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Lettres d'une vie
Borgia Lucrèce ; Le Thiec Guy
PAYOT
24,00 €
Épuisé
EAN :9782228911429
Extrait Extrait de l'introduction Quoi de plus intime a priori qu'une lettre ? Rien n'est moins certain. Régie par des conventions d'écriture, destinée à un voire plusieurs lecteurs, elle n'entretient à l'égard de l'intimité que des rapports lointains avec cette autre forme où l'individu (et l'historien par-dessus son épaule) aurait plus largement accès à lui-même : un journal. Mais ne constituerait-elle pas, malgré tout, une voie privilégiée vers l'intime ? Ce serait négliger qu'à la Renaissance, dès lors qu'un statut social le permettait, la lettre ne demeurait que très rarement autographe, le discours intime étant alors aux prises avec d'inévitables conventions d'écriture supplémentaires. C'est, enfin, présupposer sans doute que l'individu, confronté au silence d'un cabinet d'étude, d'un studiolo italien, échapperait à toute représentation de soi, pour peu qu'il écrive en solitaire. Mais, précisément, s'il y eut bien une époque qui forgea dans l'histoire de l'individualisme occidental un type décisif, celui de l'humaniste écrivant dans son cabinet/studiolo et se contemplant en train d'écrire, ce fut bien la Renaissance. Pourtant, en entreprenant ce livre à partir de deux ou trois redécouvertes d'archives, les correspondances de Lucrèce Borgia dispersées entre Modène, Mantoue et le Vatican, on a rêvé qu'à recomposer cette masse documentaire en un fil continu qui serait celui de sa vie même, il n'y aurait en quelque sorte qu'à coller l'oreille à ce coquillage biscornu - près d'un millier de lettres - pour entendre une voix presque oubliée, celle d'une Lucrèce Borgia plus authentique, car plus intime. L'autre effet saisissant, peut-être plus encore pour l'historien, résidait dans ces occurrences de lettres, jour après jour parfois, voire à plusieurs reprises dans une même journée, qui donnaient à voir l'illusion du quotidien en un kinétoscope épistolaire. Comme ces livres d'images pour enfants, conçus pour être feuilletés à vive allure et voir alors surgir une image animée par cette rapide succession de pages, de même ce quelque millier de lettres devait donner à voir une vie, de trente-neuf ans, qui se déroulerait sous les yeux du lecteur pour peu que l'on parvienne à reconstituer son cours. C'est sans doute une dette littéraire qui explique en partie pareille genèse : le recueil documentaire autobiographique de Marie Billetdoux, C'est encore moi qui vous écris. Dans le cas d'une correspondance qui s'échelonne entre 1494 et 1519, il faut aussi compter avec d'innombrables pertes. Les lettres que Lucrèce n'a manifestement pas souhaité conserver : quand elle quitta définitivement le Vatican, à vingt-deux ans, en janvier 1502, pour s'établir à Ferrare aux côtés de son troisième époux, Alphonse d'Esté, elle ne retint que certaines de ses lettres antérieures, comme celles écrites depuis la forteresse de Nepi, où elle tentait de se consoler de la perte d'Alphonse d'Aragon, son deuxième époux. Cela leur valut de figurer dans les papiers de Lucrèce, conservés au sein des archives de la dynastie des Este à Modène. Plusieurs pans entiers de la correspondance, dont on cerne parfaitement les lacunes, ont cependant disparu. Ainsi des lettres qu'elle adressa régulièrement à Alphonse d'Esté dès qu'il devint duc (en janvier 1505), dont il manque les années qui courent de 1510 à 1517 quand toutes les autres ont été conservées. Il y a, enfin, des lettres dont on sait qu'elles furent volontairement détruites : comme cet échange un peu vif avec le même duc Alphonse où tous deux mentionnent un autodafé volontaire. A propos de lettres brûlées, il y a aussi celles qui, comme à Modène encore, portent la trace du feu sur leurs marges, soulignant la précarité du document et la parfaite illusion qui consisterait à croire que, pour peu que l'on tienne entre ses mains suffisamment de matière écrite, on entendrait presque parfaitement la voix des acteurs.
Résumé : "Un site nommé Désir?" C'est le nom que Lou a donné au site qu'elle a créé avec Adèle - DJ dans une boîte de filles - et Victoire - qui rêve de gloire sur les podiums -, afin de parler librement de sexe entre jeunes. Côté coeur, il y a l'amoureux que Lou a quitté et qui continue à la harceler. Mais aussi Miss Mojito, une jolie Cubaine qui brûle de lui faire découvrir les plaisirs entre filles. Et, surtout, le mystérieux internaute qui reproche à Lou de ne rien connaître au désir et qui lui lance un défi : remettre au goût du jour le concept de flirt. Le programme ? Jouer avec le désir par tous les bouts, en s'interdisant d'aller jusqu'à l'orgasme. Et ne pas tomber amoureux? A 26 ans, Lou a une imagination débordante et elle fantasme plus vite que son ombre. Quoi de plus excitant pour elle qu'un garçon qui joue à l'Homme Fatal, celui qu'on n'a pas le droit d'aimer ?
Au début des années 1960, les casques bleus déployés dans les opérations des Nations Unies en RDC commettaient des actes d'exploitation et d'abus sexuels à l'encontre des enfants. Cinquante-six (56) ans après la RDC (1960-2016), ces actes criminels ressurgissent avec force dans la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en RCA. Pourtant, ces atteintes sexuelles à l'intégrité physique et morale des enfants par les soldats de la paix de l'ONU ne sont pas seulement une honte morale dans l'histoire des opérations humanitaires et du maintien de la paix mais une violation grave du droit international. Cet ouvrage examine le cadre juridique général de la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels des soldats de la paix en période de conflit armé : le cas de la Centrafrique et de la RD-Congo tant à l'épreuve du droit international humanitaire que des droits de l'homme et des textes nationaux. Il fait également une place particulière aux jurisprudences du TPIY et du TPIR. Par delà sa portée particulière, ce livre se veut être une contribution au débat juridico-humanitaire sur les violations du droit international humanitaire et des droits de l'homme par les protecteurs-prédateurs onusiens en Afrique.
Vous avez passé des heures à tirer des câbles pour mettre en place votre réseau, et c'était là un moindre mal. Il vous reste désormais à administrer ce réseau que cela soit pour votre domicile ou au sein d'une petite entreprise. Côté pile, c'est merveilleux. Une fois le réseau installé, chacun peut travailler sur n'importe quel ordinateur et partager des fichiers. Côté face rien ne marche, impossible de se connecter, d'imprimer, les virus vous envahissent, etc. S.O.S. réseaux à domicile vous guidera pour résoudre les innombrables problèmes que vous rencontrerez, de l'installation à la mise en oeuvre du réseau qu'il soit câblé, par modem ou ADSL. Biographie de l'auteur Kathy Ivens est consultante en informatique. De nombreuses personnes lui demandant de l'aide, elle a alors entrepris d'écrire des ouvrages répondant à ces diverses demandes. Elle partage ainsi depuis dix ans ses connaissances et son expérience au travers de magazines et d'ouvrages informatiques.
Benson Robert Hugh ; Borgia Anthony ; Ouellet Deni
Depuis toujours, l?homme cherche à percer le mystère de l?au-delà. Il espère que sa mort ne signifiera pas la fin. Et comme le savoir est le meilleur antidote contre la peur, surtout si cette peur concerne notre état d?existence après notre passage du monde physique dans l?autre monde, ce témoignage s?inscrit dans une démarche universelle afin de découvrir les réponses aux questions qui nous préoccupent. Dans son récit à Anthony Borgia, le Révérend Robert Hugh Benson, mort en 1914, décrit son passage dans l?autre monde.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Pékin, 1935. Ella Maillart et le journaliste espion Peter Fleming - qui inspirera à son frère le personnage de James Bond - quittent la cité impériale. Leur but : traverser la Chine d'est en ouest, atteindre les oasis interdites du Xinjiang, berceau d'une culture millénaire, et, de là, gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram. En toute clandestinité, car le Turkestan chinois, dont la population ouigours est à majorité musulmane, est alors en plein soulèvement..."De la côte chinoise à l'Inde mogole, sans doute le plus beau trajet de pleine terre qu'on puisse faire sur cette planète. Ce récit magnifique est aussi un livre heureux." (Nicolas Bouvier)Notes Biographiques : Ella Maillart (1903 - 1997) est une des voyageuses les plus étonnantes du XXe siècle. Exploratrice par quête de vérité, écrivain et journaliste par nécessité, photographe par goût, Ella Maillart, célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, va parcourir les régions les plus réculées de la planète, dans des conditions qui relevaient de la plus pure aventure. En 1930 et en 1932, elle découvre le Caucase et l'Asie centrale. En 1935, en Chine, elle accomplit un raid extraordinaire dans les contrées désertiques au nord du Tibet et au Sinkiang. Plus tard, guidée par quelques sages hindous, les sentiers du monde furent remplacés par le sentier vers le soi. Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-theme-font:minor-fareast; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} Nicolas Bouvier (1929-1998), l'un des plus grands écrivains voyageurs de langue française, est notamment l'auteur de L'Usage du monde.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Si elle est devenue une reine aux contours parfois insaisissables, c'est parce qu'Anne de Bretagne a servi trop de maîtres après sa mort. On la voudrait fidèle à la France parce qu'elle fut reine, fidèle à la Bretagne parce qu'elle est née bretonne, fidèle à son père parce qu'elle lui promit de ne jamais assujettir son duché, fidèle à son peuple qui comptait sur elle, fidèle à son époux - mais lequel ? Charles VIII ou Louis XII -, fidèle à ses fils morts trop jeunes, fidèle à ses filles, comme elle éloignées du trône. Sa vie intense et fascinante, ses voyages et ses pèlerinages symboliques, contribuèrent à élaborer ce personnage mythique. Il est temps de retracer le portrait intime de cette femme de tête entourée d'hommes de pouvoir. Car, reine et duchesse, Anne de Bretagne fut aussi et d'abord une femme de son temps.
Résumé : François ler, prince de la Renaissance, fut un souverain grandiose. Mécène hors pair, protecteur des Arts et des Lettres, il publia en 1539 l'édit de Villers-Cotterêts, qui fit du français la langue officielle du royaume, et créa le Collège de France. Sous son règne, la Bretagne est rattachée au royaume de France et le pays, depuis sa nouvelle façade atlantique, se lance dans la course aux Grandes Découvertes. Enfin, constructeur de Chambord, de l'Hôtel de ville de Paris, des châteaux de Saint-Germain-en-Laye et Fontainebleau, c'est aussi grâce à François l que Léonard de Vinci a laissé en France sa Joconde, qui fait aujourd'hui la fierté du peuple "françois"... et la renommée du musée du Louvre ! Clair, élégant et richement illustré, cet ouvrage vous fera découvrir tout ce que l'on doit au plus grand des Valois, qui fit entrer la France dans la Renaissance.
Résumé : Précieusement conservé à la bibliothèque de l'Arsenal au titre de trésor national, le Grand Armorial équestre de la Toison d'or est l'un des manuscrits enluminés les plus spectaculaires de la fin du Moyen Age. Peint à la gouache sur papier à Lille en 1435-1438, il représente les chevaliers de l'ordre de la Toison d'or, fondé par le duc de Bourgogne Philippe le Bon en 1430, et des personnages importants du temps. Rois, ducs, comtes et princes de l'Eglise y sont figurés en grande tenue héraldique, dans un costume à la fois militaire et civil en tout point extraordinaire. L'ensemble des 79 portraits équestres est accompagné de 950 armoiries collectées dans toute l'Europe par différents hérauts d'armes venus participer en 1435 à la grande paix d'Arras. Reproduit ici à l'identique, ce manuscrit exceptionnel est enrichi d'une présentation de l'historien Michel Pastoureau, spécialiste des armoiries, des couleurs et du bestiaire médiéval, et d'un entretien croisé entre le médiéviste et l'artiste Jean-Charles de Castelbajac, créateur iconoclaste passionné d'histoire et d'art contemporain, ainsi que de nombreux dessins inédits de sa main.
«Je préfère aller en enfer discuter de politique avec les damnés plutôt que de m?ennuyer au paradis avec des imbéciles.» On cherchera en vain les traces de cruauté et de fourberie chez Machiavel (1469-1527). Cette réputation est le fruit d?un malentendu. Mêlant une conception personnelle de l?histoire à une véritable expérience du terrain, Machiavel n?est pas un philosophe mais un homme politique soucieux du bien public. Parcourant les chemins d?Italie à cheval, il s?occupe des inondations et de la chasse aux faux billets, règle des querelles entre marchands, recrute des miliciens, accomplit de brillantes missions diplomatiques. Se vantant d?aller «chaque jour chez les filles pour se refaire des forces», accusé de sodomie, soupçonné d?avoir trempé dans une conjuration, il sera jeté dans un cachot, torturé, puis banni. Sans cette inactivité forcée, il n?aurait jamais écrit ni Le Prince, ni l?Histoire de Florence.