages, et la transmission de sa vision du réel auprès d'autres artistes qui ont formé une école comtoise du paysage. La figure de George Besson (Saint-Claude, 1882 - Paris, 1971), collectionneur et critique d'art, ardent défenseur de Courbet et du réalisme, est abordée sous l'angle de l'histoire de la création du musée Courbet à Ornans, mais également à partir du lien qui l'unissait à sa ville natale, Saint-Claude. En effet, dans la capitale haut-jurassienne, l'inauguration du musée de l'Abbaye — dont le projet a été porté par les deux artistes peintres, devenus donateurs, Guy Bardane et René Genis —a été rendue possible alors que Besson en avait posé les jalons quarante ans auparavant. Autour de Courbet, se matent ainsi différentes personnalités franc-comtoises ayant participe, à titres divers, à la connaissance, la diffusion et la continuité du rayonnement de son oeuvre et de l'art.
David Véronique ; Dohrmann Nicolas ; Garbe Anne-Cl
La création contemporaine du vitrail dans les cathédrales, églises, chapelles ou dans le domaine civil a connu depuis 1945 des bouleversements sans précédent qui touchent autant à sa complexité artistique et technique qu'à son cadre institutionnel. Cet ouvrage a pour ambition d'éclairer le public sur les nouveaux défis du vitrail contemporain. Des études de cas nous font voyager en France, tout particulièrement dans l'Aube, département fondateur de la Cité du vitrail à Troyes et organisateur des Premières rencontres internationales du vitrail, mais aussi en Espagne, en Suisse ou au Brésil. La création y est appréhendée du point de vue de ses différents acteurs - peintres verriers, artistes, historiens d'art - sans oublier à Villenauxe-la-Grande, lieu de création de l'artiste David Tremlett, de donner la parole aux habitants, les premiers concernés par cet art du vitrail que tout un chacun peut s'approprier.