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Un prix d'excellence
Bory Jean-Louis
GALLIMARD
11,15 €
Épuisé
EAN :9782070706426
Ce manuscrit retrouvé de Jean-Louis Bory, il l'avait écrit un an avant de disparaître. C'est un vagabondage, très libre, très personnel, au pays de son enfance. A Méréville, en Beauce, quand il y avait la distribution des prix, Jean-Louis recevait toujours le prix d'excellence. Et c'est ainsi qu'on lui remet en récompense Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, livre magique qui provoque la rêverie. A son tour, Jean-Louis voyage sur le dos d'une hirondelle, au gré de sa fantaisie. De la vie familiale et ses orages, il saute en Corse, qu'il explore en compagnie d'un âne. Il évoque son lycée Henri-IV, où il fut élève, puis professeur. Il raconte avec infiniment de drôlerie une visite qu'on lui fit faire à Colette, pour la remercier de lui avoir donné le prix Goncourt. Le vagabond fait halte pour nous raconter des histoires. Des contes et des nouvelles parsèment son récit, comme les cailloux jalonnant l'itinéraire du Petit Poucet. C'est l'histoire parodique, freudienne et britannique d'un exhibitionniste londonien ou celle d'une demoiselle des Postes qui détourne des lettres par amour. Ou encore une histoire d'anges gardiens qui se joue entre Montmartre et les Tuileries. A chaque ligne, à chaque phrase, on retrouve, avec bonheur et nostalgie, la voix d'un véritable écrivain.
Ma mémoire est un ramasse-miettes" , écrivait Jean-Louis Bory dans son roman Usé par la mer. Et ces miettes, morceaux d'un puzzle, sont "célibataires" et condamnées à rester isolées. Tous les passants dont la vie nous est racontée avec la verve et la sensibilité coutumières de l'auteur n'ont rien, en apparence, de commun. Mais l'air du temps les rend solidaires. A travers toutes ces histoires passe l'Histoire.
La vie d'Eugène Sue est un roman, tumultueux comme ses livres. Né sous le Premier Empire dans une riche famille de chirurgiens, le jeune homme préfère au destin médical la vie de bohème, le dandysme et les voyages. Il écrit négligemment dans les journaux, sans se croire doué pour la littérature. Quand il publie ses premiers romans, il subit l'influence anglaise des récits gothiques à la mode. Mais le vrai Eugène Sue naît en 1841 lorsqu'un ami lui fait découvrir le milieu ouvrier militant et les bas-fonds de la capitale. " Je suis socialiste ", déclare-t-il. Transformé par la révélation des classes laborieuses, il compose en 1842 " Les Mystères de Paris ", dont le succès est immense. Toute la France se passionne pour le prince Rodolphe et les personnages qui grouillent dans l'enfer de la misère et du crime. Hugo applaudit, Balzac se désespère de se voir distancé ! Après " Le Juif errant " et bien d'autres livres triomphaux, Eugène Sue doit échapper à la police du Second Empire. Il mourra, en Savoie, alors terre étrangère, en 1855.
Résumé : " Jean-Louis Bory écrivait avec une alacrité, mais aussi une rage, voire une férocité dont notre indifférence correcte a perdu le sel. Il appartenait à un temps où le papier était une mitraillette, où la liberté d'écrire était trop mal partagée pour qu'on n'en abusât pas sans réserve. Bory, malgré sa bonne humeur, pensait que le cinéma est un combat. Qu'on ne cherche pour tant pas ici ces éreintements de salon, ces assassinats au vitriol qu'ont toujours pratiqués les arrivistes instinctifs, lesquels savent que l'odeur du crime attire les promeneurs qui s'ennuient. Bory avait la lutte constructive. Ses diatribes - rares -, il les réservait au cinéma commercial, à celui qui n'est fait que pour remplir les caisses, pour lequel il n'avait pas de mots assez durs. Il ne supportait pas qu'on filmât sans passion. Rectangle multiple apparaît comme un vivant et vivifiant témoignage d'histoire, une suite de coups de cour, de coups de force et de coups de sang reflétant l'état du monde il y a un quart de siècle et les moyens à mettre en ?uvre pour le changer radicalement. Dans la mutation de la société, le cinéma n'a pas pris toute la part, mais a joué tout de même un certain rôle : on devine à travers Bory que les tyrannies morales et politiques sont alors en recul. Je ne dis pas que de tels écrits ont suffi à jeter bas des forteresses dictatoriales. Du moins ont-ils servi à faire comprendre à quel point l'oppression, la violence policière si répandues alors, et dans l'indifférence générale, constituent avant tout des grossièretés profondes. Et c'est ainsi qu'on change, en faisant courir les mots et les idées comme des fourmis dans une fourmilière, toute une façon de penser. Il me semble aujourd'hui que Bory n'aurait pas détesté les temps que nous vivons. Peut-être qu'il les a quelque peu façonnés. Il me semble qu'ils ont gagné en tolérance. Hélas, tout en perdant en liberté de ton. "
Résumé : Ce manuscrit retrouvé de Jean-Louis Bory, il l'avait écrit un an avant de disparaître. C'est un vagabondage, très libre, très personnel, au pays de son enfance. A Méréville, en Beauce, quand il y avait la distribution des prix, Jean-Louis recevait toujours le prix d'excellence. Et c'est ainsi qu'on lui remet en récompense Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, livre magique qui provoque la rêverie. A son tour, Jean-Louis voyage sur le dos d'une hirondelle, au gré de sa fantaisie. De la vie familiale et ses orages, il saute en Corse, qu'il explore en compagnie d'un âne. Il évoque son lycée Henri-IV, où il fut élève, puis professeur. Il raconte avec infiniment de drôlerie une visite qu'on lui fit faire à Colette, pour la remercier de lui avoir donné le prix Goncourt. Le vagabond fait halte pour nous raconter des histoires. Des contes et des nouvelles parsèment son récit, comme les cailloux jalonnant l'itinéraire du Petit Poucet. C'est l'histoire parodique, freudienne et britannique d'un exhibitionniste londonien ou celle d'une demoiselle des Postes qui détourne des lettres par amour. Ou encore une histoire d'anges gardiens qui se joue entre Montmartre et les Tuileries. A chaque ligne, à chaque phrase, on retrouve, avec bonheur et nostalgie, la voix d'un véritable écrivain.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.