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Prier 15 jours avec Louis Massignon. Islamologue
Borrmans Maurice
NOUVELLE CITE
14,45 €
Épuisé
EAN :9782853138314
Partout le "vivre ensemble" des chrétiens et des musulmans est en crise aujourd'hui. On ne saurait jamais en résoudre tous les problèmes sans lui donner "un supplément d'âme", c'est-à-dire une spiritualité de la compassion et de la substitution (badaliya) que s'efforça de lui donner Louis Massignon (1883-1962) en son temps. Homme de science, de coeur et de Dieu, cet orientaliste catholique qui, par une soudaine conversion, était passé "du péchéà la grâce" en 1908, s'était mis au service d'"une paix sereine" entre les disciples du Christ et les fidèles du Coran. Ses études sur le soufisme musulman et sa thèse sur "al-Hallâj, martyr mystique de l'islam" (1922) aidèrent les premiers à renouveler leur regard sur l'islam et à s'engager dans l'actuel processus de dialogue spirituel. Homme de foi animé d'une profonde méditation sur les mystères du Fiat de Marie et de la passion de Jésus, il nous laisse à leur propos de riches textes qui permettent de le rejoindre ici en sa prière.
Chergé Christian de ; Borrmans Maurice ; Chergé Ro
Résumé : Octobre 1972, Christian de Chergé, alors jeune prêtre et moine cistercien, vient passer deux ans d?études à l?Institut pontifical d?études arabes de Rome. En 1974, il rejoindra définitivement le monastère de Tibhirine en Algérie. A Rome, Christian fait la connaissance du père Maurice Borrmans, Père Blanc, professeur d?islamologie. De leur amitié naîtra une importante correspondance, jusqu?aux années décisives de 1994-1996. Dans ses lettres à son professeur, Christian se confie sur ses relations avec l?islam et ses frères musulmans, sur sa vie intime et quotidienne en Algérie. Le livre reproduit intégralement les 74 lettres de Christian de Chergé adressées à Maurice Borrmans de 1974 à 1995. Ces lettres constituent un témoignage inédit et de très grande valeur sur la formation spirituelle et intellectuelle de Christian de Chergé à l?islam, le dialogue interreligieux tel qu?il l?a vécu en pratique, sur le terrain, avec ses doutes, ses espoirs, ainsi que sur ses efforts de lecture chrétienne du Coran. Il évoque également ses souffrances devant les atermoiements de ses supérieurs, sa crise profonde qui le conduit à Noël 1979 à l?Assekrem du père de Foucauld.
On ne saurait sous-estimer l'importance grandissante que représente le problème des relations entre musulmans et chrétiens. Les événements récents d'incompréhension et de violence ne disent-ils pas qu'il y a urgence à se connaître et à se comprendre, ainsi qu'à se respecter et à s'estimer ? C'est pourquoi le présent livre se veut une pièce à verser au dossier du dialogue culturel et spirituel entre les disciples du Christ et les fidèles du Coran. Il le fait en abordant des sujets cruciaux tels que la figure du prophète Jésus dans la religion musulmane, l'histoire des relations entre chrétiens et musulmans à travers les âges, la présence des chrétiens dans les pays musulmans, le défi du dialogue chrétiens-musulmans, l'accueil que font les musulmans à l'Evangile de Jésus. L'auteur ne cache pas les difficultés et les obstacles propres aux deux religions - christianisme et islam - à vocation et diffusion universelle, mais croit que leur avenir sera assuré si elles développent le désir de la compréhension et de la rencontre plutôt que celui de la confrontation.
Un " philosophe des cultures " appelé Louis Gardet est devenu un " islamologue catholique " de renommée mondiale après avoir vécu, de 1933 à 1945, dans la khalwa des Petits Frères de Jésus à El-Abiodh Sidi Cheikh, en Algérie. Frère André " en religion ", disciple du bienheureux Charles de Foucauld et ami fidèle de Jacques Maritain, s'est employé, par ses ouvrages, à faire connaître l'islam aux chrétiens. En thomiste convaincu, il s'est interrogé sur les relations de la philosophie avec les diverses formes de la mystique de l'Inde, du judaïsme, du christianisme et de l'islam : comment y apprécier la " mystique du Soi " et la " mystique de l'Autre " ? Personnellement engagé dans le dialogue islamo-chrétien, il a ouvert la voie à une meilleure compréhension entre les disciples du Christ et les fidèles du Coran. Ardent défenseur d'un monothéisme personnaliste, commun aux uns et aux autres, il demeure, pour tous, un modèle d'humanisme oecuménique qui s'enracine dans la transcendance du Dieu d'Abraham.
Nouvelle édition. À travers des textes coraniques, des catéchismes et des grands commentaires de l'Islam du XXe siècle, cet ouvrage propose une figure de Jésus vue par des théologiens, des écrivains et des poètes musulmans contemporains. Un éclairage théologique passionnant sur les relations du monde musulman et du christianisme qui participe au dialogue interreligieux. Biographie de l'auteur Maurice Borrmans, des Missionnaires d Afrique (Pères Blancs), a été longtemps professeur à l'Institut Pontifical d'Études Arabes et islamiques de Rome dont il a dirigé, de 1975 à 2004, l'importante revue Islamochristiana. Consulteur auprès du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux pendant de nombreuses années, il s'efforce d'analyser les rapports historiques, débats théologiques et convergences spirituelles entre chrétiens et musulmans.
Ce numéro est consacré aux symboles de la foi, ce que l'on désigne sous le nom plus familier de "Credo" . Avec cette appellation, on voit tout de suite de quoi il s'agit. On sait en effet que le "Credo" fait partie intégrante de la messe et que ce texte exprime l'essentiel de la foi de l'Eglise. Dans notre liturgie il en existe deux versions : le symbole de Nicée-Constantinople et le symbole des Apôtres. Mais il y en eut bien d'autres. Tous remontent au temps des Pères. Ces symboles de foi étaient utilisés essentiellement lors de la préparation au baptême des candidats qui, à cette époque, étaient pour la plupart adultes. On retrouve cela aujourd'hui : les catéchumènes adultes reçoivent le symbole de la foi lors d'une célébration préparatoire au baptême. Cet exemple montre l'enracinement liturgique des symboles. La liturgie en effet a toujours été le coeur de la vie des chrétiens : lectures, hymnes, prières, prédications, catéchèses, paroles et gestes des célébrations ont façonné la vie et la pensée des communautés chrétiennes au long des siècles. Ainsi la liturgie a été un lieu essentiel de création et de composition à toutes les époques en fonction des événements. C'est dans ce creuset que s'est forgée la théologie. C'est dans ce trésor que, tels les scribes avisés dont parle l'Evangile, les Pères ont tiré de l'ancien et du nouveau. C'est des textes qu'ils entendaient ou chantaient, qu'ils puisèrent les formules des premières confessions de foi, qui servirent notamment lors des célébrations baptismales. J. FANTINO, o. p.
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre.