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Travailler autrement : les coopératives
Borrits Benoît ; Singer Aurélien
ED DETOUR
19,00 €
Épuisé
EAN :9791097079062
Les coopératives de travail sont ces entreprises où chaque salarié participe à toutes les décisions. En perte de vitesse après 1945, elles ressurgissent en ces temps de fragilisation de l'emploi salarié traditionnel. Qui n'a pas pensé rejoindre ou créer une entreprise où sa voix compte vraiment ? Le mouvement coopératif connait une renaissance, en terme d'emplois et en terme d'innovation financière et juridique. Le livre fait le point sur la longue histoire des coopératives, et en particulier de la coopérative de travail. C'est un livre sur la coopérative aujourd'hui, le rapport au travail qu'elle permet, ses résultats, de la PME au groupe international, du point de vue économique et humain. L'ouvrage propose également un guide pratique : intégrer ou créer une nouvelle coopérative, comprendre les différences de gestion avec l'entreprise classique, la question clé du financement.
Bachet Daniel ; Borrits Benoît ; Friot Bernard ; C
L'association d'éducation populaire Réseau Salariat promeut l'extension du salaire à la qualification personnelle comme voie de sortie du capitalisme. Elle s'appuie sur des outils et des institutions existant à l'échelle macropolitique (régime général de la Sécurité sociale, statut des fonctionnaires, etc.) pour élaborer et diffuser des propositions concrètes de développement des droits économiques. Son ambition affirmée de généraliser le salaire attaché à la personne (parfois appelé "A salaire à vieA ") s'appuie sur une redéfinition du travail et du statut de producteur. Son accomplissement supposerait l'instauration d'une copropriété d'usage des moyens de production ainsi qu'une forte socialisation de la valeur économique afin de garantir à toutes et tous une qualification inaliénable et une souveraineté au travail, notamment au sein l'entreprise. A ce jour cependant, l'articulation des perspectives macro-institutionnelles avec le fonctionnement réel de l'entreprise reste embryonnaire.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
1941. L'armée allemande lance l'Opération Nordlicht ("Aurore Boréale") : la prise par les nazis de la ville de Leningrad (aujourd'hui Saint Pétersbourg). L'entreprise s'avérant vite impossible, l'attaque se transforme en siège, le plus long sans doute de toute l'Histoire : du 8 septembre 1941 au 18 janvier 1944, soit 900 jours ! Il fera 1 800 000 morts - mais jamais la ville ne tombera... C'est une partie de l'histoire de ce siège - et surtout de la résistance héroïque qu'opposèrent les Russes à leurs envahisseurs - que raconte Lutte Majeure, à travers un épisode presque dérisoire mais néanmoins hautement symbolique survenu en 1942 : l'ordre formel donné par Staline de reformer l'orchestre symphonique de la ville et de lui faire interpréter publiquement la 7e symphonie de Chostakovitch dans la ville assiégée, afin de galvaniser le patriotisme de la population. On savourera le titre choisi pour l'album par Céka et Boris Joly à la lumière du titre complet de cette oeuvre musicale : 7e symphonie "en ut majeur" ... L'entreprise, à la limite de l'absurde, atteindra néanmoins ses objectifs : créer un petit moment d'éternité qui réussit, le temps de quelques mesures, à faire oublier toutes les privations aux assiégés. Et proclamer à la face du monde d'alors que l'URSS ne baisserait jamais les bras face à l'agression nazie. Voici donc, sous la forme d'une brillante fiction animalière, un fragment d'Histoire pure - en même temps, tout simplement, qu'une grande histoire en bande dessinée.
Après vingt ans de politiques économiques néo-libérales, que constatons-nous ? Partout dans le monde, les inégalités augmentent, l'exclusion sociale devient le vécu quotidien de plus de deux milliards d'individus, les sans-ressources côtoient les mal-nourris... Cet ouvrage explique ces problèmes et apporte des solutions plausibles. Le tout est de revoir l'économie et, plus encore, de changer l'entreprise. L'auteur propose une redistribution de la richesse produite entre les différentes entreprises permettant de garantir à chaque producteur un revenu minimal. Ce faisant, le plein emploi est au bout de l'effort. Les nouvelles techniques de redistribution, appliquées sur plusieurs échelles (nationale, continentale et mondiale), permettront d'allier ouverture économique et maintien des termes de l'échange. De son côté, l'entreprise actionnariale devra être remplacée par une entreprise démocratique dans laquelle les producteurs pourront s'approprier l'intégralité de la richesse produite par celle-ci. Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs, aux étudiants et aux militants de la cause alteréconomique.
Prosper-Olivier Lissagaray (1838-1901), journaliste socialiste-républicain, rallie la Commune dès le premier jour. Après la défaite des insurgés, il réussit à s'enfuir. Exilé à Bruxelles puis à Londres, il commence une contreenquête à la campagne de publications versaillaises avec l'objectif de rétablir les faits, vrais et vérifiés. La première édition du livre parait en 1876. Ce livre est la réédition de la deuxième édition française du texte, en 1896, au moment où l'auteur, rentré en France après l'amnistie de 1880, reprend l'ensemble du dossier avec l'ambition d'être le plus exact possible : " le vainqueur guettera la moindre inexactitude pour nier tout le reste. " C'est le plus beau témoignage, par l'un de ses défenseurs, de ce qu'a pu être la Commune de Paris, à la fois revendication sociale et expérimentation politique. " Lissa " restitue, dans une langue vive et accessible, l'histoire, au jour le jour, de la plus importante tentative de libération politique du xixe siècle.
En juillet 1865, Timothée Castellan, ancien bouchonnier, est condamné à 12 ans de bagne pour avoir violé sous magnétisme Joséphine Hugues, journalière de 26 ans. Lors de ce procès, des médecins-experts valident l'existence de l'hypnose, jusqu'alors niée par les académies médicales, transformant Joséphine Hugues en cas de référence pendant de longues années. Nicole Edelman questionne les archives de l'affaire et l'histoire du Var : pourquoi valider, à ce moment, l'efficacité de l'hypnose ? Pourquoi fallait- il que Joséphine soit lavée de tout soupçon de consentement, privée de désir propre ? Pourquoi maires, médecins et juges ont-ils pesé de tout leur poids pour condamner Castellan à une peine aussi lourde, si rare en cas de viol ? Nicole Edelman analyse cette affaire sous l'angle des rapports de domination à la fois sociale, médicale et politique, et elle met au jour avec brio les multiples enserrements dans lesquels sont pris Timothée Castellan et bien plus encore Joséphine Hugues. Et les échos de cette affaire résonnent encore, ainsi dans l'adaptation récente que le cinéaste Benoît Jacquot en a faite.
En politique, et en particulier aux postes les plus en vue, tout semble bon pour décrédibiliser ou évincer son adversaire en l'assignant à son sexe, son origine, sa sexualité ou son origine sociale. Mathilde Larrère et Aude Lorriaux ont demandé à de nombreux responsables politiques - femmes et hommes de groupes discriminés (femmes, racisé·es, homosexuel·les...), des échelons locaux aux plus hautes fonctions nationales, comment ils vivent avec les identités auxquelles on tente de les réduire, qu'ils les masquent ou les revendiquent ou les utilisent. Le livre est aussi une réflexion sur le temps long des deux derniers siècles qui ont vu le corps civique s'élargir à de nouveaux groupes, malgré ceux qui, étant au pouvoir, n'entendent pas le partager. Il s'inscrit également dans la séquence actuelle d'injonction à l'identité nationale, qui rebattent toutes les identités individuelles et leur instrumentalisation dans le champ politique. Derrière ses attaques parfois spectaculaires se joue la question de la représentation politique de toutes dans notre démocratie et donc in fine une réflexion sur la République et le vivre-ensemble.
?Depuis son élection en mai 2017, Emmanuel Macron annonce, les unes à la suite des autres, des mesures visant à enterrer le "vieux monde" issu du compromis social hérité de la Libération. Mais il ne précise pas là où il compte mener la société. "En marche", certes, mais... vers où ? Pour mieux comprendre la dynamique engagée, Michel Margairaz et Danielle Tartakowsky analysent comment, depuis le Conseil national de la Résistance et son programme, plusieurs visions s'affrontent, les idées libérales ou régulatrices gagnant du terrain ou en perdant selon les séquences historiques et les domaines, économiques ou sociétaux. De l'immédiate après-guerre à aujourd'hui, en passant par la création du Plan, Mai 1968, la construction européenne, la globalisation de l'économie ou l'essor de revendications individuelles au détriment du collectif, les fonctions de l'Etat vont se remodeler suivant un enchaînement complexe. Là où, après guerre, gaullistes et communistes défendaient différentes versions d'un Etat régulateur, s'est imposé progressivement un détricotage de l'Etat social. Mais aussi, et les auteurs le démontrent ici avec brio, une consolidation, voire un durcissement du rôle de l'Etat en de nombreux domaines, alternativement porté par les gouvernements de droite ou de gauche.