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Les ronds-points tournent fous
Bordet Régis
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782336477091
Sarah, Nadia, Gabriel, bientôt rejoints par Ivan, n'ont pas été épargnés par la vie. Ils racontent leurs galères, leurs difficultés, leurs frustrations, jusqu'à se dire que seule la révolte pourra leur permettre de s'en sortir. L'espoir semble alors revenir pour celles et ceux qui n'attendaient plus rien. Mais très vite, face à un pouvoir politique qui ne sait comment réagir, les premières failles apparaissent, des attitudes radicales émergent, les médias exacerbent et suscitent la peur, les certitudes volent en éclats. Tout dérape quand le président, lui aussi, traverse le miroir devant cette situation devenue incontrôlable. Les masques tombent et chacun révèle sa personnalité et ses secrets. Et comme souvent, un événement en chassant un autre, l'histoire se retourne... Pièce à 9 personnages
Que se passe-t-il dans le cerveau de cet homme qu'on a enfermé sans un mot, sans un cri, sans un sourire, sans violence ? Déni, révolte, résignation. Puis analyse, introspection, autocritique mettant au grand jour les blessures intimes et mensonges qui conduisent à commettre l'acte irréparable mais salvateur. Une pièce de réflexion sur le pouvoir et surtout l'ivresse et l'addiction qu'il provoque en l'absence de garde-fou.
Résumé : Il y a du feu et du pourri, il y a du goût pour les mots et du jeu avec la langue dans ce récit. Parce que l'autrice s'est donnée comme parcours celui d'explorer les désirs, de tenter d'en extraire des natures, des formes, de s'en approcher avec tous les pluriels nécessaires. Le texte décline en prose et poésie, sans rime et avec, en rire et avec sincérité les multiples méandres qu'emprunte le désir pour venir jusqu'à nous. A partir de ce matériau brut et cash, Amandine Dhée a composé une joyeuse partition qui fait entendre la diversité de toutes ces voix et nous invite à découvrir, au fil de la lecture, ce qui constitue la singularité de chacun·e. Dans cette rencontre avec iels, en chemin, il se pourrait bien que nous nous reconnaissions un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout !
Marc, la cinquantaine, macho et vulgaire, domine sa femme Liliane, son entreprise, ses collaborateurs... Mais sa position est plus fragile qu'il ne le croit, surtout lorsque la vengeance et la trahison se conjuguent en talons aiguilles. Alors tout peut déraper jusqu'à la pire déchéance sociale... Une comédie dramatique qui brosse une satire de la vie de couple et du monde de l'entreprise sur fond de manipulation et d'humiliation.
Le dictionnaire des peintres des Hauts-de-France dresse le portrait d'un millier d'artistes, oubliés pour la plupart, et l'inventaire de leurs oeuvres exposées au Salon des artistes lillois entre 1892 et 1965. Il constitue ainsi un instrument de recherche indispensable pour l'historien de l'art régional.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.